CHRONIQUE PAR ...

59
Jal
le 19 février 2009




SETLIST

I'm Going In
Follow Me
Zombie Slam
Suicide Machine
Stay Away
Bitch
Dancing with the Dead
On Your Knees
Crashed
Walking on Glass
I Don't Care
Just Hate Me
End of the Line
Nailed to the Ground
It's Only Them
On and On

Rappel :

Same Old Song
Eleanor Rigby
Have a Drink on Me

Rappel :

Shut Your Mouth
Bye/Die
Greed

AFFILIÉ

Pain
Hellfest (Clisson)
(20 juin 2009)
Wacken Open Air (wacken)
(01 août 2009)

17 février 2009 - Strasbourg - La Laiterie


Pain_Strasbourg_-_La_Laiterie_20090217

Ne connaissant Pain que de nom et étant friand de l’autre groupe du Sieur Peter Tägtgren (Hypocrisy), c’est avec un peu d’appréhension que j’entre dans la grande salle de la Laiterie. Initialement prévu dans le club, la concert aura finalement lieu dans la grande salle en raison des pré-ventes plus qu’honorables.

Entrée dans la salle, le temps de discuter avec quelques connaissances et en route pour la première partie. Autant le dire tout de suite, ce premier groupe, Brother Firetribe, n’a rien à voir avec Pain musicalement parlant. Leur présence est sans doute due au fait que le guitariste soit également celui de Nightwish, groupe qui a la sympathie de Pain. Au bout d’une chanson, on est déjà totalement dans l’ambiance de leur musique, et ce n’est pas forcément un bien puisqu’on a l’impression d’entendre inlassablement un mauvais remix de « Final Countdown » de Europe avec un clavier kitsch au possible. Certes, ça peut avoir son charme mais n’est pas Europe qui veut, et dans le cas présent on en est loin. L’avantage est que nous aurons pu nous désaltérer avant le réel clou du spectacle.

C’est donc dans une salle bien remplie que la lumière s’éteint pour laisser le public hurler son envie de voir le combo suédois de Pain. C’est donc sur les premières notes de "I'm Going In" qu’arrivent sur scène les quatre musiciens bien menés par le charisme de Peter. Leader en grande forme d’ailleurs ce soir, passant d’un registre vocal à un autre sans aucun souci, et c’est là qu’on reconnaît les grands. Une voix puissante à souhait en guttural et à l’opposé une voix oppressante et comme possédée par moments. Quant aux autres musiciens, ils jouent bien et on sent la motivation et le bonheur d’être là, notamment le guitariste qui ne cesse de sourire durant tout le show. Les morceaux s’enchaînent à merveille, comme s’ils étaient tous taillés pour le live. Bon, je dois admettre que je ne connaissais que très peu la musique du groupe auparavant mais il est évident que la qualité est là.

C’est sur une note ô combien romantique que le chanteur annonce une chanson spécialement dédicacée aux femmes ("Bitch") pour débuter la deuxième partie du concert. Étrangement les femmes présentes (en assez grand nombre je dois dire) furent plus que ravies de cette chanson : ça sautille partout, ça danse… à croire qu’elles n’étaient pas totalement aptes à comprendre les paroles (certes, c’est au deuxième degré, voire plus qu’il faut les prendre, mais quand même…). Et l’énergie dégagée par le groupe n’a de cesse de se transmettre au public qui en redemande à chaque chanson. Quelques pogos par ci, des sautillements par là, on se croirait retourner dans notre jeunesse, qui bien sûr n’est pas si loin que ça, et il faut avouer que ça fait sacrément du bien.

Après "On and On", le combo quitte la scène sous les acclamations du public bouillant et revient au bout d’une petite minute afin de nous gratifier d’un rappel sympathique de trois chansons, dont une au bottleneck parlant des ravages de l’alcool ("Have a Drink on Me"), avant de sortir à nouveau mais cette fois plus longuement. Or ce n’est pas un rappel auquel auront droit les Strasbourgeois, mais à deux rappels, et pas n’importe lesquels puisqu’à peine de retour sur scène c’est sur la mélodie de « radio-réveil » du hit "Shut Your Mouth" que la fête va continuer avant de passer à l’enormissime "Bye/Die". Enfin, c’est sur un morceaux plus punk et bourrin que Peter va lâcher sa guitare pour se consacrer uniquement à la voix. C’est finalement sur fond de "My Way" de Sinatra que le groupe tire sa révérence pour la soirée.


Pour tout dire, ce concert fut une agréable surprise, et c’est là qu’on comprend entièrement le sens de « spectacle ». Un concert sympa sous le signe de la bonne humeur, un groupe heureux d’être là, un public réceptif. Que demande le peuple ?


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6