CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 28 janvier 2009




SETLIST

Choir of the Damned
Hordes of Chaos
Warcurse
Extreme Aggression
Phobia
Voices of the Dead
Enemy of God
Destroy What Destroys You
Pleasure to Kill
People of the Lie
Coma of Souls
The Patriarch / Violent Revolution
Terrible Certainty
Betrayer
Amok Run
Riot of Violence
Flag of Hate / Tormentor

AFFILIÉ

Kreator
Wacken
(06 août 2005)
Clisson - Hellfest
(24 juin 2007)
Tournée
(27 novembre 2014)
Wacken (wacken)
(02 août 2008)
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(02 février 2009)
Thrashfest (Elysée Montmartre)
(13 décembre 2010)
Hellfest (Clisson)
(18 juin 2011)
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2013)
Paris - Bataclan
(06 novembre 2012)

27 janvier 2009 - Paris - Elysée Montmartre


Kreator_Paris_-_Elysee_Montmartre_20090127

Si vous êtes un fidèle lecteur de nos pages virtuelles, vous n'êtes pas sans savoir que votre serviteur n'a été que très moyennement convaincu par la qualité du dernier opus de Kreator, Hordes of Chaos (pour les autres, petite piqûre de rappel ici). Mais bon, rien de suffisamment dramatique au point de détruire une si longue histoire d'amour. Et comme la possibilité de voir Kreator en live, sur son terrain de jeu favori, est une offre qui ne se refuse pas, direction Paris pour la première des 3 escales françaises du Chaos Over Europe Tour.

A peine entré dans l'Elysée Montmartre, c'est la douche froide : bordel, mais c'est quoi cette salle en configuration réduite ? C'est quand même Kreator à l'affiche, merde ! Surtout que même avec une salle à la capacité réduite de moitié, on ne peut pas dire qu'on était serrés. Caliban a eu largement assez de place pour organiser comme il le voulait son traditionnel wall of death (et du coup, terminer son set avec un trou énorme en plein milieu d'une salle visiblement peu concernée). Alors oui, le dernier-né de Kreator n'a pas fait l'unanimité, et oui, la qualité de l'affiche était très largement inférieure à celles des derniers passages des Allemands en France. En lieu et place de Dark Tranquility + Ektomorph + Hatesphere en 2005, et Celtic Frost + Legion of the Damned + Watain en 2007, on a cette fois à Caliban + Eluveitie + Emergency Gate. Résultat logique : un véritable four pour les 2 groupes de metalcore, et à peine mieux pour les Suisses d'Eluveitie et leur folk/mélodeath. Mais bon, ceci n'explique pas tout : depuis quand Kreator a-t-il besoin des premières parties pour blinder une salle ? Il ne manquerait plus qu'on les retrouve au Trabendo ou au Nouveau Casino la prochaine fois ! Déjà que Destruction ne s'aventure plus en France depuis l'annulation des 3 dates françaises de la tournée Inventor of Evil faute de préventes, tout comme Sodom qui a jeté l'éponge depuis longtemps…

Enfin bon, c'est pas grave, de toute façon les absents ont toujours tort. Spécialement ce soir, puisqu'ils auront manqué un show impeccable d'un Kreator en très grande forme. Surtout Mille Petrozza, bien plus à l'aise vocalement que lors de son dernier passage en 2007, où il avait souffert tout en apparaissant assez peu concerné. Là, on l'a senti tout de suite très concentré, tout comme ses petits camarades d'ailleurs. Résultat, une interprétation collective très carrée, y compris sur des morceaux parfois joués approximativement comme "Voices of the Dead". Même le pré-refrain imbitable de "Pleasure to Kill", devenue au fil des années la bête noire du frontman, est passé sans problème ! Mais bon, reprenons au début. Kreator est là pour assurer la promo de Hordes of Chaos (mais aussi «to give you another night of… EXTREME AGGRESSION !!!!!»), aussi n'est-il pas surprenant de voir le concert débuter par les 2 premiers titres de l'album. Pour un résultat mitigé d'ailleurs : malgré un refrain pourtant taillé pour le live, "Hordes of Chaos" ne convainc pas tout à fait. Il faut dire le public est un peu cueilli à froid, ne commençant à se lâcher qu'à partir de "Phobia" pour véritablement prendre feu sur "Enemy of God". Surtout la frange la plus jeune du public, qui semble être pris d'une méchante envie d'en découdre. Ca tombe bien, parce que Kreator va sortir l'artillerie lourde !

Avant cela, un autre nouveau morceau avec "Destroy What Destroys You". Et cette fois c'est l'inverse : alors que la version studio m'est apparue très moyenne, ce titre sonne nettement mieux en live, grâce à la frappe de mule du monstrueux Ventor. Mais ensuite, place au moment que tout le monde attend fébrilement : l'heure du «old stuff Kreator». "Pleasure to Kill" : on connaît, mais c'est bon ; "People of the Lie" : on connaît, mais c'est putain de bon ; "Coma of Souls" : c'est à peu près mon dernier souvenir du concert, avant de tomber en syncope et de me réveiller aux urgences. Bon, OK, j'exagère : c'est juste le moment où j'ai violemment joui dans mon caleçon. "Coma of Souls", bordel de merde ! Une authentique pépite ! Et avec "Terrible Certainty" peu après, je vous raconte même pas. Un voyage dans le passé certes, mais carrément en première classe ! Le public est chaud bouillant, surtout que Kreator ne nous laisse pas vraiment le temps de récupérer : ayant commencé avec un léger retard, le show est mené tambour battant, avec très peu de pause entre les morceaux. Le moshpit ne cesse de grandir, mais ce n'est toujours pas assez pour Petrozza qui réclame un «moshpit french style» (visiblement, c'est sa nouvelle expression, déjà entendue au Wacken 2008). Pourtant, on sent que les premiers rangs ont besoin de souffler, d'où un petit coup de mou sur les passages instrumentaux de "Riot of Violence".


Déjà 22h30, l'heure du couvre feu approche : même pas le temps de marquer un rappel car déjà, «it's time… to raise… the flag, of, HATE !!!!» Comme le souligne Petrozza, le dernier morceau d'un show de Kreator ne change jamais, mais toucher à cette tradition déclencherait à coup sûr une émeute. C'est déjà le clap de fin sur un show dont on pourra regretter la durée assez courte (1h25, à rapprocher des 1h55 de 2005), mais d'une rare intensité, délivré par un groupe en pleine possession de ses moyens. Un sacré retour en force !


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