CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 28 août 2008




SETLIST

Sworn to a Great Divide
As We Speak
Exile
Bastard Chain
One With the Flies
20 More Miles
Rejection Role
Stabbing the Drama
As the Sleeper Awakes
The Pittsburgh Syndrome
Nerve

AFFILIÉ

Soilwork
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(22 juin 2014)
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(09 mars 2014)
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01 août 2008 - Wacken


Soilwork_Wacken_20080801

Qu'allait donner Soilwork sans son leader de toujours Peter Wichers ? Cette question appelait deux réponses : sur album et en live. Pour la première moitié on ne peut pas dire que Sworn To A Great Divide (chronique ici) ait rassuré grand-monde, il restait donc à voir ce que tout ça allait donner sur scène. Et quelle meilleure occasion que le Wacken pour ça ?

Car attention ça ne rigole plus, Soilwork joue sur la scène principale désormais et plus sur la Party Stage... et attaque son set d'une manière très prévisible, avec l'opener du dernier album. Il passe plutôt bien en live mais le chant choque immédiatement : Strid n'est pas dans son état normal et sa voix sera extrêmement différente de ce qu'on a pu entendre de lui, en live comme sur album. Les passages chant clair sont soit passés dans la souffrance soit massacrés mais surtout son growl est totalement méconnaissable : il ne monte presque jamais dans les aigus et balance donc en lieu et place de ses hurlements mélodeath / metalcore un chant thrash / death medium proche de celui du pont de "Follow the Hollow". Et ça le fait ! Ce n'est pas volontaire mais la violence des compos en sort renforcée et quand débarque la bombe "As We Speak" en deuxième titre (choix très judicieux s'il en est) tout ça se confirme : le refrain est douloureux, le reste énorme. Le petit nouveau Daniel Antonsson joue très bien et sa complicité avec Ola Frenning fait plaisir à voir, Dirk Verbeuren n'est pas démonstratif mais assurera une prestation parfaite et enthousiaste, et le son est plutôt bon sur la deuxième moitié du set même si "20 More Miles" est méconnaissable sur le moment.

Strid n'est peut-être pas lui-même vocalement mais en ce qui concerne le charisme et la capacité à tenir une scène il n'y a pas photo : il harangue la foule, semble sincère dans ses remerciements, bouge sans cesse et réussit à mobiliser le public qui jumpe, beugle, lève les bras et fait un énorme wall of death quand il le demande. Après "Rejection Role" et un énorme "Stabbing the Drama" dont la nature très rythmique convient parfaitement au live (la séance de jumping est un plasir collectif) un constat s'impose : on a eu droit à pas mal de tubes qui ont fort bien fonctionné, le dernier album est logiquement très représenté... et mis à part "Bastard Chain" aucun ancien titre n'est venu s'intercaler dans tout ça. Le dernier tiers du set enfonce le clou : tout tourne autour des deux derniers albums et quand Strid annonce que l'heure du dernier titre est venue on attend le sample culte qui ouvre "Chainheart Machine", sauf que c'est encore une compo de Stabbing the Drama qui déboule, l'obscure "Nerve" ! Ce set d'une heure pleine n'aura donc comporté aucun titre de Steel Bath Suicide ou Chainheart Machine, ce qui est assez incompréhensible et plutôt frustrant.


On ne sait pas trop quoi penser en sortant : Soilwork a rempli son contrat, offrant une performance brute, fédératrice et efficace alors même que le chant était méconnaissable. Les titres du petit dernier sortent grandis du live quand ils sont un peu plats ("Sworn to a Great Divide"), confirment leur statut de bonne compo quand il déboîtent sur disque ("The Pittsburgh Syndrome")... mais un concert de Soilwork sans titre des deux premiers albums et où les seuls disques représentés par plus d'une chanson sont les deux derniers, ça fait quand même un peu bizarre. Il faudra revoir ça...

Crédit photo : Michael Wiesner


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