CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 19 décembre 2010




SETLIST

I Chose the Sky
Evil Priest
Buried Alive
Mistress of Pain
Claws in So Deep
Seemingly Endless Time
Truce
River of Rapture
The Ultra Violence / Thrown
to the Wolves

AFFILIÉ

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13 décembre 2010 - Thrashfest


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Gros test pour Death Angel ce soir : après avoir prouvé que son nouveau line up tenait la route en studio, il fallait en faire de même en live, alors que le groupe restait sur une fantastique performance donnée à la Scène Bastille il y a un peu plus de 2 ans. Certes, au cours de la promo de Relentless Retribution, Rob Cavestany avait largement vanté les mérites de ses nouveaux compagnons ; mais bon, si maintenant on doit croire tout ce que les musiciens racontent, on n'est pas rendu…

Au vu de leurs prestations du soir, voici la distribution des notes aux deux petits nouveaux : tout d'abord, mention assez bien pour Will Carroll. Si sa puissance de bûcheron fait merveille sur album, elle a tendance à bouffer un peu trop d'espace sur scène, d'où un côté brouillon qu'on retrouve habituellement chez des groupes où le batteur est un peu trop mis en avant dans le mix, comme Testament ou Exodus. Dommage car Death Angel ne nous avait pas trop habitué à ce genre de petit désagrément du temps d'Andy Galeon. En revanche, mention très bien pour Damien Sisson. Rob Cavestany avait évoqué Cliff Burton en parlant de son nouveau bassiste ; effectivement, à voir ce grand échalas remuer vigoureusement sa longue chevelure, il y a comme un air de famille. Surtout que musicalement, ça assure méchamment ! Le bonhomme est peut-être un peu moins cinglé sur scène que ne l'était Dennis Pepa, mais il est tout aussi généreux et souriant. Le public ne s'y trompe pas et lui réserve une chaleureuse ovation lors de la présentation des musiciens orchestrée par Mark Osegueda. Quelle excellente recrue !

Ceci dit, les incontestables leaders du groupe restent Osegueda et Cavestany et c'est bel et bien sur leurs épaules que repose tout le poids du show (on ne va pas demander au très discret Ted Aguilar de se transformer du jour au lendemain en bête de scène). Les deux compères ont un peu de mal à se mettre dedans, ce qui explique un débit de show plutôt poussif. Osegueda commence par passer toutes ses lignes de chant en force, en accentuant le côté criard de son chant. Plus tard, sur "Buried Alve", c'est la petite ligne de gratte du refrain qui passe à la trappe, transformant celui-ci en une sorte de bordel ambiant. Si l'on rajoute quelques choix discutables, comme celui de démarrer par "I Chose the Sky", un très bon titre mais pas franchement à sa place en opener… Pas trop grave, puisque Mark Osegueda sait toujours comment se mettre le public dans la poche. Exemple, son petit discours où il nous dit que davantage que les grands groupes sur l'affiche, c'est avant tout la présence des fans qui est importante pour faire vivre le thrash, surtout en pleine semaine. C'est tout con, mais ça marche !

Osegueda annonce ensuite un titre old school de 1987. On s'attend à "Kill As One" ou "Voracious Souls", c'est en fait "Mistress of Pain" qui s'invite au programme et qui permet à Death Angel d'atteindre sa vitesse de croisière. Rien de tel qu'un riff simple mais efficace pour emballer le show ! Dès lors, Osegueda se lâche de plus en plus, multipliant notamment les sauts de l'estrade de batterie, tandis que Cavestany nous sort son déhanché si particulier. A partir de là, Death Angel déroule et enchaîne les perles : "Claws in So Deep" et son refrain à deux voix, puis l'excellentissime "Seemingly Endless Time', seul extrait d'Act III interprété ce soir. En effet, Death Angel est en pleine promo de son dernier-né Relentless Revolution, logiquement à l'honneur avec pas moins de 4 titres sur les 9 au menu. Enfin, après avoir beuglé un « Merci Paris !» sans micro, Osegueda quitte la scène quelques instants, le temps que ses camarades jouent le début de "The Ultra Violence". Il revient très rapidement pour clore magistralement les débats avec "Thrown To the Wolves", monumental comme à chaque fois.


Un peu long à démarrer, ce show a une nouvelle démontré les grandes aptitudes de Death Angel sur les planches, même si leur prestation a pu paraître un peu soft comparée à celles des deux gros bras qui ont suivi. En tout cas, le groupe a pris autant de plaisir que le public, à commencer par Rob Cavestany qui, à sa sortie de scène, encore sous le coup de l'adrénaline, évoquait déjà ce concert comme son préféré à Paris. On espère désormais que le groupe repassera rapidement pour livrer un set complet plutôt que ces 50 minutes au goût de trop peu.


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