CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 28 août 2008




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

Unearth
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01 août 2008 - Wacken


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Unearth est devenu au fil du temps un groupe très fédérateur : partis d'un metalcore sympathique avec The Stings Of Conscience (chronique ici) ils ont depuis pris un virage thrash très apprécié des fans métal avec III : In The Eyes Of Fire. C'est donc une foule conséquente qui s'est amassée devant la True Metal Stage sous une pluie qui se fait de plus en plus intense.

Unearth arrive sur scène après une intro instrumentale, et explose tout. Tout de suite, violemment et sans concessions : le concert dont vous lisez le report est une boucherie intégrale, une tuerie du début à la fin... et pourtant le groupe n'est pas aidé par la technique : en début de set le son des guitares est pénible car trop tranchant si l'on ne met pas de boules Quiès, et si on en met elles disparaissent carrément et le mix se retrouve saturé par la basse et la double pédale. Mais le groupe et le public n'en ont cure : tout le monde est à fond dedans à commencer par l'excellent frontman Trevor Phipps. Non seulement ses hurlements sont parfaits mais il donne en permanence l'impression de vouloir niquer le monde entier, et il créera les mouvements de foule les plus violents du festival avec une facilité déconcertante. Quand le premier circle-pit se déclenche il s'étend comme une tache d'huile, et on le voit arriver avant de se retrouver happé dedans sans pouvoir rien faire. Et ça ne fait que commencer.

Phipps est tellement remonté qu'il semble en transe, et la manière dont il contrôle le public est clairement bluffante : qu'il hurle « fight your way to the fucking stage ! » et c'est une centaine de crowd-surfers qui déferlent le temps d'un titre. Qu'il réclame un circle-pit plus grand que le précédent et c'est un truc d'une ampleur folle qui se déclenche, laissant le souffle coupé quand on le voit sur les écrans géants. Et ainsi de suite... le public lui mange dans la main au point de beugler « wall of death ! » de lui-même mais de ne s'y mettre que quand Phipps le lui ordonne ! Et musicalement il faut bien avouer qu'Unearth représente ce que le metalcore tendance dure peut être de mieux : riffs de marteau-piqueur, mélodies heavy-metal à tire-larigot, parties thrash / speed qui déchaussent les molaires, beat-downs hardcore qui assassinent la fosse... c'est un rouleau compresseur de violence compacte et maîtrisée qui s'abat sur Wacken, sans relâche. Et le plus puissant, c'est qu'avec toute cette agression l'ambiance est résolument positive et enthousiaste, presque bon enfant...


Le public reste à s'éclater violemment sous une pluie devenue battante, ce qui ne manque pas de provoquer le respect du vocaliste. Et même si une fois la dernière note on fuit sans demander son reste (il pleut vraiment comme vache qui pisse) ce concert reste d'ores et déjà comme un grand moment de métal. Unearth était attendu mais le groupe a dépassé les espérances en délivrant un set complètement fou. À revoir sans aucune hésitation !


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