CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 29 juin 2009




SETLIST

This Is Now
Never Let It Die
Perseverance
Thirsty & Miserable (reprise de Black Flag)
The Most Truth
Last Breath
Tear It Down
Polluted of the Soul
Doomsayer
To the Threshold
Defaitist
As Die Hard As They Come
Betrayed by Life
Hallow Ground
Live for This
I Will Be Heard
Destroy Everything

AFFILIÉ

Hatebreed
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21 juin 2009 - Hellfest


Hatebreed_Hellfest_20090621

Hatebreed a une réputation de tueurs en live. Pas des tueurs vicieux et malingres qui vous anéantissent les oreilles à grands coups de riffs torturés et de plans malsains, de parties de claviers crades ou d'un chant vil et odieux. Non, Hatebreed tape dans le metal hardcore de haute volée, celui qui, tel un monstrueux bulldozer, se fait voir arriver de loin et qui, en moins de deux, vous a déjà collé une baffe monumentale en pleine poire, fait marche arrière sur votre carcasse, puis retourne en marche avant. Et ainsi de suite, pendant une heure.

Et ce n'est pas étonnant de voir la formation jouer en tête d'affiche ce soir, juste avant Manowar, dernier groupe de cette ultime journée de l'édition 2009 du Hellfest. Non seulement les membres arborent des gueules de méchants garçons, à grands renforts de tatouages « long sleeves » ou de bandanas à l'image du chanteur Jamey Jasta, mais ils balancent surtout un metal hardcore du feu de dieu servi par un son puissant et massif à souhait. De la batterie à la basse, des guitares au chant, tout est impeccable et la violence des compositions en bénéficie largement. Les titres du set sont un délice de bourrinage joué sans le moindre accroc, chose heureuse, le groupe ne jouant pas spécialement la carte de la technique instrumentale mais plutôt celle de l'efficacité, avec des passages speeds entraînants et des beatdowns écrasants. Les morceaux sont courts et s'ils se ressemblent les uns des autres, ils sont néanmoins accueillis avec joie par le public qui se fait bien nombreux.

Et tomber sur le public d'un concert d'Hatebreed est une chose déconseillée lorsque l'on ne s'y attend pas. La foule s'étend sur plusieurs dizaines de mètres, soulevant de gros nuages de poussières, jumpant et pogotant sur les riffs brutaux des monstres du Connecticut, enchaînant les circle pits, laissant juste assez de temps aux non-participants pour échapper à une mort assurée. Le temps d'une reprise des Black Flag, Jamey Jasta invite carrément le public à faire non pas un, mais trois circles pits sur la gauche de la scène, sur sa droite et pile au centre. Et les spectateurs de s'exécuter, déversant encore plus de poussière que quelques minutes avant. Le concert se déroule ainsi dans un torrent de haine musicale jouissive, les plus courageux prenant leur douche de son aux premiers rangs, les moins téméraires admirant le spectacle et le son de loin. Le groupe achève tout le monde avec les énormes "I Will Be Heard" et "Destroy Everything", qui voient participer presque tout le monde durant les refrains.


Le hardcore n'était pas très présent cette année au Hellfest ? Qu'importe, Hatebreed a fait oublier ce tracas avec une présence de fous furieux communicative au possible. Ce brûlot de violence aura visiblement satisfait le public qui le fait savoir au groupe avec beuglements et poings levés. Celui-ci se retire, sourire aux lèvres, laissant la place aux rois auto-proclamés du metal, j'ai nommé Manowar.


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