CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
le 17 janvier 2011




SETLIST

Are You Metal?  
Eagle Fly Free
March of Time
Guitar Solo (Sascha Gerstner) 
Where the Sinners Go
Steel Tormentor
Drum Solo  
I'm Alive
You Stupid Mankind
Forever and One (Neverland)
A Handful of Pain
The Keeper's Medley
I Want Out

Rappel 1 :
 
Ride the Sky
Future World

Rappel 2 :
 
Dr. Stein

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12 janvier 2011 - Lyon - Transbordeur


Helloween_Lyon_-_Transbordeur_20110112

Sacrée affiche que celle montée par Helloween pour soutenir leur dernier bébé, 7 Sinners (chronique ici), puisque ce n'est rien de moins que Stratovarius qui assure une luxueuse première partie sur toute la tournée. Les Finlandais ont d'ailleurs, eux aussi, un album à défendre, même si celui-ci n'était alors pas encore sorti dans nos contrées. Nul doute, néanmoins, qu'une bonne partie des fans ait déjà eu l'occasion d'y jeter une oreille, par des moyens que vous déduirez par vous-même.

Malheureusement, les nouvelles de la veille ne sont pas rassurantes. En effet, Stratovarius a été contraint d'annuler sa prestation, la faute a une incapacité vocale de Timo Kotipelto. En effet, suite à une infection alimentaire, le chanteur a attrapé une bactérie qui a atteint ses cordes vocales et l'empêche de chanter correctement. Du coup, les fans craignent fort logiquement que la date lyonnaise ne subisse le même sort. Pourtant, l'affluence ne s'en fait pas ressentir et ça faisait longtemps que le Transbordeur n'avait pas été aussi rempli pour un concert de heavy. La soirée débute par les sympathiques italiens de Trick Or Treat, combo qui, comme son nom l'indique, était à l'origine un projet de covers des citrouilles pour naturellement se laisser tenter par la composition. Évidemment, l'influence Helloween est omniprésente. Cependant, les compositions (d'un niveau très correct) sont transcendées par une énergie et un plaisir de jouer communicatifs. Les transalpins sont heureux d'être là, prennent un pied d'enfer et ça se voit! Idéal pour chauffer une foule déjà compacte. 

Cependant, voyant le show de cette première partie s'étaler plus que de coutume, l'inquiétude gagne l'audience. En effet, au lieu des 30 minutes habituelles, c'est bel et bien trois quarts d'heure auxquels ont eu droit les Italiens sur cette date lyonnaise. De mauvaise augure pour la prestation des scandinaves. C'est donc sans surprise, après une demi-heure de battement, qu'un speaker vient annoncer l'annulation du concert de Stratovarius. En contrepartie, Helloween nous promet un set de 2h afin de pallier cette absence. Tant mieux pour les fans des citrouilles, tant pis pour ceux des Finlandais. Petit regret, cependant : le groupe n'est pas venu lui-même faire cette annonce, comme il l'avait fait la veille à Paris. Les fans auraient sans doute apprécié de voir Jorg Michael enfin remit sur pied, celui-ci se remettant tout juste d'un cancer, et lui auraient sans doute apporté un soutien mérité. Dommage pour Stratovarius, qui auraient pu profiter de ces deux concerts sold-out pour signaler au public français qu'ils sont définitivement de retour. En tout cas, backstage, le moral était au plus bas...

