CHRONIQUE PAR ...

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Pietro
le 09 février 2009




SETLIST

Choir of the Damned (intro)
Hordes of Chaos
Warcurse
Extreme Aggression
Phobia
Voices of the Dead
Enemy of God
Destroy What Destroys You
Pleasure to Kill
People of the Lie
Coma of Souls
The Patriarch (intro)
Violent Revolution
Terrible Certainty
Betrayer

Rappels

Amok Run
Riot of Violence
Flag of Hate
Tormentor

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02 février 2009 - Marseille - Espace Julien


Kreator_Marseille_-_Espace_Julien_20090202

Étape marseillaise dans cette sympathique salle qu’est l’Espace Julien ce soir pour le Chaos Over Europe Tour de Kreator qui fait suite à la sortie se son dernier album, Hordes Of Chaos. Les vétérans du thrash allemand ont cette fois emmené trois groupes bien différents dans leurs valises.

C’est à un certain Emergency Gate, jusqu’alors inconnu par votre serviteur, d’ouvrir les débats dans un Espace Julien encore très peu rempli. Le chanteur tout de blanc vêtu des Allemands en profite d’ailleurs pour descendre chanter au milieu du public clairsemé qui s’écarte timidement, laissant ainsi au bougre la place pour se balader tranquillement tout en chantant, assez bien d’ailleurs. Le metalcore du groupe est classique mais efficace, le genre de première partie sympathique sur le moment mais qu’on oublie vite. Mais la désertion du public inquiète pour la suite de la soirée.

La salle est en effet à peine plus remplie lorsque les suisses d’Eluveitie prennent possession de la scène. Amusant de voir des instruments aussi rares et insolites qu’une vielle à roue, un violon, des flûtes ou encore une mandoline dans le cadre d’un concert de metal. Et encore, on apprend que le joueur de cornemuse manque à l’appel ce soir ! Chapeau et respect en tout cas à ce groupe qui fait le pari de tout jouer avec de « vrais » instruments et de ne pas recourir à un clavier sur scène pour jouer les parties folkloriques qui accompagnent son death mélodique. Malheureusement et comme on pouvait s’y attendre tout cela est extrêmement difficile à mixer et certains instruments sont à peine audibles, même si je craignais personnellement une véritable bouillie sonore qui aura été évitée de peu. Beau succès mérité pour les Suisses qui repartent sous les acclamations du public marseillais, particulièrement sensible aux extraits du dernier album, Slania.

N’étant absolument pas adepte du metalcore stéréotypé de Caliban que j’ai déjà eu à subir dans cette même salle, leur concert sera pour moi l’occasion de me désaltérer au bar.

Comme par magie la salle aura eu le temps de se remplir et ne sera pas loin d’afficher complet au moment où retentit l’intro du concert de Kreator dans la sono. Le public est donc venu pour prendre sa dose de thrash allemand et seulement pour ça. Le groupe originaire d’Essen entame son set par les deux premiers titres de son nouvel album. Comme prévu le refrain du title track déclenche une véritable furie dans le pit, que "Warcurse" ne calmera pas. « Violence is conquering Marseille!». Pourtant le niveau de violence montrera d’un bon cran lorsque le groupe entame un "Extreme Aggression" introduit par un Mille Petrozza particulièrement remonté. Du premier rang où votre serviteur a la chance de se trouver il ne fait aucun doute que l’homme ne fait pas semblant !

Tous les titres font mouche en ce début de concert : un "Phobia" particulièrement efficace est suivi par un "Voices of the Dead" plus posé et mélodique dont Mille expédiera le refrain un peu comme il peut mais peu importe, le groupe est là pour envoyer sans trop se poser de question, comme le prouve l’excellent "Enemy of God". Notre chanteur, très bavard entre les morceaux, raconte qu’il ment aux journalistes quand ils leur dit que ses textes ne sont pas à prendre au sérieux : il a vraiment envie de tuer ce soir, et la version de "Pleasure to Kill" qu’on se prend entre les dents le prouve en faisant vraiment très mal. Les tubes "People of the Lie", "Coma of Souls" ou "Violent Revolution" ne font pas de quartier non plus, tout comme le récent "Destroy What Destroys You" ou les classiques "Terrible Certainty" et "Betrayer" qui achèvent le set.


C’est "Amok Run" et son intro chantée en voix claire qui introduit les rappels, avant un "Riot of Violence" interprété comme le veut la tradition par un Ventor dont la voix est malheureusement beaucoup moins audible que sa frappe de mule. Petrozza prend alors le temps qu’il faut pour que tout le monde gueule avec lui qu’il est temps de hisser le drapeau de la haine, ce qui annonce les ultimes classiques "Flag of Hate" et "Tormentor" qui s’enchainent dans une orgie de vitesse et d’agressivité propres au Thrash, au vrai, au grand. On reste comme sonné après cette débauche d’énergie qui sera passée très vite. Quelle claque ! Les prétendants au trône sont encore très loin d’arriver à la cheville des maitres !


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