CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 26 juin 2008




SETLIST

Open Car
Blackest Eyes
Anesthetize
Mother and Child Divided
Hatesong
Halo
Sleep Together

AFFILIÉ

Porcupine Tree
Bordeaux - Koslow
(12 mars 2003)
Paris - Olympia
(03 décembre 2007)

21 juin 2008 - Hellfest


Porcupine_Tree_Hellfest_20080621

Cela fait maintenant trois ans que je connais Porcupine Tree sur disque, par le biais des chroniques publiées sur feu La Terre des Immortels. Durant ces trois ans, jamais je n’ai vu le groupe susnommé sur scène. Cette édition 2008 a donc été pour moi l’occasion rêvée de combler cette terrible lacune. Et il n’y a pas que la lacune qui a été comblée.

C’est la surprise dans l’assistance, tandis que le groupe monte sur scène : l’ampli et le micro de John Wesley sont absents. Il en est de même de l’intéressé qui n’est finalement pas présent sur la scène. Après une courte salutation, le groupe démarre son set avec le titre "Open Car", tiré de l’avant-dernier album du groupe, Deadwing. Une fois ce titre fini, les anglais enchaînent sur le classique "Blackest Eyes", présent sur l’album In Absentia, après un « Merci ! » de Steven Wilson. Celui explique au public, une fois le morceau terminé, que « Comme certains auront pu le remarquer, il manque un membre du groupe ». La raison de cette absence ? Étant donné que le groupe joue ce soir dans un festival orienté metal, il a sélectionné ses titres parmi ceux les plus « heavy ». Et le combo d’embrayer sur le long "Anesthetize", de l’album Fear Of A Blank Planet. Était-il amputé ou bien tout simplement prenant ? Toujours est-il que ce morceau fleuve a coulé du début à la fin, sans la moindre longueur. Un riff retentit alors. On reconnaît vite l’instrumentale "Mother And Child Divided" et c’est parti pour du headbang entraîné par la dynamique efficace de ce titre.

Un riff de basse est joué par le sympathique Colin Edwin et la foule applaudit, c’est au tour de la chanson "Hatesong" d’être jouée, suivi du très bon "Halo", durant lequel Steven Wilson perd son médiator. D’un geste de la main, il prévient les roadies de lui en apporter un. Une minute plus tard, le leader de Porcupine Tree joue toujours avec les doigts et ne cesse de tourner la tête vers les coulisses, tandis que les regards se font de plus en plus amusés dans le public. Quelques rires retentissent lorsqu’un roadie, ayant mal compris l’appel au secours de Wilson lui apporte une guitare en plein milieu du titre. Fort heureusement, le guitariste chanteur obtient enfin le précieux objet de son désir alors qu’arrive le moment du riff metal du morceau. Le groupe finit son set sur le très bon "Sleep Together" et ses violons somptueux. Le son aura été globalement bon durant la prestation des anglais, bien que les claviers de Richard Barbieri furent trop forts par rapport au reste. Si Steven Wilson semble timide, il assure fort bien ses parties de chant et de guitare, de même que les autres musiciens. On notera surtout un Gavin Harrison brillant, sur disque comme sur scène.


Cela fait maintenant une heure et demie que j’ai vu Porcupine Tree sur scène. Un collègue me souffle dans l’oreillette que le groupe a fait mieux. Personnellement, je reste ravi de ma première expérience avec l’arbre porc-épique, qui s’en tire avec les honneurs dans un festival de prime abord réservé au metal. Vivement un concert du groupe en salle.


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