CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
le 16 mai 2011




SETLIST

Setlist Venturia :
New Dawn Rising
Devil in Disguise
What if I ?
Phoenix
On The Brick
What We’re Here For
Take Me Down
Be The One
Why ?
Pearls of Dawn


Setlist Wildpath :
Seeds of a Dream
Unearthed
Everlasting Wish
Dive
Grinnin Sanity
Facing Fears
Ghost Memories
Timeworn
Nyx Secret
Buried Moon
Unforgotten
The Craft
Non Omnis Moriar
Anchored
Underneath Teaser
River
Necromancer

Rappel :
Norse Legends Come to Life
Poker Face (Lady Gaga cover)

AFFILIÉ

01 mai 2011 - Paris - Scène Bastille


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Il est des années où le calendrier ne sourit pas aux salariés. Pensez donc : un 1er mai (et donc le 8 par voie de conséquence) qui tombe un dimanche, c’est un coup à rester chez soi, agacé par cette malchance aussi arithmétique que calendaire. Que nenni en 2011 et à Paris en ce dimanche férié! La Scène Bastille proposait une bien belle affiche, un bien alléchant double-programme dirait-on au cinéma, avec les Sudistes de Venturia, et les Franciliens de Wildpath.

Soit deux groupes dont les rares points communs sont d’offrir de bien ravissantes et puissantes chanteuses (les photographes présents s’en sont donnés à cœur joie !), et d’être à l’orée de la sortie de leur troisième album. Pour Venturia (interview ici), il faudra patienter jusqu’à la rentrée pour insérer dans la chaîne hi-fi Dawn Of A New Era, dont le mixage sera prochainement supervisé par Kevin Codfert, présent d’ailleurs ce soir. Quant à Wildpath, le dernier bébé (Underneath) aurait dû être disponible au stand merchandising ce soir, si un contretemps, et d’impression et de dernière minute, n’avait pas mis à mal cette initiative commerciale. Le public - relativement nombreux pour le Jour du Seigneur - se contentera des tee-shirts à l’effigie des formations, d’un peu de patience et d’une consommation au bar fort bien achalandé de la salle. Un public relativement jeune et suffisamment bruyant pour faire grimper la température de quelques degrés avant que le premier des deux groupes ne fasse son entrée sur scène.

Venturia -dont il s’agissait du premier concert en 2011, et du second sur Paris avec leur venue en novembre 2009- entame les hostilités après un rapide mais efficace soundcheck. Saluons au passage l’excellent travail effectué par la régie qui a permis au groupe de jouer dans de très bonnes conditions, mais surtout à l’audience de bénéficier d’un son soigné et particulièrement équilibré. Guitariste, mais aussi chanteur, Charly nous avait promis dans son interview que le groupe jouerait six nouveaux titres, et que ceux-ci offriraient une tonalité, je cite, « plus Heavy, plus Power Metal Melodique » que les morceaux des deux premiers albums. Mais de là à penser que les Venturia aligneraient d’entrée de jeu ces six exclusivités… Ce fut pourtant le parti pris des Montpelliérains, pas plus angoissés que cela par leur retour sur scène… de surcroît en des terres autres que héraultaises ! Et avec derrière les fûts une nouvelle recrue en la personne de Frédéric Marchal, Oscar de la concentration du jour. Le goût du risque est certain, mais surtout payant. Effectivement, cette première partie du set propage une sacrée énergie. Mention spéciale d’ailleurs aux riffs de “Devil in Disguise” et “Phoenix” qui envoient juste, sans se montrer plus agressifs que cela. Tant mieux d’ailleurs puisque cela nuirait à l'ensemble mélodique de ces nouveautés, bien prometteuses et dont nous reparlerons ici en temps voulu.

Le second mouvement de ce set fera évidemment la part belle aux deux précédents albums de la formation. “Take Me Down”, dans sa version album donc électrique, constitua l’un des highlights de ce concert, pour ne pas dire de cette soirée. Une Lydie, toujours aussi habitée, en offre une interprétation proprement fabuleuse. Et ce parfaitement aidée par Charly, attraction guitaristique du jour, dont les progrès vocaux s’avèrent indéniables et s’accordent parfaitement avec la puissance de ses riffs et autres soli (que dire de celui de “Pearls of Dawn”, une merveille du genre en sweep). Souhaitons à Venturia de pouvoir adjoindre à l’avenir les services d’un claviériste pour grossir le son général, certaines nappes et certains chœurs. Mais aussi que le guitariste et le bassiste (Thomas, monstre de groove et de fluidité) s’offrent un amical duel à leur instrument respectif, un peu à la manière d’un Paul Gilbert et de Billy Sheehan au sein de Mr Big. Un interlude qui siérait à ravir au groupe que l’on espère revoir sur scène prochainement… et pour un set qui cette fois dépassera les 60 minutes (soyez chic et ajoutez “Will You Save Me ?” à la setlist.)

Wildpath jouera, lui, pas loin de 90 minutes… surprises et rappel de rigueur inclus bien évidemment. Les Franciliens avaient mis les petits plats dans les grands pour cette grand’ messe, il faut bien l’avouer et le saluer comme il se doit. Certes l’auteur de ces lignes le reconnaît bien volontiers  : le Metal proprement Mélodique/Symphonique n’est pas réellement sa tasse de thé, à commencer par les ténors du genre comme Nightwish et Epica (et abstraction faite de Rhapsody Of Fire, plus Power.) Comme ce dernier et Epica d’ailleurs, Wildpath est composé de deux guitaristes, qui se partagent clairement les rôles, et de fort belle manière. Tous deux occupent leur aile et soutiennent au centre la seconde vocaliste du jour, à savoir Marjolaine et sa voix de cristal sacrément impressionnante. Faisant montre d’une technique plus que certaine (l’artiste est prof de chant à la ville), elle assure aussi côté show avec une présence physique et un investissement de l’espace scénique dont devraient s’inspirer quelques-unes de ces consœurs du genre (dont le jeu de scène se limite souvent à minauder dans les aigus en levant les bras au ciel). Marjolaine a la bougeotte, bien aidée par de solides compositions (“Ghost Memories” et “Necromancer” en tête) qui tiendront le public en haleine jusqu’à une brève interruption de séance. Pour cette date, le groupe s’est en effet offert, le temps des deux derniers morceaux, les services de six ami(e)s choristes, puis d’un petit orchestre entre autres composé d’un excellent contre-bassiste et de trois violonistes. Sacré plan d’occupation des sols de la Scène Bastille qui avait bien fait d’ouvrir ses portes pour offrir autre chose que le muguet du jour !

Une reprise Heavy du “Poker Face“ de Lady Gaga achèvera une soirée extrêmement bien organisée. Venturia s’est offert une excellente remise en jambes live, quand Wildpath a tout donné pour offrir ses lettres de noblesse au Metal Symphonique qui lui est cher mais avec SA personnalité et une cohésion de groupe qui fait plaisir à voir. Vous faîtes quoi, le 8 mai, au fait? Parce que ça tombe aussi un dimanche, hein…


Crédit photos: SnRx Sébastien ROUX
Galerie photos VENTURIA : Cliquer ici
Galerie photos WILDPATH : Cliquer ici


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