CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 10 août 2009




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31 juillet 2009 - Wacken Open Air


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Vendredi 31 juillet 2009. Je me suis levé de bonne heure, j'ai oublié ma serviette chez moi, ainsi que ma tente et mon sac de couchage. Mon vénéré rédacteur en chef Cosmic Camel Clash m'a prêté un duvet tandis que mon comparse Dexxie a bien voulu m'héberger dans sa tente une place et demi. La vie de chroniqueur mal préparé en festival, c'est une vie pas facile. Je ne suis pas douché, je transpire les hectolitres de bière ingurgités la veille, je suis fin prêt à me prendre quelques concerts dans la trogne pour cette première journée de Wacken. Et ça commence avec Napalm Death.

Un Napalm Death plutôt en forme, malgré l'heure avancée à laquelle le combo anglais démarre son set (il est tout de même 11 heures !). Qu'importe le death à tendance grind est le genre parfait pour réveiller un festivalier encore titubant. Venu défendre son dernier album Time Waits For No Slave (chronique ici), un album qui n'a pas vraiment convaincu mon collègue Fishbowlman mais dont les titres passent plutôt bien l'épreuve de la scène. C'est rapide, bourrin à souhait, les riffs tronçonnent, la batterie tape, tandis que Barney grogne comme à l'accoutumée, secondé par le chant du guitariste Mitch Harris, au son criard se rapprochant plus d'un chant black metal geignard qu'autre chose. Le public connaisseur réagit bien aux nouveaux titres, comme aux anciens, les autres, dont je fais partie, se prennent une bonne douche de son, sans vraiment pouvoir savoir ce qui distingue un titre de l'autre.

Le son est un peu brouillon, la guitare est trop en retrait et la basse peu audible, tandis que la batterie laisse surtout assister à un solo de grosse caisse durant une grosse partie du set. Les choses s'améliorent un peu au fur et à mesure que le temps passe, le chant restant lui suffisamment audible pour pouvoir apprécier les braillements de Barney. À moins d'être fan hardcore du groupe, la lassitude s'installe peu à peu vers la fin du set. C'est alors que Napalm Death envoie son classique "You Suffer", promu au rang de chanson la plus courte du monde (c'est écrit dans le Guiness Book Of World Records) à l'improviste, prenant tout le monde de court. En moins d'une seconde, l'attention de toute l'assistance est remontée de plusieurs crans, chose appréciée par le groupe, au vu du sourire de Barney. Et sa bande de conclure avec un autre classique, "Nazi Punks Fuck Off", qui clôt le concert dans une ambiance radicalement bourrine et jouissive.


Une bonne petite heure s'est écoulée, j'ai chaud, j'ai soif et je suis finalement bien content de m'être levé de bonne heure, ce set de Napalm Death étant de ceux qui mettent bien d'aplomb pour le reste de la journée. Une sorte de petit déjeuner musical, en somme. Gare à l'indigestion cependant.


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