CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
le 26 juin 2011




SETLIST

Daddy, brother, lover, little boy
Green-Tinted Sixties Mind
Undertow
American Beauty
Alive and Kickin'
Road to Ruin
Shy Boy (David Lee Roth Cover)
Around the World
Take A Walk
Billy Sheeshan  bass solo
Paul Gilbert guitar solo
Colorado Bulldog
Price You Gotta Pay
Addicted to That Rush
Baba O'Riley (The Who Cover)

AFFILIÉ

Mr Big
Paris - Bataclan
(16 septembre 2009)

19 juin 2011 - Hellfest


Mr_Big_Hellfest_20110619

19h00, un dimanche de festival, c'est aussi l'heure de libérer l'apéro. Il faut dire que le groupe précédent, Anathema, tombait à pic pour se calmer un peu voire même roupiller (surtout après avoir donné de sa personne pendant une heure avec Cavalera Conspiracy). Alors pour finalement se remettre en jambes, Mr. Big arrive à brûle-pourpoint. L'interrogation demeure la présence à cette horaire d'un groupe qui, très apprécié dans nos contrées, ne fait plus salle comble dans les enceintes qu'il investit. Remember leur Bataclan en 2009 (live-report ici).

Un excellent Bataclan d'ailleurs. Ajoutez-y un tellurique Trabendo mis en charpie par Paul Gilbert sous son seul nom en décembre dernier et la présence de Mr. Big à Clisson est assurément des plus légitimes. Reste qu'en condition de festival, et derechef face à un public nombreux pas spécialement enclin à supporter les longues flamboyances techniques de Paul Gilbert et Billy Sheenan, il devient la aussi légitime de se demander quelle sauce les Américains vont nous servir. Et bien, une mixture bien épicée faite de gros riffs immédiatement identifiables, de bougeotte de tous les membres du groupe, de reprises et… de shred parce qu'on se ne refait pas. Surtout quand la carrière a été édifiée sur ses fondations. Bâtisseur en chef, Paul Gilbert déboule en premier sur scène, suivi de très près par Billy Sheehan… puis, pour un tiercé complet dans l'ordre, ce diable d'Eric Martin. Le gaillard vaut sacrément le détour, surtout à une époque où quelques vieilles gloire du hard & heavy n'ont plus la voix qui a construit leur légende. Martin ne tient pas en place, mais tient méchamment la route aussi bien sur les titres du nouvel album ("Undertow" et "American Beauty", et chronique ici) que sur les hits interstellaires (va pour le reste de la setlist).

Cette dernière, très équilibrée, privilégie le registre hard. Exit ce jour les ballades, et notamment le multi-platiné "To Be with You." Dans Clisson, il y a "son" et Mr. Big compte essentiellement en balancer du gros. Alors d'entrée de jeu et asséné l'habituel "Daddy, brother, lover, little boy", groovy à souhait et parfait pour se coller le public -même sceptique- dans la poche. Il offre aussi au guitariste la possibilité de sortir sa perceuse pour une première envolée personnelle, aussi conventionnelle maintenant que finalement efficace, sous les yeux de Martin totalement on fire. Sur la gauche Sheehan fait le boulot, attend son heure en tirant la langue (un hommage à Gene Simmons?) et en faisant des aller-retours vers le batteur Pat Torpey. Pas loin de quinze titres sont joués, une performance pour un set de soixante minutes, dont pas loin de dix réservées aux seules exhibitions du guitariste et du bassiste. Cela demeure un poil longuet quand on se dit que le temps est compté… et que l'on craint que quelques beignes en puissance vont rester dans les bagages. Que nenni avec l'autre trio gagnant de cette fin de journée, soit la succession de "Colorado Bulldog", "Price You Gotta Pay" et surtout d'un "Addicted to that Rush" qui a même fait bosser nos amis de la sécurité qui pensaient, eux aussi, se la couler douce après avoir oeuvré non-stop pendant la Conspiration Cavalera. Addicted to that rush, eux aussi le sont à leur manière!


Monsieur Gros/Grand/Gras cèdera sa place après avoir interprété sa version du "Baba O’Riley" des Who. Une reprise un peu décevante, d'une parce que trop jouée et entendue, de deux parce qu'une surprise finale était espérée de la part d'interprètes de ce (gros?) calibre. Reste un des highligts de cette dernière journée: Big is Beautiful!


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