CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 26 juin 2009




SETLIST

Game of Fools
Dirty Letter
155
Roll the Dice
V8 Fantasy
Tornado Dreaming part.2
Red Light Joint
Under the Overpass
Nobody's Home
No Regrets
Let It Go

AFFILIÉ

Koritni
Paris - Nouveau Casino
(20 mars 2007)
Peymeinade - Salle des Fêtes
(25 octobre 2007)
Peymeinade - Salle des Fêtes
(29 mai 2009)

20 juin 2009 - Hellfest


Koritni_Hellfest_20090620

L'important, dans un festival, c'est d'être programmé le bon jour au bon moment. Prenez Koritni par exemple : s'il avait été à l'affiche du vendredi, très portée sur le hard rock, il aurait surement fait un malheur ; mais en ce samedi davantage axé sur le metal « moderne » (Gojira, Soulfly, DevilDriver…), l'audience est moins adaptée. C'est donc dans une relative indifférence (à la fin, il y avait plus de monde à attendre l'arrivée de Pain sur la scène connexe que devant Koritni) que les Australiens ont livré un show hard rock pas piqué des vers.

Koritni, c'est d'abord son leader, qui a donné son nom au groupe comme ça se faisait souvent dans les 80's. Dans le genre bête de scène, il se pose là l'animal. Une vraie pile électrique ! Le kangourou ne tient pas en place, grimpe sur tout ce qu'il trouve, profite à fond de l'avancée scénique, descend taper la chansonnette dans les premiers rangs ; et quand il consent à rester sagement sur scène, il cabotine comme un malade. Si vous faites ça sans avoir la classe, vous pouvez très vite avoir l'air ridicule ; mais si vous avez les gènes d'une rockstar, ça s'appelle tout simplement la rock n' roll attitude. Et puis attention, frimer OK, mais pas au détriment de la musique. Koritni a une superbe voix hard rock très légèrement éraillée, et il sait comment l'utiliser efficacement. Son registre s'est élargi depuis ses débuts avec Green Dollar Colour : il n'a plus besoin de tout passer en force, et ses quelques montées dans les aigus se font de manière beaucoup plus propre et fluide. Et il est même capable de chanter sans se laisser déconcentrer par la nana qui a passé la moitié du concert les nichons à l'air juste devant lui !

Mais Koritni, c'est aussi un groupe, et pas franchement des rigolos là non plus. La section rythmique est carrée sans être particulièrement inventive ; bref, parfaite pour jouer du hard rock. C'est surtout la paire de gratteux qui fait plaisir à voir : deux bons lieutenants, des porte-flingues à l'aise en rythmique comme en solo, efficaces sur les chœurs, et qui savent faire le show sans voler la vedette à leur boss. Les Aussies disposent bien de quelques titres au tempo un peu élevé ("Under the Overpass" ou "Tornado Dreaming 2"), mais c'est surtout en mid-tempo qu'ils se montrent les plus efficaces : "Roll the Dice", "Red Light Joint", "Game of Fools", comment résister à des titres aussi carrés et groovy à la fois ? Koritni n'oublie pas non plus de venir piocher dans le répertoire de Green Dollar Colour, lui aussi bien fourni en terme de gros hard qui tâche. Après l'imparable "Dirty Letter" en début de set, c'est à la toute fin du show que Koritni a décidé de placer deux des meilleurs titres de l'unique album de son premier groupe, en l'occurence "No Regrets" et l'excellent "Let It Go" pour finir sur une bonne note. Une sacrée bonne idée !


Mon estimé collègue Pietro vous avait déjà vanté les mérites de Koritni en live, et je me joins à lui bien volontiers. Depuis ses débuts, le gang australien a pour habitude de sillonner les routes françaises, alors la prochaine fois qu'il passe près de chez vous, n'hésitez pas : vous pourrez vous prendre un shoot maousse de hard rock, avec l'attitude qui va avec et qui fait tout le sel du live. Par contre allez-y seul, ou vous vous exposez au risque de voir votre nana craquer pour la belle gueule de l'Australien et vous planter comme un clébard sur l'autoroute des vacances !


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