Du coup, c'est parti pour une grosse louche de Helloween, annoncée par le "For Those About to Rock", de qui-vous-savez. Les Allemands ayant un nouvel album à défendre, c'est fort logiquement par le single "Are You Metal?" que le show débute. Choix évident, puisque le morceau est taillé pour le live et permet de faire participer le public d'entrée, par le biais d'une petit rajout central prévu à cette effet. D'entrée, on note quelques problèmes de son, au niveau des guitares, qui seront hélas récurrents. On y reviendra. Passé cette mise en jambe efficace, on rentre dans le vif du sujet avec le tube absolu "Eagle Fry Free", qui voit le public enfin se déchaîner, puis la non moins ultime "March of Time", déjà présente dans la setlist de la tournée précédente, et annoncée par Deris comme un titre issu du premier Keepers. Petite boulette qui n'empêche pas ce brûlot de tout arracher en live. Après un solo de guitare dispensable mais sympathique, on revient sur 7 Sinners avec "Where the Sinners Go". Les deux grands axes du concert de ce soir sont tracés : on défend le petit dernier tout en capitalisant sur les tubes de l'âge d'or des Allemands. De quoi relancer l'éternel débat sur la setlist.

En effet, Helloween a tellement de tubes dans sa carrière qu'il serait difficile de contenter tout le monde. Cependant, un peu plus d'équité serait la bienvenue, puisque ce soir, ce ne sont pas moins de 7 albums des Citrouilles qui sont purement et simplement oubliés. Rapport au titre du dernier album peut-être ? En tout cas, Time of the Oath se taille une petite part du lion avec la très sympathique "Steel Tormentor". Même s'il y avait sans doute meilleur choix à faire dans cet album, cela fait vraiment plaisir de voir ce genre de raretés ressortir en live, d'autant que si la version studio n'est pas forcément très convaincante, son pendant live fait en revanche mouche. Second extrait : "Forever and One", interprétée en duo par Andi et Sascha, le premier empoignant même une guitare acoustique pour l'occasion. Moment agréable du concert qui permet de souffler entre les "I'm Alive" et autres "You Stupid Mankind", et qui permet de changer de la sempiternelle "A Tale That Wasn't Right". Une autre rareté déterrée pour l'occasion sera sortie ce soir : "Handful of Pain". Même constat que pour "Steel Tormentor". Le gros morceau de la soirée est évidemment le maintenant traditionnel "Keepers Medley", remodelé pour l'occasion et qui permet de revisiter trois pavés de la discographie des citrouilles sans bouffer la moitié du set. Helloween sait contenter ses fans.

En revanche, niveau sonore, le traitement réservé au public lyonnais est nettement moins enviable. Ce sont les guitares qui trinquent, avec des nombreux problèmes de volume, l'ingé son ayant un retard à l'allumage assez gênant, mettant parfois plus de la moitié d'un solo pour mettre le volume du soliste concerné à niveau. Pire, après le solo de batterie, il oublie carrément de remettre le son des guitares sur "I'm Alive", nous donnant droit à une intro basse/batterie de ce titre inédite. Toujours au rayon problèmes sonores, Sascha a eu droit à son branchement défectueux, gâchant l'intro de "You Stupid Mankind". Bref, pas très glorieux... Heureusement, ces petites désagréments ne sont l'affaire que de quelques secondes à chaque fois et n'empêchent personne de passer une bonne soirée. Ce qui est plus gênant, en revanche, c'est que pour remplir les 2h de show prévues pour l'occasion, Helloween rallonge son set de manière totalement artificielle, notamment en fin de soirée. Si la version rallongée de "I Want Out" passe plutôt bien, "Future World" durera une éternité, Deris en profitant pour raconter sa life. Évidemment, à chaque fois que le public chantera, ce ne sera pas assez fort et il faudra recommencer, encore et encore. Heureusement, "Ride the Sky" est passée par-là.

Le concert se terminera tout de même dans la bonne humeur avec l'indispensable "Dr Stein", le public réservant une belle ovation à Helloween. Une partie du public repartira bien évidemment déçue de ne pas avoir vu Stratovarius, certains ayant fait le déplacement de loin pour voir leurs Finlandais favoris, mais dans l'ensemble, tout le monde a passé une bonne soirée. Cependant, au vu des quelques désagréments auxquels le public a eu droit, on ne peut s'empêcher de penser que les Citrouilles n'ont peut-être pas les épaules pour assurer de gros shows en tête d'affiche comme cela a été le cas ce soir.
 


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