CHRONIQUE PAR ...

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Dexxie
le 02 mars 2009




SETLIST

Iced Earth

In Sacred Flames
Behold the Wicked Child
Invasion
Motivation of Man
Setian Massacre
Burning Times
Declaration Day
Vengeance Is Mine
Violate
Pure Evil
Watching Over Me
Ten Thousand Strong
Dracula
Melancholy (Holy Martyr)
My Own Saviour

Rappel :

Iced Earth

AFFILIÉ

Saxon
Wacken
(03 août 2007)
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Hellfest (Clisson)
(21 juin 2013)
Wacken Open Air (wacken)
(01 août 2009)

Iced Earth
Wacken
(03 août 2007)
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(12 octobre 2013)
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2008)
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(08 novembre 2011)

25 février 2009 - Strasbourg - La Laiterie


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Après avoir ingurgité quelques litres de bière dans une micro-brasserie strasbourgeoise, c'est dans un état d'esprit pour le moins réceptif que nous nous rendîmes à la Laiterie, la salle de concerts locale. Ce soir, Saxon est en haut de l'affiche, soutenu par Iced Earth. Malgré des pré-ventes en demi-teinte, la salle semble relativement peuplée.

À peine le temps de s'installer du côté droit de la scène que les lumières s'éteignent. L'intro "In Sacred Flames" commence à retentir alors que le public hurle « Iced Earth ! Iced Earth ! Iced Earth !», les membres de ce groupe devenu une référence du Heavy Metal débarquent alors sur scène et enchaînent sur le titre "Behold the Wicked Child" devant une assemblée assez statique, chose qui s'explique peut-être par sa moyenne d'âge qui semble approcher la trentaine, un fait assez inattendu dans cette salle à la fréquentation habituellement plus jeune. Malgré les tentatives de vos serviteurs, pas le moindre pogo ne se profile à l'horizon, et on va jusqu'à s'étonner de ne trouver dans la salle aucun déambulateur. Mais tout ceci n'enlève rien à l'enthousiasme général.

En effet, les fans d'Iced Earth peuplant la fosse, et ce en dépit du fait que Saxon soit ce soir la tête d'affiche, donnent de la voix sur les refrains (« Vengeance is Mine !»), et ce pour le plus grand plaisir de Matt Barlow qui s'en donne à coeur joie : l'interaction entre celui-ci et l'auditoire est plénière. L'aisance scénique du chanteur va crescendo, tandis que sa performance vocale est d'emblée remarquable. Cet homme n'a rien à envier aux meilleurs chanteurs de heavy actuels. D'autre part, le son est tout à fait savoureux, les instruments sont correctement équilibrés, il n'y a rien qui déborde, et nos oreilles s'en délectent. La setlist est quant à elle assez éclectique, et la formation surfe sur sa discographie complète, alternant chansons rentre-dedans et morceaux plus calmes.

En ce qui concerne l'attitude du groupe, le plaisir des musiciens est apparent et leur comportement communicatif. Le chanteur invite régulièrement le groupe a l'aider à introduire les morceaux ou à chanter en chœur. Son visage est des plus éloquents, ce qui va de pair avec la puissance de sa voix : l'homme est en très grande forme et jouit d'une grande maîtrise de son organe. Le guitariste soliste, quant à lui, se promène sur scène en jouant ses solos avec une aisance presque rabelaisienne, entre deux grimaces à l'intention du bûcheron charcutant ses fûts à l'arrière de la scène. Enfin, le guitariste Jon Schaffer, leader du groupe, est relativement en retrait, en tout cas lorsque l'on compare cette soirée au concert que le groupe avait donné au Wacken Open Air 2007 avec comme vocaliste Tim « Charisme d'Huître » Owens. En fin de concert, le public visiblement conquis rappelle le groupe qui nous sert sur un plateau son titre éponyme.

Le temps de boire une bière, et les vétérans de Saxon apparaîssent sur scène. Et c'est décevant. Les compos sont plates, linéaires et répétitives, la voix et la batterie beaucoup trop envahissantes, et, bien que le vocaliste et le bassiste fassent un effort de présence scénique en tentant quelques blagues par-ci par-là, la performance des Britanniques nous laisse un peu sur notre faim : elle paraît en effet bien fade après la prouesse d'Iced Earth, au point de se demander si une permutation de la tête d'affiche n'eut pas été de rigueur. D'ailleurs, les gens venus voir Saxon semblent avoir été agréablement surpris par nos amis d'outre-Atlantique. Pour les gens aimant le Metal sans pour autant être fans de Saxon, l'inconfort de la station debout, la soif et la chaleur pourront avoir du mal à être compensés par la qualité musicale. Preuve en est que la réputation ne fait pas tout. Heureusement, la bière était fraîche.


Pour résumer la soirée, la première partie aura été des plus mémorables, à l'inverse de la seconde. On est donc largement en droit de s'interroger sur le choix de la tête d'affiche, qui s'est visiblement une fois de plus davantage basé sur la renommée que sur le talent.

Crédits photo : www.myspace.com/icedearth


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