CHRONIQUE PAR ...

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Dimebag
le 31 mai 2010




SETLIST

Orphaned Land

Birth Of The Three + Olat Ha'tamid
Disciples Of The Sacred Oath II
Barakah
The Kiss Of Babylon
Sapari
The Path Part I: Treading Through Darkness +
Ocean Land
(Drum Solo)
M I?
The Warrior
El Meod Na'ala
In Thy Never Ending Way
Amen
El Norra Alila

SUIDAKRA

Pendragon's Fall
Isle Of Skye
Darkane Times
Dragon Breed
Dead Man's Reel
Shattering Swords
War Tunes
The IXth Legion

ARKHAN

(Setlist non communiquée)

AFFILIÉ

Orphaned Land
Paris - Bataclan
(14 avril 2015)
Paris - Le Divan Du Monde
(03 novembre 2014)

16 mai 2010 - Paris - Nouveau Casino


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Cette soirée du 14 mai était un peu ZE soirée des premières pour moi. Premier Live Report pour les Eternels (ah!), premier concert au Nouveau Casino (oh!), et surtout, surtout première opportunité de voir enfin les génies d'Orphaned Land en live (ih!). Les israéliens se font rare en concert (la faute à un rythme de sorties d'albums de sénateur, ce qu'on ne leur reprochera jamais tant l'attente est toujours justifiée et qu'on se rend compte du taff monstrueux qu'ils abattent sur chaque album) et une occasion comme ça, ça ne se rate pas. Bien évidemment, puisqu'il fallait qu'il y ait une couille quelque part, et les aléas du taff étant ce qu'ils sont, j'arrive un peu à la bourre rue Oberkampf pour me rendre compte qu'Arkhan a déjà fini son set et que Suidakra, deuxième groupe de cette soirée, débute le sien.

Quelques mots échangés avec une collègue m'apprendront que les portes ont ouvert tard et qu'Arkhan a débuté son set devant une salle à moitié vide, ce qui est bien dommage. En même temps quand on ouvre les portes à 18h30 et que le premier groupe joue vers 19h, ce qui est maintenant le cas dans quasiment toutes les salles de la capitale, il ne faut décemment pas s'attendre à ce que l'endroit soit blindé pour le premier groupe, même lorsque ce dernier est limité en taille, ce qui est le cas au nouveau cas'. Bref, c'est donc sous les coups de boutoir du black death aux accents pagan et folk très prononcés des Finlandais de Suidakra que débute cette soirée en ce qui me concerne. Et ma foi, les susnommés vont offrir un show tout à fait honnête, dans une salle à présent noire de monde et blindée jusque dans la mezzanine qui domine la scène, mais encore un peu endormie. Visiblement, je n'étais pas le seul à n'avoir quasiment jamais entendu parler de ce groupe, qui ne va pourtant aucunement se démonter devant le manque de réaction relatif du public qui n'attend qu'une chose, Orphaned Land. Les bonhommes, beaux joueurs, vont se donner à fond pendant une demi heure, tentant de faire participer le public et de communiquer une bonne humeur qui fait plaisir à voir et qui ne se démentira pas tout au long de la soirée, on le verra. Le frontman notamment, a l'air super content d'être là et ne manque pas de remercier le public entre les morceaux. Le son est plutôt correct, ce qui n'est jamais gagné en concert, mais a tout de même tendance à trop mettre la section rythmique en avant par rapport aux grattes, qui se retrouvent du coup un peu trop compressées et saturées, état de fait qui va malheureusement se poursuivre durant le show des têtes d'affiche. Mais qu'à cela ne tienne, Suidakra offre une prestation solide et quitte la scène sous de chaleureux applaudissements.

Après une petite vingtaine de minutes de battement, enfin, Orphaned Land débarque, et débarque avec rien de moins que Birth Of The Three, putain d'opener de l'incroyable Mabool, pour commencer les festivités. Ça vous plante un show! Depuis le temps que j'attendais de les voir...Et force est de constater que je n'ai pas été déçu, loin s'en faut! Les israéliens vont en effet, pendant un peu plus d'une heure et demie, faire voyager votre serviteur et les quelques centaines de personnes présentes ce soir loin, bien loin du 11e arrondissement... Et là, plusieurs constats s'imposent. Number one, mais mon dieu quels putain de musiciens écœurants! Les mecs d'Orphaned Land sont en effet incroyablement techniques, carrés et maitrisent leurs intrus à la perfection, avec une mention spéciale à Yossi Sassi Sa'aron, lead guitariste fondateur du groupe, qui, non content d'assurer les parties déjà méchamment casse-gueule des morceaux de son groupe les doigts dans le nez (surtout celles du dernier album), se fendra en plus de petites séquences impros du plus bel effet grandement appréciées par le public. La section rythmique n'est pas en reste, tout le monde est carré au millimètre et ça fait plaisir. Enfin, impossible de ne pas parler de Kobi Farhi, dont j'étais quand même très curieux de voir si il pouvait reproduire ce qu'il fait sur cd, soit des trucs exceptionnels. Et là, la claque, le mec assure, manquant peut-être parfois d'un tout petit peu de puissance sur les growls mais tellement grand sur les nombreuses parties voix claires, qu'il reproduit à la perfection.

Number two, quelle attitude exemplaire! Visiblement, Orphaned Land aime Paris et est plus qu'heureux d'être au nouveau cas' ce soir. Kobhi et Yossi notamment, sont aux anges, un sourire aux lèvres toute la soirée. Le frontman parle beaucoup au public, le fait participer à la moindre occasion, balance des vannes, remercie tout le monde, bref il kiffe quoi. Yossi n'est pas en reste, de même que le batteur, se levant à chaque occasion pour danser derrière ses futs et motiver un public déjà bien bien chaud. Pour avoir vu des groupes visiblement saoulés d'être là (mon dieu, Offspring à rock en seine), l'attitude des israéliens est de celle qui vous change un concert et vous en fait ressortir le sourire collé aux lèvres pour quelques temps! Grimés en mode NeverEndingWay (Kobhi en Jésus, Yossi en rabbin, etc), les mecs d'Orphaned Land s'éclatent et n'oublient pas d'offrir un concert varié, laissant la place à tous les albums, même si leur dernier en date est évidemment à l'honneur, avec rien de moins que neuf titres joués ce soir! Seul regret de la setlist en ce qui me concerne, l'absence de Broken Vessels, que j'avais adoré sur leur dernier opus, et peut-être pas assez de morceaux issus du grand Mabool mais hey, on peut pas tout avoir, et quand le groupe cloture son rappel sur Norra El Norra et que la salle pète un plomb, le public entier sautant en cadence jusqu'à en faire trembler les murs, le bar et à provoquer les regards mi-amusés mi-inquiets de la barmaid, on ne va certainement pas se plaindre.


Une claque, assurément. Orphaned Land, non content d'être un groupe génial sur CD, est également un groupe monstrueux en live, malgré l'absence de Shlomit Levi, chanteuse présente depuis un bon moment déjà sur les albums de israéliens, et nonobstant un son pas forcément au poil durant le show au vu de la grande richesse et de la technicité de la musique du combo: les claviers et samples notamment, sont un peu passés à la trappe par moments. Mais à part ces quelques problèmes techniques ou de RH (!), tout a été proche de la perfection ce soir, et on peut alors affirmer sans risquer de se planter: Orphaned Land est grand.


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