CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 31 juillet 2009




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

Walls Of Jericho
Paris - Gibus
(09 octobre 2008)
Paris - Elysée Montmartre
(03 décembre 2009)

31 juillet 2009 - Wacken Open Air


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Cosmic Camel Clash me déteste. Il veut ma mort, je ne vois aucune autre explication au fait qu'il m'ait innocemment dit quelques temps plus tôt : « Va voir Walls Of Jericho, ca devrait te plaire.» Une fois dans la fosse, les choses commençaient pourtant très bien, pourtant, peu a peu, j'ai cruellement compris combien mon cher et estimé rédacteur en chef en voulait a ma peau...

La foule est déjà fort nombreuse et ce avant même que le groupe ne monte sur scène et la tension est palpable : ces gens ne sont pas la pour assister à un concert de prog. Les Américains montent alors sur scène, chaudement accueillis par le public, puis balancent allègrement leur sauce hardcore. D'emblée on se retrouve plus ou moins secoué par ses voisins tout en essayant de se faufiler à travers un chemin de secours que l'on ne trouvera jamais. En effet, dès la dixième minute du set, Candace, la très charismatique frontwoman du groupe invite déjà tout le monde à se lancer dans un bon gros circle pit des familles. À la di-xi-ème minute. Evidemment, la belle couverte de tatouages ne se fait pas attendre et c'est une véritable boucherie qui commence alors. Je perds un oeil et deux dents durant ce premier carnage, avant de réussir a battre en retraite (chose que j'essayais désespérement de faire depuis le début des hostilités). Les titres s'enchaînent, tous plus pêchus et jumpy les uns les autres, avant qu'une nouvelle requête soit émise par Mademoiselle Kucsulain : « Je veux voir tout le monde baisant sauter »*. Et tout le monde de s'exécuter en chœur, créant une marée humaine qui ondule verticalement. Les blessés sont nombreux, quelques morts sont à déplorer et je m'en sors plutôt bien, y laissant seulement un bras, un œil et une partie de mon cuir chevelu.

Musicalement, le groupe s'en sort parfaitement bien, aidé par un son qui s'améliore tout au long du set (l'absence progressive de vent y est pour quelquechose) et arrose de son hardcore haineux à souhait un public deja tabassé par le soleil, enfin de retour. Les membres sont au taquet, jumpant, se baladant sur la scène, haranguant la foule, tout en continuant de délivrer des riffs efficaces et bourrins a souhait qui viennent bourriner la foule tandis que les « beat downs » écrasants l'écrasent, que la basse vrombissante les vrombist et que tout l'ensemble massif les masse (euh...). Passée la moitie du set, Candace interpelle de nouveau tout le monde : « Vous voyez ces gens de la sécurité ? Ils sont là pour une raison bien particulière... Tout le monde monte sur les épaules de son voisin et slamme ! Donnez leur du travail !». Les dégats humains sont une fois de plus nombreux tandis que les corps voguent en l'air, atteignant les barrières de sécurité ou s'affalant sur les malheureuses têtes qui se trouvaient là. 300 morts selon l'organisation du festival, 2000 selon les autorités. Pour ma part, je m'en tire pas mal, ayant seulement perdu le reste de mes dents, quelques doigts de pieds et mon troisième œil. Pendant ce temps, le groupe alterne titres de leurs albums précédents et nouveautés extraites de son dernier album The American Dream. Et si musicalement, le tout a tendance à se ressembler un peu trop, l'efficacité est toujours au rendez-vous.


J'écris ce live-report depuis la tente de la Croix Rouge. Si vous lisez ceci, retenez tout d'abord que Walls Of Jericho en concert, c'est l'assurance d'un moment intense et physique. Ce groupe vaut largement le coup, mené par une chanteuse bien plus présente pour sa capacité à hypnotiser les foules et à délivrer un chant hardcore impressionnant que pour son minois ou ses formes généreuses (pour preuve, elle n'en a pas tellement... je parle des formes). Autre chose : Cosmic, merci de m'avoir conseillé ce set. Je me vengerai.

* Traduction litterale de "I wanna see everyone fucking jump !"


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