CHRONIQUE PAR ...

16
Kroboy
le 03 juillet 2008




SETLIST

Into the Storm
Heaven Can Wait
New World Order
Fight
Rebellion in Dreamland / Heavy Metal Universe
Ride the Sky
Somewhere Out in Space
Send Me a Sign

AFFILIÉ

Gamma Ray
Paris - Elysée Montmartre
(17 octobre 2005)
Paris - Elysée Montmartre
(05 janvier 2008)
Paris - Trabendo
(09 avril 2014)
Paris - Olympia
(08 avril 2013)

21 juin 2008 - Hellfest


Gamma_Ray_Hellfest_20080621

La fin de l'année 2007 s'était révélée fort inquiétante du côté de Gamma Ray. Déjà, un Land Of The Free Pt II catastrophique, bourré de plagiats à peine dissimulés et démonté tant par la critique que par les fans. Ensuite, des prestations scéniques très décevantes, où Kai Hansen était apparu au bout du rouleau et complètement hors de forme sur le plan vocal. Autant dire qu'on attendait ce concert de Gamma Ray avec une certaine appréhension, guettant fébrilement un sursaut d'orgueil de la part de Hansen.

Fort heureusement, Kai Hansen dissipe très vite nos doutes. Il semble en effet avoir retrouvé toute sa niaque, en même temps que ses célèbres déhanchés. Sa bonne humeur volontiers taquine aussi, comme le montre sa réponse devant la réaction mitigée du public à l'annonce de "Fight" (« You know… We play it nevertheless ! »). Enfin, et c'est sans doute ce qui compte le plus, Kai Hansen semble avoir retrouvé quasiment toutes ses capacités vocales. OK, l'ingé-son triche un peu avec la reverb', et le claviériste de session soutient toujours son leader sur les montées les plus aiguës comme sur "Somewhere Out in Space". Mais l'essentiel est là, car sa voix paraît nettement moins affectée qu'il y a à peine 6 mois. Le frontman peut donc nous servir des versions bien plus convaincantes de la plupart de ses classiques. Comme d'habitude, les autres membres du groupe assurent le service après-vente. Henjo Richter balance un max de soli tout en gardant le sourire du début à la fin, tandis que Dirk Schlächter, pectoraux au vent, assure le spectacle en multipliant les poses.

Côté setlist, Gamma Ray a fait ce qu'il a pu compte tenu du créneau à sa disposition. Le groupe pioche dans un peu tous ses albums, hormis ceux de l'ère Scheepers qui semblent avoir complètement disparu dans l'espace-temps. Gamma Ray choisit d'attaquer les hostilités avec "Into the Storm", l'un des morceaux-phares de son dernier album tant décrié. Un choix courageux, mais plutôt judicieux tant ce morceau énergique s'inscrit dans la plus pure tradition du groupe. L'ambiance monte encore d'un cran sur "Heaven Can Wait", un classique particulièrement efficace en live, avec ce jeu de ping pong entre le groupe et le public. En 45 petites minutes, Gamma Ray parvient à caser l'essentiel de ses titres les plus efficaces, à l'image de l'imparable "Rebellion in Dreamland" parfaitement exécuté. Pas le temps d'aller au bout de ce titre, Gamma Ray enchaîne déjà avec un "Heavy Metal Universe" et ses paroles dignes de Manowar. Hansen en profite pour faire chanter le public, mais le résultat s'avère assez lourdingue : n'est pas Tobias Sammet qui veut.

L'avantage avec la tournée commune avec Helloween, c'est que Gamma Ray ne peut plus jouer "Future World" ni "I Want Out", qui constitue le rappel commun. Du coup, pour revisiter son passé avec les Citrouilles, Hansen s'est rabattu sur "Ride the Sky" qui n'a plus été jouée depuis des temps antédiluviens. Et ce titre, c'est vraiment la grosse claque ! Et ce refrain ! Du coup, "Somewhere Out in Space" (que Hansen nous vend comme un titre rapide) paraît un peu fade juste derrière. D'autant que Gamma Ray persiste à la terminer sur une note bluesy pas tellement adéquate en plus d'être interminable. Espérons que le groupe reviendra à quelque chose de plus classique à l'avenir. Pour terminer, pas de surprise : c'est toujours sur l'inamovible "Send Me a Sign", LE tube de Powerplant, que Gamma Ray quitte la scène. Et on ne saurait leur donner tort, tant ce titre écrit par Richter combine tous les éléments essentiels pour un titre de speed mélodique : mélodie en béton, refrain imparable et solo de feu. Le cocktail parfait en somme.


Ce serait mentir que d'affirmer que Gamma Ray a donné le concert du siècle, mais les Allemands ont tout de même donné un très bon set de festival. En la jouant à l'expérience en se basant sur ses titres les plus efficaces, Gamma Ray a su exploiter ses meilleurs atouts : bonne humeur et heavy metal de très bonne qualité. Et en voyant les nombreux sourires dans le public et tous les gens qui ont déconné et même dansé, on se dit que les Allemands ont parfaitement rempli leur office. Et ça fait du bien !


Cliquez ici pour la galerie photo !


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 4 polaroid milieu 4 polaroid gauche 4