CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 29 juin 2010




SETLIST

Shock
Edgecrusher
Smasher / Devourer
Acres of Skin
Linchpin
Mechanize
Powershifter
Fear campaign
Martyr
Demanufacture
Self Bias Resistor
Zero Signal
Hunter-Killer
Replica

AFFILIÉ

Fear Factory
Paris - La Locomotive
(30 avril 2006)

18 juin 2010 - Hellfest


Fear_Factory_Hellfest_20100618

Après une reformation discutable et un nouvel album encore plus discutable (Mechanize, chronique ici), on ne savait pas trop quoi attendre du Fear Factory 2010. Pas que les performances techniques du nouveau line-up ne fasse le moindre doute, mais la formation devait faire ses preuves en termes de magie et d'identité. Et bien imaginez-vous que...

...se prendre le début d'Obsolete dans les gencives en entrée de set est le genre d'expérience dont on ne sort pas indemne. L'enchaînement "Shock" / "Edgecrusher" est tout simplement monstrueux, et pose d'entrée la volonté du groupe de jouer toutes les cartes possibles pour s'attirer les faveurs du public. Et ça marche ! Le son est parfait, la précision de la paire Cazares / Hoglan est bluffante, C. Bell tient la scène avec la fougue qui le caractérise... difficile de faire mieux en termes d'entrée en matière. Le chanteur mettra quelques titres pour se chauffer, mais dès le très destructeur "Mechanize" (bien meilleur sur scène que sur album, comme "Acres of Skin") son chant clair se pose à merveille et les quelques problèmes de justesse du début du set sont oubliés. Les écrans géants permettent de profiter du jeu de Hoglan dont l'attitude scénique n'a pas bougé d'un poil depuis Strapping Young Lad : posé à l'extrême, aussi détendu que s'il était allongé dans un transat, le batteur envoie des cascades de double et de roulements comme s'il allait faire les courses. On regrettera le côté showman de Raymond Herrerra, mais il faut bien avouer que cette approche est très impressionnante à sa manière.

Fear Factory étant officiellement devenu un groupe de gros, C. Bell se retrouve un peu seul à courir partout et faire le show. Stroud reste égal à lui-même et joue caché derrière ses cheveux, il n'y plus Olde Wolbers pour sauter comme un cabri. Il faut s'y faire... et se contenter de voir un Cazares visiblement hyper heureux d'être là headbanguer et arpenter la scène de long en large. La complicité entre lui et C. Bell est en tous cas évidente, ce qui confirme la version annoncée par la presse expliquant qu'ils ont reformé Fear Factory ensemble tout simplement parce qu'ils sont devenus potes. On ne s'étonnera donc pas de ne voir aucun titre de Archetype joué, le groupe décidant de terminer son concert de la même manière qu'il l'a commencé. Car après le bloc Obsolete en début de show, c'est un gigantesque bloc Demanufacture (cinq titres d'affilée !) qui débarque pour clore le set. Et là on ne peut plus lutter : les cinq compos jouées sont toutes des bombes, des chansons légendaires qui ont marqué l'histoire du métal. Le public devient fou, et acclamera longuement le groupe après sa sortie de scène.

Quelle que soit l'opinion qu'on puisse avoir sur la dernière incarnation de Fear Factory, une chose reste donc certaine : sur scène, ça tue. Le quartet a rempli son contrat avec brio et a laissé le public du Hellfest sur les rotules, épuisé mais heureux. C'est toujours ça de pris...



Crédit photo : Cosmic Camel Pics
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