CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 31 juillet 2009




SETLIST

Jarnbyrd
Disciplined
Svart
Speak Goddamnit
I Krig
Blucher
Pitch Black

AFFILIÉ

Vreid
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(22 octobre 2014)
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(22 juin 2014)

31 juillet 2009 - Wacken Open Air


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Vreid continue son petit bonhomme de chemin, au point d’arriver sur une des scènes principales du W:O:A à onze heures du matin devant un parterre assez fourni de fans dédiés. Il faut dire que depuis sa création sur les cendres de Windir en 2004 aucun disque du groupe n’a déçu le public, Vreid réussissant même à évoluer d’album en album sans perdre ses racines black.

Soyons honnêtes : avec la pluie, le vent et la qualité moyenne du son, la journée de la veille n’a pas été des plus satisfaisantes. Heureusement Vreid est là, et va lancer ce vendredi d’une fort belle manière. Attaquant avec le fabuleux "Jarnbyrd" tiré d'I Krig, les Norvégiens imposent instantanément un groove de premier ordre. La voix est complètement black mais la rythmique oscille entre rock et heavy, provoquant un headbanging instantané et irrésistible. Sans être extrêmement démonstratifs les musiciens sont charismatiques : Ese et Hvàll headbanguent et prennent la pose, Steingrim cogne sa batterie comme une brute (encore un qui n’utilise pas ses poignets et ne tape qu’avec les bras) et Sture sort ses vocaux maléfiques sans aucun effort. Brouillon si on a des bouchons d’oreille, le son se révèle relativement clair si on les enlève, et le volume étant raisonnable en début de set on peut le faire sans se faire mal.

Sans être un chanteur d’exception, Sture assure les quelques passages en voix claire du dernier album sans grand souci. Les breaks mélodiques sont auréolés d’un feeling gothique et mélancolique très agréable : qu’il s’agisse de thèmes de guitare ou de samples de violons, ces accalmies sont très belles et s’articulent parfaitement avec les moments plus burnés. Ces moments savent également être épiques, et les leads de guitare illustrant les récits de guerre et de torture de "Speak Goddamnit" dégagent un souffle certain. Au final Vreid ne part que très rarement dans le black à proprement parler, et parvient à être ambitieux musicalement (les influences brassent très large) tout en restant catchy et accessible. Par contre la deuxième moitié du set perd un peu le rythme : déjà le volume sonore augmente et oblige à remettre les bouchons, donc à perdre une bonne partie du grain des guitares. De plus les morceaux sont moins accrocheurs, et il faut attendre le "Pitch Black" final pour que la sauce reprenne.


Vreid a prouvé que leur place sur cette Black Stage était amplement méritée ; leur musique inspirée, le talent d’exécution des membres et la mise en scène (peu de pyrotechnie, mais aux bons moments) ont conquis la foule. Espérons qu’on les retrouvera encore plus haut sur l’affiche la prochaine fois, car nul doute que de nuit le spectacle sera encore plus prenant.


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