CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 14 septembre 2008




SETLIST

Mistaken Element :
Nomad Lands
Incarnate to Create
Memory of Prediction
Complex Fractal
Return to Decadence
Sandstorm

AFFILIÉ

12 septembre 2008 - Paris - Trabendo


Mistaken_Element_Paris_-_Trabendo_20080912

Sur le papier, Mistaken Element était à mes yeux comme une sorte de « super groupe » poitevin, comptant parmi ses rangs Yann Ligner de Klone, au rang de chanteur et Samuel Bourreau d'Hacride, au poste de guitariste et choriste. Cependant, les trois autres membres du quintet ne font pas spécialement partie de groupes aussi médiatisés que les deux pré-cités, certains ne jouant même pas dans d'autres formations. Point de « super groupe », donc. En revanche, Mistaken Element est un groupe super.

En raison d'une arrivée un peu tardive, nous ne pourrons nous étendre sur le set de Jarell, venu défendre son premier album (chronique ici). Notons toutefois que le groupe est carré musicalement parlant, mais desservi par un son trop brouillon. En outre, les musiciens ne semblent pas vraiment être très à l'aise, certains headbanguant même sans être dans le rythme. Qu'importe, le public connaisseur du groupe est visiblement satisfait et l'applaudit, tandis que Mistaken Element commence à s'installer. Une fois les membres sur scène, le set peut commencer, après une brève salutation de la part du bassiste. Et le groupe de démarrer avec le titre "Nomad Land". D'emblée, le son est de très bonne qualité : on distingue très bien basse et guitares, la grosse caisse est suffisamment présente sans tout recouvrir et le chant est parfaitement audible. Seuls les chœurs sont un peu trop en retrait, problème qui sera vite réglé au cours du set.

Musicalement, Mistaken Element joue un death metal technique teinté de hardcore, dont les rythmiques montrent une grosse influence de Meshuggah, sans toutefois tomber dans l'explosion de polyrythmies. À cela s'ajoutent des passages plus atmosphériques à des lieues du calme atonal que l'on retrouve chez les Suédois. Au contraire, ces moments de fausse accalmie sont certes plus mélodiques et bien plus légers que les instants purement rythmiques, mais restent néanmoins burnés et servis par le chant clair (doté ou non de grain) de Yann Lignier, très en forme, de même que Samuel Bourreau et François Baron, bassiste du groupe. Ainsi, le refrain de "Complex Fractal" est juste jouissif, tant il allie les qualités du groupe : riffs de guitare et de basse mitraillettes calés sur la grosse caisse, lignes de guitare mélodiques allégeant le tout avec un chant et des chœurs parfaitement assurés. Guitares et basse sont parfaitement en place, de même que la batterie, dont les structures alambiquées sont un régal pour qui veut se rompre le cou autrement que sur un simple rythme binaire.


Les Poitevins offrent au final une seconde première de très haut niveau, bien que trop courte, faisant preuve d'une grande précision et d'une bonne présence scénique. Chose surprenante, le groupe n'avait pas joué en concert depuis près d'un an et demi avant cette date ! Quelle boucherie cela va-t-il être lors des prochains concerts d'autant que le groupe compose actuellement son deuxième album, annoncé comme plus brutal, rapide et mélodique qu'auparavant. Attention aux cervicales !



Crédit photo :

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Merci à Victor !


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