CHRONIQUE PAR ...

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Ronnie
le 28 juin 2009




SETLIST

Indigo
Obsessive Devotion
Sensorium
Cry for the Moon
Chasing the Dragon
Sancta Terra
Consign to Oblivion

AFFILIÉ

Epica
Paris - Zénith
(04 février 2017)

21 juin 2009 - Hellfest


Epica_Hellfest_20090621

Epica, second combo à chanteuse du festival (avec HolyHell) débarque le dimanche. Tout comme en 2007, relativement en marge de la plupart des groupes présents au Hellfest, difficile de savoir quel accueil leur sera réservé à Clisson. Si le style symphonique ne fait pas l'unanimité dans le monde métallique, il le fait encore moins en France. Bonne surprise une fois de plus, fans (pas que des gothopoufs) et curieux ont répondu présent.

Tout d'abord, la set list n'est pas tant éloignée de leur précédente venue (pour ne pas dire quasi identique). "Indigo" est décidément une des plus belles intros qu'il m'ait été donné d'entendre (et pourtant dans les albums de heavy ou de sympho cet exercice est quasi systématique). "The Obsessive Devotion" est le morceau qui à mon sens représente le mieux ce qu'est devenu Epica : à la fois grandiloquent tout en restant puissant et mélodique, c'est-à-dire la synthèse parfaite qui fait que la bande de Mark garde ses racines métal (et tend à les développer de plus en plus avec le temps). Et justement comme il avait été souligné avec notamment "The Classical Conspiracy", le batteur issu de la scène death, s'est ré-approprié les morceaux et leur a donné un second souffle, le paradoxe mélodie/brutalité est d'autant plus accentué. De plus, Simone semble être en voix tout comme Mark qui maîtrise avec de plus en plus de rage ses grunts. "Consign to Oblivion", ses dix minutes et son final dévastateur termine le set comme il avait commencé : magnifiquement et sans décevoir.

Il y a du monde tout de même, mais le plus étonnant, c'est la diversité du public : aucun (ou aucune) pseudo metalleux pré-pubère, fan de Manson, Cradle et Nightwish... désolé pour cet instant cliché. Mais l'affluence va de l'amateur de heavy au deatheux, en passant par l'amateur de musique brute et mélodique qui semble plus travailler dans un bureau que dans une morgue (et hop encore un cliché sur les metalleux). Et comme à son habitude, le groupe le leur rend bien, ils sont très communicatifs et font preuve de professionnalisme autant techniquement que dans leur façon d'occuper la scène. Par contre, on regrettera qu'aucun morceau de Design Your Universe le nouvel opus des Hollandais (terminé, mais pas encore sorti) ne soit joué, beaucoup y ont cru...en vain. L'autre ombre au tableau concerne la set list : ils ont joué "Sancta Terra", pas un mauvais titre, mais loin d'être là pour constituer un best-of de 40 minutes pour les festivals.


Le groupe repart visiblement satisfait et c'est réciproque. Le public semble conquis, autant les fans que les néophytes ou même les curieux venus combler un trou dans leur planning ou regarder Simone, toujours aussi aguichante. Comme quoi, du sympho en pleine journée (à 18h) sur la scène principale ça attire. Ca fait plaisir cette ouverture d'esprit que l'on ne retrouve vraiment qu'en festival.


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