CHRONIQUE PAR ...

78
Mnemopanda
le 18 mars 2011




SETLIST

Intro (Now)
1- Bit Crash
2- No Music No Reason
3-Endless Wing
4-Vision
5-Beast
6-Driving Time
7-Suiren
8-Dirty Story
9-Border
10-13 Days
11-I Think I Can Fly
12-Shining
13-Destiny
14-Mission Code
15-Never Ending Story

Rappels :
1-Break Down
2-Evolution
3-Arrow

AFFILIÉ

16 mars 2011 - Paris - Trabendo


Girugamesh_Paris_-_Trabendo_20110316

Salle du Trabendo, une heure et demie avant le concert et déjà une file qui s’étire sur deux cent mètres… Autant dire que ceux qui affirmaient que compte tenu de l’heure et de la date du show, le concert n’attirerait pas grande monde se sont mis le doigt dans l’œil. Jusqu’au coude avec ça ! Parce que si Go rendait les fans fébriles et était source d’une large appréhension, ça restait un concert de Girugämesh et à ce titre, on ne pouvait pas faire l’impasse ! D’ailleurs ils étaient parfois venus de loin pour voir le groupe se produire et malgré les situations actuelles nippones, le public japonais n’avait pas laissé sa place… !

Comme une fois n’est pas coutume, l’attente d’avant concert sera tout simplement interminable… Ouverture des portes ou début du concert à 18h30, on est mal renseigné, mais peu importe puisque de toute façon, on ne pourrait pas mettre les pieds dans la salle avant plutôt 19h30. De fait, l’ambiance n’est pas forcément immédiatement très chaude et le public s’éparpille finalement plus entre le stand de goodies et la buvette, boudant peut être un peu les appels habituels après le groupe. Pour autant, lorsque la foule reconnait les premières notes de l’intro de NOW, l’attention se recentre et la fosse se tasse, acclamant les quatre musiciens qui font une arrivée calme, avec un look soft comparativement aux derniers artistes de concert du genre.

On pouvait s’y attendre : les premiers titres n’appartiennent pas au dernier album dont le groupe fait actuellement la promotion. Bien que le concert le mettra à l’honneur par la suite, il était évident que cet album n’était pas fait pour chauffer une salle ! Le hic, c’est que NOW, s’il est un album plein de pep’s et de gros son n’avait pas non plus réellement convaincu les foules. On aurait donc pu s’attendre à un crash… Mais non ! Indulgence du public due à l’ambiance « concerts » peut être, mais en tout cas la foule est réceptive et part au quart de tour ! Le son des instruments est bon, mais il est très rapidement évident que celui qui pèche… C’est Satoshi, au chant.

Sans affirmer qu’il massacre les titres les uns à la suite des autres, on se rend vite compte qu’il ne tient pas sa voix ce soir. Parfois inaudible, surtout au début du show, il rate bon nombre de notes et esquive certains « passages dangereux » en prenant une tonalité légèrement différente. Au final, le rendu n’est pas forcément mauvais sur la plupart des titres mais a de quoi décevoir un peu. On le dit malade… Info ou intox ? Je pencherais pour l’intox… En effet, dans le dernier album, j’avais eu l’occasion de parler de l’évolution de la voix de Satoshi, appréciant sa nouvelle tessiture et propension à grimper dans les aigus. Autant dire que sur les chansons qui font usages de ce type d’exercice, j’ai trouvé Satoshi plutôt très bien ! Donc…

Ryo (batterie) a une gouache d’enfers… ! Et pour peu qu’on aille squatter un peu les côtés de la scène, il fait vraiment son show et on regrette qu’il soit autant caché par son imposant instrument. Musicalement parlant il est impressionnant ce soir-là et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on l’entend ! Nii (guitare) et ShuU (basse) ne sont pas en reste et déploient une belle énergie, parcourant la scène – certes courte - de long en large, sautillant, faisant participer le public entre deux chansons. Quelques mots de français incompréhensibles, d’anglais à couper au couteau et nous voilà en train d’apprendre à compter en japonais avec le groupe sans avoir eu le temps de dire ouf !

Les titres se succèdent, alternant essentiellement sur leurs deux derniers albums et la fosse est relativement conquise et réceptive. Le fond de la salle, lui, est cependant moins pris dans le mouvement. Pourtant, globalement, le concert séduit et un autre point est non négligeable : la qualité du son ! Même si on ressortira un peu sourd de la salle, l’acouphène et les maux de tête fournis en masse par les saturations des enceintes sont complètement absents ! Ce concert avait une VRAIE qualité acoustique et un son limite irréprochable, même sur les titres plus explosifs comme "Dirty Story" à mi-parcours ou "Break Down" durant le rappel.


Le rappel est envoyé de façon un peu désordonnée, avec des titres surprenants pour une fin de concert mais qui finalement savent séduire grâce à une bonne notoriété de chacun d’entre eux. On ne pouvait pas manquer l’appel à l’aide ensuite pour les catastrophes sévissant actuellement dans leur archipel et autant dire qu’un respect s’impose après ce dernier et lorsque Satoshi s’inclinera bien bas une longue poignée de secondes avant de se retirer. C’est peut être pour ça qu’on sera plus enclin à pardonner les écarts d’un groupe qui malgré l’inquiétude certaine pour les leurs au pays a tout de même réussi à faire preuve d’une fougue et d’une envie de se défouler communicative à la majorité du public. On attendra une nouvelle date, puisqu’ils l’ont promis, histoire de voir si sans cette indulgence et avec un nouvel album, ils sauront tout aussi bien – pour ne pas dire « mieux » - défendre leur bout de scène…


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