CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 14 décembre 2010




SETLIST

Reborn in Violence
Bleeding Holocaust
Dead Again
Violent Abuse
Beggar of Scorn
…Lies
Final Dawn
Apokathilosis

AFFILIÉ

Suicidal Angels
Hellfest (Clisson)
(16 juin 2012)

13 décembre 2010 - Thrashfest


Suicidal_Angels_Thrashfest_20101213

Un à un, Nuclear Blast a signé tous les cadors de la planète thrash, à l'exception de l'inaccessible Big Four et de Sodom, qui fait encore de la résistance. Mine de rien, cette concentration de talent est fort appréciable au moment de mettre sur pied des tournées susceptibles d'attirer du monde. Illustration avec le Thrashfest, qui réunit sur une même affiche Kreator, Death Angel et Exodus. Et oui, rien que ça !

Mais avant de voir défiler tout ce beau monde, il aura fallu prendre son mal en patience. Suicidal Angels. Personnellement, j'aurais bien troqué leurs 35 minutes de temps de jeu contre 10 ou 15 minutes de rab' pour chacune des 3 grosses pointures du soir, mais bon, il faut bien former la relève. Et de toute façon, il aurait été totalement injuste, tant pour le groupe que pour les fans, de faire débuter Death Angel à 18 heures devant un parterre clairsemé. Le frontman Nick Melissourgos ne se privera d'ailleurs pas de le faire remarquer, en remerciant les fans de s'être déplacés en pleine après-midi. Voyons Nick, faut pas exagérer, ou alors il y a un sacré décalage dans l'appréciation de l'heure entre la Grèce et la France ! Pas grand chose à signaler du côté de Suicidal Angels depuis leur passage en première partie d'Overkill en février dernier. Ah si tiens, ils ont sorti leur troisième album ; mais bon, il faut croire que le deal avec Nuclear Blast ne concernait qu'un seul album, puisque Dead Again est sorti en catimini sur le label confidentiel NoiseArt Records.

Musicalement, pas de changement majeur à l'horizon : à l'image de "Dead Again", les nouveaux titres sonnent exactement comme ceux de Sanctify The Darkness, c'est-à-dire du thrash supersonique dans la veine de Slayer ou du Sepultura du début des 90's. Du coup, même en seulement 35 minutes, c'est une impression de très (trop) grande linéarité qui se dégage de ce set. Et quand les Grecs arrêtent de jouer des morceaux rapides à la Slayer, c'est pour jouer… des morceaux lents à la Slayer, comme "Beggar of Scorn". Alors certes, ça envoie et c'est relativement bluffant de précision ; certes, Melissourgos se débrouille comme un chef dans son rôle de frontman, avec une attitude volontaire et hargneuse à la Robb Flynn, des speeches juste ce qu'il faut de démago et des petits gestes parfaits pour se foutre le public dans la poche, comme sa façon de se taper sur le cœur dès que la salle gueule un minimum ; mais tant que Suicidal Angels se bornera à jouer du thrash scolaire et sans personnalité, on voit mal comment ils arriveront à dépasser leur statut actuel de chauffeur de salle.


C'est tout de même sous une sincère salve d'applaudissements que Suicidal Angels quitte la scène, après avoir joué son va-tout avec "Apokathilosis". Parfaitement concentrés, jouant à fond le jeu de la promo en n'interprétant quasiment que des morceaux tirés de leur nouvel album, les Grecs ont parfaitement rempli leur rôle : lancer ce mini-festival sur de bons rails grâce à un set sympathique en plein dans le sujet du jour. Ceci dit, à aucun moment on ne les a sentis capables de voler la vedette à leurs glorieux aînés. Question de talent, tout simplement.


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