CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
le 10 août 2009




SETLIST

Coming Home
Loving You Sunday Morning
Is There Anybody There
Make It Real
The Zoo
Coast to Coast
Send Me an Angel
Holiday
321
Tease Me, Please Me
Bad Boys Running Wild
Kottak Attack (solo de batterie)
Blackout
Big City Nights

Rappels
Still Loving You
Wind of Change
Rock You Like a Hurricane

Rappel
When the Smoke Is Going Down

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30 juillet 2009 - Juan les Pins - la Pinède Gould


Scorpions_Juan_les_Pins_-_la_Pinede_Gould_20090730

Scorpions est encore en tournée cet été, deux ans après la sortie de son dernier album studio, le très bon Humanity – Hour 1. Heureusement fidèle à son habitude, le groupe allemand n’oublie pas notre pays en passant par des endroits plutôt inhabituels : Carcassonne, Colmar et… Juan Les Pins. La pinède Gould, magnifique forêt de pins située juste au-dessus de la plage et d’habitude réservée au célèbre festival de jazz est donc ce soir le cadre d’un concert de hard rock. Yeah !

Pas de première partie ce soir, Scorpions prend directement possession de la scène à la tombée de la nuit en attaquant par l’énergique "Coming Home", directement enchainé au superbe "Loving You Sunday Morning", dont le refrain et les [cit ]Ouh ! Ah !… lalalalala » seront la première occasion pour le public de se faire entendre. Le son est très clair, puissant juste ce qu’il faut et la scène a un aspect moderne avec son écran vraiment géant derrière la plateforme de la batterie et ses éclairages assez recherchés. Pas le temps de souffler entre deux chansons que retentissent déjà les accords et le rythme reggae particulièrement approprié à cette chaude soirée d’été de "Is There Anybody There", sur lequel le public donne de nouveau de la voix de belle manière, avant que "Make It Real" ne finisse de mettre d’accord les derniers sceptiques, s’il y en avait encore. Quel début de concert ! Après le mid tempo "The Zoo" et l’instrumental "Coast to Coast", nous avons enfin droit à une pause lorsque Rudolf Schenker et Mattias Jabs empoignent l’équivalent acoustique de leurs Flying V et Explorer respectives. C’est en effet l’heure des deux premières ballades du concert, "Send Me an Angel' et "Holiday", qui prouvent s'il en était besoin que les Allemands sont particulièrement doués dans cet exercice. L’intensité ne baisse pas d’un cran, l’énergie du début étant remplacée par une belle émotion collective lorsque tout le monde ou presque participe. Ce public bigarré qui a complètement rempli l’espace disponible est composé en partie de touristes en vacances sur la Côte d’Azur et semble connaître toutes les paroles par cœur. Il n’y a pas que des nostalgiques du top 50 dans la pinède !

Depuis le début du concert, Klaus Meine impressionne littéralement par son chant tout simplement parfait, il atteint facilement les notes les plus hautes (et elles sont nombreuses chez Scorpions) avec beaucoup de classe. Le reste du groupe ne ménage pas ses efforts, arpentant chaque parcelle de la scène et enchaînant les poses de rock star. Rudolf Schenker, Flying V Mercedes bien en main, n’est pas le dernier pour faire le show ! Le groupe repart alors de plus belle avec une série de titres rock bien pêchus, dont "321" qui sera le seul représentant du dernier album du groupe, et qui nous amène vers ce qui sera peut être le moment le plus spectaculaire de la soirée : "The Kottak Attack", autrement dit le solo de batterie de James Kottak. Le batteur américain est en effet un véritable showman complètement fou qui en fait littéralement des caisses, hurlant dans son micro, buvant une bière cul sec, faisant participer le public qui ne demande que ça, montrant ses tatouages impressionnants… et jouant un peu de batterie par la même occasion ! On est plus proche d’un spectacle que d’une performance musicale, mais en tout cas c’est fun ! Lorsque le groupe revient sur scène, c’est pour nous asséner deux autres classiques, le speed "Blackout" et le tube "Big City Night" au riff si jouissif. Rideau !

Bien entendu les rappels seront l’occasion d’entendre les deux ballades les plus connues du groupe. Alors que l’on pouvait s’attendre à un moment de karaoké un peu ennuyeux vu le nombre incroyable de fois que l’on a entendu "Still Loving You" et "Wind of Change" au cours de sa vie, il faut bien se rendre à l’évidence. Ces chansons ne sont pas devenues légendaires sans raison. Elles sont si bien écrites et évoquent tellement de souvenirs à chacun que ça marche à tous les coups : les filles pleurent dans les bras de leurs mecs qui ont les yeux humides mais essayent de le cacher. Le summum est atteint lors des refrains que Klaus Meine laisse souvent chanter à ce public bon enfant prêt à participer et là pour s’amuser avant tout. Quel pied de hurler « If we’d go again all the way from the start…» ou « Take me to the magic of the moment…» avec 3000 personnes! Le tube rock ultime "Rock You Like a Hurricane" (encore un riff et un refrain mythique !) constitue une conclusion parfaite à ce concert, mais le groupe revient guitares acoustiques à la main pour terminer en douceur sur la très belle et délicate "When the Smoke Is Going Down".


Votre serviteur repart de la pinède le sourire aux lèvres, avec l’impression d’avoir assisté à un concert certes court (une heure et demie montre en main) mais vraiment efficace. C’est bien simple, le groupe n’a joué que des tubes, que des morceaux de hard rock fun et chaleureux (même si un petit "In Trance" n’aurait pas été de trop). De façon surprenante, l’été méditerranéen et le hard rock allemand font particulièrement bon ménage. Franchement si Scorpions passe prés de chez vous ne les ratez pas, ce groupe vaut beaucoup mieux que sa réputation.


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