CHRONIQUE PAR ...

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Pietro
le 12 juin 2009




SETLIST

Rock 'n' Roll Train
Hell Ain't a Bad Place to Be
Back in Black
Big Jack
Dirty Deeds Done Dirt Cheap
Shot Down in Flames
Thunderstruck
Black Ice
The Jack
Hells Bells
Shoot to Thrill
War Machine
Dog Eat Dog
Anything Goes
You Shook Me All Night Long
T.N.T.
Whole Lotta Rosie
Let There Be Rock

Rappels:
Highway To Hell
For Those About To Rock (We Salute You)

AFFILIÉ

AC/DC
Paris - Stade de France
(23 mai 2015)
Paris - Bercy
(27 février 2009)
Nice - Stade Charles Ehrmann
(15 juin 2010)
Paris - Stade de France
(12 juin 2009)

09 juin 2009 - Marseille - Stade Vélodrome


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Après deux concerts explosifs à Bercy il y a quelques mois (live report ici), le grand cirque Australien fait escale à Marseille pour la seule date dans le Sud et la seule date en province de sa tournée Black Ice Open Air European Tour, quelques jours avant de retourner à Paris pour exploser le Stade de France.

Arrivé tardivement sur place (merci aux embouteillages Marseillais) alors que The Answer termine un set qui a semble-t-il plu à une majorité du public (le groupe Café Bertrand a également joué en ouverture), votre serviteur constate que le stade est presque entièrement rempli. Un certain nombre de places est cependant toujours disponible aux guichets ce qui a le mérite de déjouer totalement les plans méprisables des escrocs qui espéraient se remplir les poches en revendant à prix d’or des billets achetés en masse sur internet. Bien fait pour eux! Comme à Bercy, le public d’AC/DC est extrêmement large : regroupant toutes les générations, du gamin de 10 ans dont c’est le premier concert (quelle chance !) au vieux briscard qui les suit depuis les débuts, en passant par la famille entière venue se divertir. Car l’aspect « concert d’été en plein air » attire également une frange du public qui ne doit pas connaitre beaucoup de chansons sorti de "Highway to Hell", mais qui prendra sa claque comme tout le monde.

Il fait encore jour lorsque le film d’intro apparait sur les écrans géants transpercés par le fameux train lorsque le groupe débarque sur "Rock N’ Roll Train". Tout est au rendez vous : le son est excellent pour un concert dans un stade, la scène est impressionnante, les lumières sont déjà superbes malgré la clarté et bien entendu le groupe nous envoie ses morceaux avec conviction. Pourtant le concert va mettre quelques morceaux avant de réellement prendre et de tout emporter. Il faudra attendre les classiques "Back in Black" et "Dirty Deeds Done Dirt Cheap" pour cela. Il faut reconnaitre que les titres du dernier album font légèrement retomber la pression (à part un excellent ‘Big Jack’), peut être à cause de la partie du public qui est venu uniquement pour les « tubes ». Un "Thunderstruck" légèrement moins percutant que d’habitude est largement rattrapé si besoin était par un jouissif "The Jack", bien entendu agrémenté du strip tease d’Angus qui finit d’emporter (enfin !) l’adhésion générale. L’ambiance sera à partir de là excellente, il était temps !

L’enchainement "Hells Bells" (les frissons lorsque la cloche apparait et retentit dans tout le Vélodrome!) suivi de "Shoot to Thrill" et son break légendaire sur lequel le stade entier s’embrase fait toujours son effet. Seule surprise du set, l’antédiluvien "Dog Eat Dog" est exhumé du mythique Let There Be Rock pour la plus grande joie des vieux fans, mais beaucoup de padawans non initiés resteront insensibles à ce morceau qu’ils ne connaissent pas. Le final "TNT" – "Whole Lotta Rosie" nous emmène vers ce qui restera comme le meilleur moment du concert : un "Let There Be Rock" absolument définitif, délivré ce soir dans une version renversante de conviction. Le fameux solo d’Angus qui le voit s’élever sur sa plate forme en plein milieu du stade restera dans les annales, le lutin totalement possédé prenant un malin plaisir à le faire durer encore plus longtemps que d’habitude, avant un final qui reste la meilleure définition du terme Rock N’ Roll. Un très grand moment. Le rappel classique sur ‘Highway to Hell’ et ‘For Those About to Rock’ apporte un terme presque définitif à ce concert.


Presque car lorsque le groupe quitte rapidement la scène une fois le dernier coup de canon tiré, les lumières restent éteintes. Tout le monde espère alors le Saint Graal : un ultime rappel, comme lorsque le groupe était revenu jouer le splendide "Ride On" au Stade de France en 2001. Hélas il n’en sera rien, mais le public marseillais aura quand même droit en guise de conclusion à un magnifique feu d’artifice tiré depuis la scène, point final spectaculaire à une soirée qui ne l’était pas moins. Tout juste pourra-t-on regretter une prise de risque minime et très peu de changement par rapport à la tournée de cet hiver, mais l’essentiel est là : voir AC/DC sur scène reste une chance rare.


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