CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 03 juillet 2008




SETLIST

Black and White
Paid in Full
Replica
Caleb
Fullmoon
Don't Say A Word
The Cage

AFFILIÉ

Sonata Arctica
Paris - Bataclan
(23 avril 2014)
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(07 avril 2012)

21 juin 2008 - Hellfest


Sonata_Arctica_Hellfest_20080621

Il n'y a encore pas si longtemps, Sonata Arctica était considéré comme un des plus grands espoirs de la sphère metal. Un premier album extraordinaire au moment où le speed mélodique revenait au sommet dans le sillage de Stratovarius, une fraîcheur et une spontanéité fort appréciable… Mais une poignée d'albums moins immédiats et moins réussis ainsi que des prestations live pas toujours irréprochables ont eu vite fait de ramener les Finlandais dans le rang, et les voici rendus à jouer en plein milieu d'après-midi.

Malgré une fanbase toujours fidèle au poste, le début du set ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Passent encore les goûts vestimentaires douteux de Tony Kakko : c'est une chose de porter des fringues non connotées metal, mais de là à porter un pantalon de jogging vert et un T-shirt rayé rouge et blanc… Non, le principal problème est un peu plus profond que ça. Déjà, le son n'est pas franchement au point. Durant tout le set, on entendra énormément la basse pachydermique de Marko Paasikoski. Pour un peu, on se serait cru au concert de Candlemass ! Mais surtout, au vu de ce show, il y a vraiment de quoi se poser des questions sur le choix du remplaçant de Jani Liimatainen à la guitare. Non pas qu'Elias Viljanen soit un manchot, mais son jeu qui fait la part belle à la syncope ne sied pas particulièrement aux compos les plus typés speed mélodique. "Black and White" était déjà très limite, mais "Paid in Full" est quant à elle carrément massacrée. Même l'hymne "Replica" se révèle fort hésitant, et n'atteint pas vraiment les sommets. Quel dommage !

Fort heureusement, cela s'arrange par la suite, quand Sonata Arctica attaque les morceaux plus heavy de son répertoire. Notamment avec "Caleb", incontestablement le point fort du show. Débarrassé des problèmes de guitare avec ce morceau plus en rapport avec le jeu de Viljanen, on peut enfin se rendre compte que Tony Kakko est dans un très bon jour. Loin de ses approximations relativement fréquentes, le frontman affiche aujourd'hui une maîtrise qui fait plaisir à voir. Forcément moins grandiloquent que sur album, le passage choral sur la fin ne lui pose aucune difficulté, et on appréciera cet aspect plus agressif en live. Enfin lancé, Sonata Arctica peut lâcher les chevaux et aligner les perles. "Fullmoon" est l'un des refrains les plus efficaces en live, puisque tout le monde peut s'époumoner sur les « Run Away, run away, run away ! ». Toujours au rayon satisfaction, la parfaite exécution de "Don't Say a Word", le morceau préféré de votre serviteur qui semble ne pas être seul sur ce coup. L'occasion pour Henrik Klingenberg de prendre un peu la pose avec la guitare clavier qu'il n'a pas lâché du show.


Un dernier tour de piste avec le très véloce "The Cage" (pas de "Vodka" en pleine après-midi !), et c'est déjà la fin. On ne peut s'empêcher de penser que malgré la belle prestation et les pitreries de Kakko, on n'a pas vraiment assisté à un show impérissable. La mise en jambe un peu longue aura assez lourdement pénalisé les Finlandais, dont on espère qu'ils se montreront plus mordants la prochaine fois. Pour ma part, une semi-déception, l'une des rares du week-end.


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