CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 20 juin 2009




SETLIST

n/a

AFFILIÉ

DevilDriver
Paris - La Boule Noire
(21 décembre 2005)

20 juin 2009 - Hellfest


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DevilDriver en live, tiens, ça faisait longtemps. Régulier comme une horloge, le groupe s'est en effet toujours démerdé pour poser une date en France après chaque album, et si la situation est différente aujourd'hui c'est que Pray For Villains n'est pas encore sorti. Sachant que l'album est terminé et qu'il a déjà leaké sur le Net, les Américains allaient-ils en profiter pour faire un concert promo précoce ?

Quand le concert commence sur "Clouds Over California" on se dit que non. Quoique pas vraiment en fait : on se dit surtout « hé merdeuh, le son de festoche typique ». Ben oui, le coup du son saturé de basses où la double pédale triggée écrase tout et où les guitares rythmiques sont quasi-inaudibles, c'est devenu un lieu commun. Et les lamentations habituelles de suivre : si votre serviteur parvient tout de même à s'éclater c'est parce qu'il connaît déjà les chansons, et nul doute qu'une personne n'ayant pas cette chance n'y panera rien. Heureusement la musique du groupe est pas mal basée sur le rythme et les syncopes, donc secouer la tête reste possible. En tous cas le début de concert tape très fort : forcément, quand on balance "Die (and Die Now)" ,"Hold Back the Day" et "I Could Care Less" en moins de vingt minutes... En plus d'un plaisir de jouer évident on sent que le groupe est vraiment devenu pro : la mise en place est au quart de poil et les musiciens en imposent. Dez Fafara c'est une autre histoire : s'il reste un frontman très honorable, son chant est extrêmement inégal. Il lâche des trucs impressionnants à un moment donné pour fatiguer très vite à d'autres, basculant très souvent dans un registre carrément parlé pour passer ses textes.

C'est vocalement étrange, et la baisse de régime du dernier tiers ne va pas aider à ce niveau-là : la bouillie qu'est le son ne permet pas du tout d'évaluer l'extrait de l'album à venir. Impossible de savoir si le petit nouveau confirme la direction thrash mélodique / metalcore de The Last Kind Words ou au contraire repart plus vers l'extrême-core jumpy du le premier album. Fafara prend en tous cas un malin plaisir à haranguer la foule et à la mener du bout du doigt : il provoquera un énorme circle pit - la poussière soulevée en deviendra aveuglante -, annonçant au passage qu'il ne veut pas voir de « fuckin' hardcore kickboxing », ce qui est tout à son honneur car trop peu de groupes s'y avancent. La foule obéira et enchantera la vocaliste qui s'exclamera « That's fucking proper ! » tant tout le monde pogote en courant de manière disciplinée est respectueuse. Il n'empêche que dès qu'on sort des tubes absolus on commence à s'ennuyer un peu : "End of the Line" relance quelque peu la sauce, mais on ne peut pas non plus dire que ce soit l'extase.


Malgré le professionnalisme et l'énergie du groupe, les conditions d'écoute auront été trop mauvaises pour profiter correctement de ce concert de DevilDriver. On ressort donc bien frustré de ce concert gâché par les problèmes de son, il faudra revoir DevilDriver lors de la tournée Pray For Villains avec une façade potable pour pouvoir se faire un avis !


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