CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
le 24 juin 2009




SETLIST

Rock 'n' Roll Train
Hell Ain't a Bad Place to Be
Back in Black
Big Jack
Dirty Deeds Done Dirt Cheap
Shot Down in Flames
Thunderstruck
Black Ice
The Jack
Hells Bells
Shoot to Thrill
War Machine
Dog Eat Dog
Anything Goes
You Shook Me All Night Long
T.N.T.
Whole Lotta Rosie
Let There Be Rock

Rappel:
Highway To Hell
For Those About To Rock (We Salute You)

AFFILIÉ

AC/DC
Paris - Stade de France
(23 mai 2015)
Paris - Bercy
(27 février 2009)
Nice - Stade Charles Ehrmann
(15 juin 2010)
Marseille - Stade Vélodrome
(09 juin 2009)

12 juin 2009 - Paris - Stade de France


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Paris 3 – Marseille 1. Tout fan de foot présent en ce vendredi soir au Stade de France s’est malicieusement fait la réflexion, puisqu’après deux soirées à Bercy l’hiver dernier et une récente prestation au Stade Vélodrome, les Australiens reviennent fouler le SdF pour leur dernière date française. Et ce huit ans après leur dernière visite dans l’enceinte « Seine-Saint-Denis style ». Alors quand Brian Johnson hurle le traditionnel « Bonsssoaar Paaariiis », ce n’est pas que l’on souhaite lui faire réviser sa géographie d’Ile-de-France : juste que Paris, c’est à cinq bornes. En empruntant le périph’, la version française de Highway to Hell.

Paris ou Seine-Saint-Denis, là n’est pas le problème en cet après-midi d’attente. Juste que le lambda présent se fait de la bile. Quel pourrait être le sujet de son inquiétude ? Pas la setlist : il la connaît par cœur depuis des lustres et elle n’évoluera pas d’un pouce aujourd’hui. Pas d’état de santé de Phil Rudd qui, malgré une blessure à la cuisse, tiendra son rang haut et fort comme il le fit en terre marseillaise. Y aura-t-il assez de bières à vendre pour tenir jusqu’à 21h00, heure d’entrée théorique du groupe sur scène ? Non, l’angoisse du jour concerne le temps : la pléthore de nuages aussi menaçants qu’un riff de Slayer laisse craindre une fosse détrempée, et un inhérent manque de visibilité pour les malheureux qui assisteront à la prestation du fond de la pelouse. C’est alors parti pour la valse des possesseurs d’iPhone et autres Blackberry qui n’ont jamais autant surfé sur le site de Météo France et son contenu certes peu rock n’roll mais bien utile. Il faut dire qu’il y a huit ans, cette question climatique n’avait frôlé aucun esprit tant il crevait de chaud. Trêve de suspens : quelques gouttes seront tombées, mais rien de bien méchant et la tombée de la nuit offre un spectacle délicieux : le scintillement des milliers de cornes rouges luminescentes achetées aux abords du stade.

Mais le rouge n’a qu’un temps. A 21h00 tapantes et dès l’entrée en scène du Train 666 (plus cheap que le Vol 666 de Maiden), il va être éclipsé par le bleu des écrans de téléphones portables (toujours eux décidément) et des appareils photos numériques en mode vidéo pour ne pas louper une micro-miette de ce qui va défiler. Le film d’introduction n’a pas changé depuis Bercy : deux nénettes au fort potentiel mammaire sont dans un train et ne comptent pas se laisser ennuyer outre mesure par le Diable libidineux arborant le visage d’Angus. Mieux que cela : elles comptent le balancer par-dessus bord, avant d’employer le système de freinage d’urgence de la locomotive. Ceci fait, la loco en question, toujours fumante, finit sur les hauteurs de la scène et permet au groupe d’entamer les hostilités par (si,si…) “Rock n’Roll Train”. Apprécié de la fosse et relativement près de la scène, le son est particulièrement bon et équilibré, voire même un peu fort sur les premières mesures du morceau. Ceci a été rectifié peu après et ne bougera plus jusqu’à la fin du show deux heures plus tard. Heureusement, il est impossible d’en dire autant du public qui ne tient pas en place, que ce soit le jeune fan dont ce live est son premier d’AsseDesse ou le vieux briscard qui a conservé tous ses tickets depuis le Stadium de 1979. Heureusement, soit dit en passant, que l’ambiance est au rendez-vous avec 76000 personnes (selon les organisateurs, et je ne sais combien selon la Police, bien représentée dans le département).

D’ailleurs mieux vaut que les 76000 présents ne fassent pas trop la fine bouche. D’une, pour des raisons de setlist évoquées dans le paragraphe précédent. Et de deux pour les quelques malheureux qui auraient souhaité entendre davantage de titres du dernier album, Black Ice, duquel seront extraits quatre représentants. Outre “Rock n’ Roll Train”, ont le droit de cité : l’éponyme “Black Ice”, “Anything Goes” et les redoutables “Big Jack” et “War Machine”. Dommage que le groupe les expédie quelque peu rapidement pour toujours mieux rebondir sur un indémodable hit. “War Machine” et surtout “Big Jack” valent vraiment le détour en live et méritent plus que leur probable disparition lors de la prochaine tournée du groupe (comme ce fut le cas pour “Hard as a Rock” ou encore “Stiff Upper Lip”). A titre indicatif, le moins connu “Dog Eat Dog” connaîtra ce soir son quart d’heure de gloire. Mais il est vrai que les turbulences du public se font moindres lors du passage de ces titres. Et, pour en venir aux tubes, sachez néanmoins que quelques regards interrogatifs se sont échangés lors des premières mesures de “Thunderstruck” où Angus et Malcom Young se sont pris les pieds dans le tapis (un probable problème de retour) avant de rapidement rectifier le tir. “Thunder…” reste efficace mais ne dégage - semble-t-il - plus la puissance qu’il pouvait déployer, par exemple, sur le Live at Donington. Ce n’est pas le cas, en revanche, du triptyque “The Jack-Hells Bells-Shoot to Thrill” qui trouve aisément l’écho qu’il mérite encore et toujours. Un Brian Johnson affûté se souvient de ses cours d’EPS et grimpe à la corde pour faire sonner les incontournables cloches de l’enfer. La messe est dite en partie car le reste de la soirée va se dérouler sans accroc avant le climax offert par un “Let There Be Rock” d’anthologie.


Un petit tour et puis les Aussies s’en vont avant de revenir porter l’estocade “Highway to Hell-For Those About to Rock.” Il est bien dommage que bon nombre de fans aient été contraints de quitter l’enceinte à ce moment-là pour deux raisons. La première, compréhensible, concerne la récupération dare-dare de la voiture pour éviter au maximum les embouteillages. La seconde, plus légitime, attrait aux perturbations habituelles sur le RER B (à sa manière un Rock n’Roll Train au quotidien pour ses usagers) qui oblige les fans non-motorisés à emprunter les deux seules lignes restantes. Ils auraient mieux fait de consulter aussi les horaires sur le site de la RATP avec leur iPhone.

Un grand merci à Karyna pour ses talentueux clichés.
http://www.myspace.com/karynattgirl


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