CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
le 22 novembre 2009




SETLIST

Beg for It
Into Debauchery
Medicate Me
Shades of Grey
Nervous Breakdown
My Good Reputation
Kick On the Upperclass
Blood on Me
Need No Company
Bag on Your Head

Rappel :
Wild Boys
Dreamin' in a Casket
We Don't Celebrate Sundays

AFFILIÉ

10 novembre 2009 - Marseille - Le Poste à Galène


Hardcore_Superstar_Marseille_-_Le_Poste_à_Galene_20091110

Hardcore Superstar est sur la route en cette fin d’année 2009 pour promouvoir leur dernier opus en date, Beg for It (chronique ici). Depuis leur album éponyme de 2005 les Suédois enchainent les albums et les tournées sans coup férir. Et ce n’est pas le départ du guitariste Thomas Silver début 2008 qui a ralenti la marche en avant du groupe.

Pour sa seule date dans le Sud, le Psycho Holiday Tour fait escale à Marseille en ce 10 novembre. Voila une belle occasion pour votre serviteur de fêter son anniversaire dans une ambiance rock et paillettes… quitte à braver le trajet en pleine semaine. Mais c’était sans compter sur les embouteillages du centre ville marseillais qui me feront rater les deux groupes de première partie : le combo glam local Rakel Traxx (qui a compté Franky Costanza de Dagoba dans ses rangs le temps de l’enregistrement de son premier EP), et de façon plus incongrue Avatar, groupe de melodeath originaire de Göteborg (comme la tête d’affiche de la soirée) et qui l’accompagne sur toute la tournée. Ces derniers terminent leur set lorsque nous franchissons les portes du Poste à Galène, petite salle très chaleureuse de 300 personnes environ, avec un bar à l’étage, et qui n’est pas loin d’afficher complet ce soir.

Lorsque les lumières s’éteignent l’intro de Beg For It sort logiquement des enceintes, avant que le groupe ne prenne possession de la scène en attaquant par le titre éponyme du dernier album. D’entrée l’ambiance est très rock n’ roll : les tatoués suédois sont déchainés et occupent la petite scène avec beaucoup de charisme, enchainant les poses et les contacts avec le public. Le chanteur Jocke Berg donne particulièrement de sa personne, s’imposant en excellent frontman. Quant au petit nouveau six cordiste Vic Zino (plus si nouveau, c’est déjà sa deuxième tournée avec le groupe), il est littéralement déchainé et en fait des tonnes pour la plus grande joie des premiers rangs. Le son est plutôt bon, bien qu’un peu trop fort pour la petite taille de la salle. Le chant est vraiment mixé très en avant, ce qui met malheureusement en évidence les quelques fausses notes de Berg en début de concert. Le chanteur se rattrapera largement par la suite, n’ayant aucun problème à maitriser son registre haut perché et écorché pourtant assez casse-gueule en live.

Le nouvel album est à l’honneur en début de show, les nouveaux titres s’imposant sans problème dans un contexte live. En effet tout le répertoire récent du groupe semble taillé pour la scène, et prend même un aspect encore plus metal que sur album. D’ailleurs seuls les trois derniers opus seront représentés ce soir, preuve supplémentaire de la rupture qu’a constituée l’album éponyme (chronique ici) dans la carrière des Suédois. Les albums précédents, plus rock et soft, semblent aujourd’hui presque reniés. Impossible de donner tort aux suédois, tant on voit mal comment ils pourraient incorporer leurs premières compos au milieu des tueries que sont "Kick On the Upperclass", ce "My Good Reputation" festif repris en chœur par un public marseillais étonnamment connaisseur, ou encore ce "Bag on Your Head" particulièrement heavy et dévastateur après lequel le groupe se retire déjà. D’autres tubes sont au programme des rappels : "Wild Boys" (quel refrain !), le très heavy "Dreamin’ in a Casket" et enfin "We Don't Celebrate Sundays" qui s’impose définitivement comme « le » classique de Hardcore Superstar. On vous le promet les gars, on n’ira pas à la messe dimanche !

Mais… c’est déjà fini ? Pas de doute, les lumières se rallument et les roadies commencent déjà à démonter le matériel. Le groupe n’aura au final joué qu’à peine plus d’une heure, ce qui est vraiment insuffisant pour une tête d’affiche. Seulement 13 titres, courts et efficaces pour la plupart vu le style pratiqué par le groupe, cela fait très peu. On aurait aimé par exemple entendre la magnifique power ballade "Standin' on the Verge", jouée sur d’autres dates de la tournée, et qui aurait également aéré le set. Cela n’enlève pas les nombreux bons moments très spontanés offerts par le groupe, comme par exemple ce ballet incessant autour du kit de batterie, Adde laissant son tabouret tour à tour à ses compères, son roadie ou au batteur d’Avatar, exhibant alors ses tatouages sur le devant de la scène en continuant d’assurer les chœurs. Ou cet instant où Jocke Berg s’interrompt pour faire monter sur scène un gamin de 12 ans, cheveux longs et tee shirt Mötley Crüe, qui headbangait au premier rang depuis le début du concert et qui méritait bien une ovation du public.


On aura donc passé un très bon moment au Poste à Galène, bien conforme à ce que l’on pouvait attendre. Un groupe trés rock n’ roll dans son attitude mais très pro dans son jeu, des musiciens survoltés, des compos à la fois puissantes et festives taillées pour la scène, une ambiance conviviale dans une salle chaleureuse parfaitement adaptée à la situation… seul le gros point noir de la durée du concert est à déplorer.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5