CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
le 25 janvier 2009




SETLIST

Dead or Rock
Speedhoven
Tears of the Mandrake
Babylon
Pharaoh
Ministry of Saints
Solo de batterie
The Pride of Creation
The Headless Game
Save Me
SuperHeroes

Rappels :

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20 janvier 2009 - Lyon - Transbordeur


Edguy_Lyon_-_Transbordeur_20090120

Dernière étape de la tournée européenne d’Edguy pour promouvoir son petit dernier, Tinnitus Sanctus (chronique ici), cette date lyonnaise a toutes les raisons d’être réussie, à commencer par une affiche de rêve, puisque c’est le père André Matos en personne qui fera office d’invité de luxe pour chauffer la salle avec les suédois de HEAT (live-report ici). Autant dire que les allemands auront fort à faire pour ne pas se faire piquer la vedette par les brésiliens, d’autant que leur dernier album ne remporte pas l’unanimité et que d’après Jens Ludwig (interview ici), il sera tout de même chèrement défendu ce soir.

Et même si l’on attendait ce bon vieux "Ministry of Saints" en guise d’opener, le petit "Dead or Rock" placé d’entrée a pour mérite de dérider une foule qui n’avait pas vraiment tout donné pendant André Matos. Bonne nouvelle, le son a retrouvé la qualité de celui qu’avait Heat et les ingénieurs ne se sont pas inspirés de celui des brésiliens, pour notre plus grand bonheur. Et pour ceux qui ont déjà vu Edguy en live comme pour les chanceux qui viennent pour la première fois, dont votre serviteur, c’est un plaisir de voir les cinq comparses donner autant l’impression de s’éclater après une carrière qui commence à être bien remplie. On comprend en tout cas très vite que la réputation live de nos teutons est loin d’être usurpée. Ça bouge de partout, les trois guitaristes multiplient les posent cliché, Felix Bohnke tape comme un bourrin et Tobias ne lésine pas sur l’effort. Un autre avantage des shows d’Edguy, c’est que c’est franchement marrant. Chacune des interventions du chanteur sont à mourir de rire et en deux trois titres, tout le monde est de bonne humeur et paré pour faire la fête.

Cela tombe bien, car en deuxième position, on se prend directement le pavé "Speedhoven" dans la tronche, avec ses chœurs théâtraux. Que ceux qui n’ont pas apprécié le petit dernier, Tinnitus Sanctus, se rassurent : les quelques extraits qui sont joués ce soir passent à merveille l’épreuve de la scène. Bien entendu, les classiques ont évidemment leur places et trois grosses cartouches sont grillées dès le début du concert, avec un enchainement "Tears of the Mandrake", "Babylon" et enfin le second pavé "Pharaoh" qui termine de mettre le public à genoux. Pour autant, la setlist n’est pas exempte de tout reproche, avec notamment un solo de batterie plus que dispensable quand on sait que premièrement Felix Bohnke n’est pas un monstre de technique et que son solo n’est donc pas très intéressant à voir (d’autant que le batteur d’André Matos, Eloy Casagrande, est passé juste avant). Et deuxièmement, cela aurait permit de mettre un titre de plus à la place, ce qui aurait été hautement préférable. Quand les groupes auront compris que pour mettre des solos pendant un concert, il faut en avoir les moyens techniques, on aura fait un grand pas en avant.

Fort heureusement, le soufflé n’a pas le temps de retomber puisqu’on enchaine avec le speedé "The Pride of Creation", qui rappelle très fortement "Shelter From the Rain", extrait du dernier Avantasia. Plus surprenant en revanche, on notera la présence de "The Headless Game", annoncé en grande pompe par Tobi nous rappelant que ce titre avait été enregistré ici même pour le live Burning Down the Opera. On enchaine avec une petite ballade qui va bien en la présence de "Save Me" même si, là encore, on aurait préféré un petit "Land of the Miracle". Mais finalement, même si on aurait quelque chose à redire sur chaque titre, tout passe l’épreuve des planches comme une lettre à la Poste et c’est bien ça la plus grande qualité de nos allemands. Alors quand arrivent déjà les rappels, ces désagréments mineurs sont déjà loin et l’on profite, tout simplement. Le public est à la fête et se fend d’une chenille géante sur Lavatory Love Machine. On a également droit à quelques pogos, une farandole et quelques vocalises du public sur le mythique « La Marche Des Gendarmes ».


Le public, bien que peu nombreux, aura bien des choses à raconter à tous ceux qui ne se sont pas déplacés pour cette affiche et qui sont finalement les grands perdants. Edguy en live, c’est à faire au moins une fois dans sa vie, et plupart des gens présents ce soir repartent avec l’assurance qu’ils y retourneront la prochaine fois, preuve indiscutable que le concert a été une franche réussite.


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