CHRONIQUE PAR ...

69
Pablo
le 14 décembre 2009




SETLIST

Intro (Tape)
Victory (Intro)
Shades Of Grey
What Makes Us Tick
Urban Discipline
Love Denied
Wrong Side Of The Tracks
Mouth For War (Pantera Cover)
Black And White And Red All Over
Five Blocks To The Subway
We're Only Gonna Die (Bad Religion cover)
Vengence Is Mine (New Song)
How It Is
I Ain't Goin Out Like That (Cypress Hill cover) feat Stigma

Rappel :

Punishment
Hold my own

AFFILIÉ

Evergreen Terrace
Paris - Gibus
(09 octobre 2008)

Biohazard
Hellfest (Clisson)
(17 juin 2012)

Walls Of Jericho
Paris - Gibus
(09 octobre 2008)
Wacken Open Air (wacken)
(31 juillet 2009)

03 décembre 2009 - Paris - Elysée Montmartre


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Pour la tournée du Persistence 2009, l’Elysée-Montmartre accueillait ce jeudi 3 décembre des invités de marque. Rien de moins que Biohazard, Agnostic Front et Walls Of Jericho sur le plan des poids lourds du hardcore. Autant dire que la date était presque historique. En effet, il s’agissait seulement du deuxième concert du Biohazard réuni. Et force est de dire que c’était tout simplement la date à ne pas rater de cette année pour les fans du genre. Récit d’une tuerie intégrale mais inconstante.

Et oui car de l’insconstance il y en aura tout au long de ce concert. Si No Turning Back est sympathique avec son hardcore/punk bien dosé et ses solos franchement classieux, la fosse ne se déchaine pas beaucoup. Il s’agit toutefois d’un groupe qui a une véritable efficacité dans ses compos avec des moshparts qui font leur petit effet et un chant qui n’est pas sans rappeler celui de Evan Seinfield. À réecouter donc. Par contre pour Death By Stereo il faut bien avouer qu’on reste un poil perplexe. Le chant n’est pas très intéressant et les mélodies sont vraiment laides. On regarde plus du côté du punk à roulettes, et pas du meilleur côté en plus. Donc bon on repassera. Evergreen Terrace qui enchaîne montre deux visages ce soir. Sur le plan des moshparts le groupe est un boucher et donne envie de rejoindre le pit. Seulement voilà sur les chants clairs, le théorique chanteur principal (théorique parce que ne chantant vraiment pas souvent en comparaison à son collègue guitariste) est vraiment très moyen. Et ce n’est pas son attitude digne d’un tétraplégique qui aide à apprécier la prestation d’ensemble. Un frontman en retrait ça le fait moyen. Au moins le côté hardcore est réussi.

Mais on attend le premier poids lourd de la soirée. Car Walls Of Jericho a clairement fait venir la foule. Candace est une curiosité à elle toute seule. Déjà parce qu’elle a un charisme hallucinant (d’autant que sur le plan physique elle a retrouvé une ligne plus que correcte et que les cheveux longs lui vont à ravir). Mais plus que tout, c’est sa voix destructrice et son timbre si particulier qui émerveillent. Candace est qui plus est entourée par des musiciens au diapason, avec des morceaux hardcore d'une violence et d’un groove rares. Même s’il est vrai que le dernier album n’est vraiment pas bon (à part une chanson que le groupe jouera ce soir d’ailleurs, "The American Dream"), Walls Of Jericho livre une prestation de haute volée. De "All Hail the Dead" en intro à "A Trigger Full of Promises" en passant par "Playing Soldier Again", tout est fait pour écraser le pit. On notera une humanité du groupe forte, avec Candace voyageant de chaque côté de la scène en souriant au public et n’hésitant pas à prendre la pose même pour les photographes amateurs. Une mentalité hardcore en somme : proche du public à plus d’un titre.

Agnostic Front arrive sur la scène de l’Elysée-Montmartre avec un évènement spécial : l’anniversaire de Vinnie Stigma ! L’humeur est donc bon enfant et le plaisir du groupe à se produire ce soir totalement communicatif. Les titres les plus connus sont logiquement joués ce soir et c’est avec joie qu’on réécoute "Gotta Go" ou "For My Family". On sent Roger Miret légèrement à la traine derrière le micro, il est vrai que le leader d’Agnostic Front n’est plus tout jeune. Les autres musiciens servent leur hardcore old-school avec mérite. Un très bon show. La suite n’est pas du tout du même acabit. Car comme on peut se demander ce que fout Dark Funeral dans un concert résolument hardcore dont vous entendrez prochainement parler, la même question revient avec Ignite. Sa présence au Persistence 2007 avec Hatebreed et justement Agnostic Front était sujette à caution mais au moins Ignite ne jouait pas après le groupe à Roger Miret. Là c’est franchement du n’importe quoi. Un groupe de punk/rock dans un concert de hardcore, avec un chant toujours clair, sans aucun riff appelant au mosh… Affligeant. Même la reprise de "Sunday Blooday Sunday" fait sourire et le guest de Stigma relève tout juste l’intérêt. On boit une bière et on attend Le groupe.

Biohazard est sans conteste le groupe de la soirée. Sa place en tête d’affiche est totalement justifiée. Revoir ou dans le cas de votre serviteur voir pour la première fois un groupe culte de la scène hardcore old-school c’est un vrai rêve. Surtout quand tout les membres du début sont là. Billy Graziadei et Evan Senfield ensemble, c’est l’assurancs d’un concert de folie. Le bassiste a fait un effort sur le plan physique et cela se ressent dans son interprétation. La setlist est franchement basée sur les premiers albums, principalement Urban Discipline et State Of The World Address. Pour les fans des débuts du groupe c’est loin d’être déplaisant. "Shades of Grey" dés le départ est un choix judicieux et tout le pit est direct dans la poche de Biohazard. La suite est un pur moment de magie. On a le droit à la reprise de Pantera avec "Mouth for War". Une tuerie sans nom. Mais le meilleur reste l’annonce d’Evan : «nous allons jouer un nouveau morceau ce soir ». "Vengeance Is Mine" fait honneur au hardcore originel du groupe et rend extrêmement bien en live. Ce qui voudrait donc dire qu’un bon album de Biohazard se profile… On enchaine avec "How It Is" qui balaye tout et le public reprend en cœur le refrain avec Evan, qui semble heureux comme un gamin. "Punishment" et "Hold My Own" clôturent à merveille un show prodigieux.


Les concerts des trois poids lourds de la soirée, soit Walls Of Jericho et Agnotic Front mais surtout Biohazard, sont une leçon de hardcore. Il est clair que pour tout fan du genre, rater cette date sera sûrement l’une des plus dures choses à accepter. Dire que l’on s’est régalé, c’est encore assez loin de la réalité. Biohazard a été magistral. Le seul regret vient du placement d’Ignite qui gâche un peu la soirée tant la pression redescend pendant leur prestation. L’autre plaisir fut de revoir Candace, Roger Miret et leurs groupes respectifs. Evan nous confessera, avant de repartir avec sa probable nouvelle copine de Hot Video (rien que ça !), qu’il réfléchit à un possible concert au Hellfest. « I don’t know, it’s too far, but we will see that's sure ». Intéressant !


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