CHRONIQUE PAR ...

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Ronnie
le 27 septembre 2009




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

Municipal Waste
Hellfest (Clisson)
(22 juin 2008)
Paris - Glaz'art
(07 décembre 2010)

16 septembre 2009 - Luynes - Le Korigan


Malevolent_Creation_-_Municipal_Waste_-_Vomitory_-_Ditchcreeper_Luynes_-_Le_Korigan_20090916

Septembre c'est la rentrée musicale, autant dans les sorties d'albums qui fleurissent que dans le retour des concerts, puisque l'été est traditionnellement consacré aux festivals. Le Korigan est au sud ce que la Loco est à Paris. Cette fois-ci une affiche alléchante nous est offerte ravissant les fans de death et de thrash, styles les plus appréciés du côté de la Canebière (bien que la salle se trouve en fait à côté d'Aix en Provence).

Ditchcreeper:
Les hostilités commencent vers 20h30 alors qu'il y a encore beaucoup plus de monde dehors que dedans, papotant et buvant une bière. Ce n'est pas que Ditchcreeper soit mauvais, mais il semble que pas grand monde ne soit interpellé par les gruik-gruik qui émanent de leur grind/death. A peine une quinzaine de personnes en fond de salle au bout de 2/3 morceaux, ça partait mal pour eux. Ajoutons à cela que c'était leur dernière date de la tournée. Pourtant, petit à petit un pit va se former. Le chanteur sauve la mise avec son look de Rob Dukes (Exodus) ce qui le rend imposant autant physiquement que dans son charisme. Le groupe n'est pas inintéressant, mais ne fait absolument pas le poids avec le reste de la soirée. On dira que c'était le tour de chauffe.

Vomitory:
Justement 20 minutes après ça, les Suédois de Vomitory (dont les mérites du dernier album sont très largement vantés sur le site - chronique ici) prennent place avec une confiance et un professionnalisme vraiment un cran au-dessus de leur prédécesseur. Un démarrage en trombe sur "The Carnage Rages On"... sans chant, en effet le problème technique sera rétabli à peine un peu avant la fin de ce titre. Ça joue vite, ça joue bien, une grosse cohérence musicale et surtout un son excellent. Cela ne durera qu'un temps puisque le son se dégradera durant le set. Le groupe se donne à fond et les compos sont parfaitement exécutées, mais quelque chose ne colle pas, le public là aussi pas très nombreux reste semble t-il hermétique. Dommage, car en théorie il y avait tout pour bien s'amuser, mais nous sommes satisfaits, sans plus.

Malevolent Creation:
Les retardataires et les absents ont toujours tort. Me plaçant non sans m'en mordre les doigts dans la première catégorie, puisqu'il ne restait que trois morceaux. Mais que ces 15 minutes ont suffi à mettre une claque monumentale. Le groupe occupe bien la scène et exécute parfaitement leurs compos. Le public répond bien présent, avec un pit de plus en plus violent dans une salle ou la température et l'humidité ne font qu'augmenter. Avez-vous remarqué: à part Marco Martell (guitare) qui doit avoir tout au plus 25 ans, le groupe fait figure de papy de la soirée, non pas musicalement parlant, mais au niveau de l'âge moyen. Et pourtant l'énergie ce n'est pas ce qui leur manque! Brett Hoffmann torse nu, cheveux humectés et regard rageur, ressemble à un Mortuus en plus soft. La satisfaction croît de groupe en groupe et Malevolent Creation a placé la barre très haut, mais c'est sans compter sur leurs compatriotes qui vont terrasser tous les autres.

Municipal Waste:
Le thrash c'est fait pour le live, amateurs ou pas s'accordent sur ce propos. Municipal Waste nous le prouve une fois de plus ce soir, un Korigan blindé dès leur entrée (presque 200 entrées) et une ambiance bon enfant, pleine d'énergie et de sueur. Les Américains, réputés pour leurs performances scéniques débarquent bandanas vissés sur la tête qui leur donnent un look et une attitude qui sentent la Bay Area à trois bornes. L'air en devient presque irrespirable tellement le public est compact et la chaleur ainsi que l'humidité sont importantes. Cette atmosphère ne fera que donner plus de puissance à leur show. Visiblement LA tête d'affiche de la soirée, je ne les pensais pas aussi connu, mais le public Marseillais aime le death et le thrash il n'y a pas à redire là-dessus. Les titres s'enchaînent dans un esprit très second degré (et alcoolisé), mais avec une maîtrise des instruments qui ne décrédibilise pas le groupe, chaque chanson est acclamée et chantée dans une salle absolument conquise. Après un rappel de trois titres les Municipal Waste quittent le sauna heureux (et trempés)... Un des groupes les plus énergiques en live actuellement.


C'est la fin, tout le monde est sur les rotules, pour une soirée très satisfaisante, riche en émotion et au moins... on en aura eu pour notre argent. L'industrie du disque est touchée... mais la passion du live reste intacte, pour les groupes et les metalheads. Encore merci à Trendill qui nous concocte toujours des affiches monstrueuses qui ravissent les plus pointus d'entre nous. Et surtout MW tue sur scène, c'est indéniable. Encore, on en veut encore!


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