CHRONIQUE PAR ...

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Painlesslady
le 06 juillet 2008




SETLIST

The Enemy
Ash And Debries
No Celebration
As I Die
Pity The Sadness
Requiem
Unreachable
One Second
Erased
Say Just Words

AFFILIÉ

Paradise Lost
Paris - Elysée Montmartre
(13 septembre 2007)
Paris - Elysée Montmartre
(19 décembre 2009)
Paris - Bataclan
(18 septembre 2008)
Paris - Trabendo
(31 octobre 2017)

20 juin 2008 - Hellfest


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Il est 16h, le soleil commence à taper sur les têtes chevelues ce vendredi après-midi à Clisson alors que les nuages se dissipent. La masse de métalleux commence à se rassembler devant la scène principale pour attendre le show des pionniers du métal gothique. Il faut dire que cette année 2008 est bien chargée pour Paradise Lost. Depuis la sortie de In Requiem, le groupe enchaîne les concerts et les festivals avant de nous offrir à la rentrée un concert anniversaire avec leurs compères des débuts Anathema et My Dying Bride pour leurs 20 ans de carrière.



La troupe arrive sur scène et lance les hostilités avec l’opener du moment "The Enemy". On note dès le début que ce titre normalement taillé pour le live manque singulièrement de pêche par rapport à la version de l’album. Même reproche adressé à Holmes qui ne semble pas particulièrement en voix ce jour-là, on l’entend même assez mal tout au long du morceau. Autre déception : la guitare lead de Mackinstosh (qui fêtait ses 38 ans ce 20 juin d'ailleurs) est un peu en retrait et on n’entend pas ses soli aussi clairement qu’on le devrait. Aïe, aïe, on se dit que ça commence un peu mal.

Evidemment, quand on est fan du groupe et qu’on les suit depuis de nombreuses années, on sait que Paradise Lost n’a pas une performance très constante en live et que Nick Holmes a parfois quelques difficultés à poser sa voix. Mais cette histoire de voix devient un problème un peu trop récurrent. On l’avait déjà vu sur le DVD Evolve. Depuis l’abandon du growl et l’adoption d’un chant exclusivement clair, Holmes a vraiment du mal à chanter les titres de la vieille époque. Il n’y a qu’à l’écouter sur "As I Die". Ce titre est véritablement un hymne des concerts du groupe mais chantée sans le timbre rageur d’autrefois, elle n’a pas la même saveur. Ecoutez la version de l’album Shades Of God et vous comprendrez.

Heureusement, le groupe enchaîne sur "Pity The Sadness", morceau phare et pêchu du même Shades Of God. Voilà qui relève un peu un set relativement pépère. Il faut dire que pour ce concert, étonnamment, les Anglais n’ont pas choisi des titres qui bougent beaucoup. Pour un métalleux qui les découvrirait pour la première fois, cela ne donne pas une image réaliste de ce que le groupe a fait ces vingt dernières années. A entendre ce métal un peu mou et ce chanteur peu expansif, on a du mal à croire que Paradise Lost fut un des 3 grands groupes du doom/death anglais. Pas un seul titre de Icon ni de l’album culte Draconian Times, vous imaginez ! Au lieu d’un "True Belief" ou d’un "The Last Time", le groupe préfère nous jouer des titres de Symbol of Life et de One Second. Quel drôle de choix.


Ce concert de quarante minutes me laissera donc un goût d’amertume et de déception. Si Death Angel ou Sick of It All ont su enflammer le public du Hellfest, Paradise Lost a clairement raté là une belle occasion. On a eu droit à du minimum syndical, bien joué mais sans plus, et on repart en souhaitant très fort que le concert du 18 septembre à l’Elysée Montmartre sera à la hauteur de l’évènement. En souvenir du bon vieux temps…


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