CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 21 juin 2008




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In Flames
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21 juin 2008 - Hellfest


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On avait déjà vu In Flames en bonne forme l'année dernière mettre le feu à un Wacken gorgé de monde (live report ici). Ils avaient depuis sorti A Sense Of Purpose (chronique ici), un album généralement considéré comme bien mais pas top. Et il faut croire que lire leur a collé la rage : ce soir In Flames a littéralement atomisé le Hellfest en une performance à la limite du légendaire.

Dès le début du concert sur "Cloud Connected" on sent qu'il se passe quelque chose d'anormal sur la scène principale du Hellfest : le son est trop puissant, trop clair. La pyrotechnie est trop impressionnante. Le jeu du groupe est trop précis, leur occupation de la scène trop naturelle… et surtout Anders Friden chante beaucoup, beaucoup trop bien ! On a connu le vocaliste hésitant, en retrait, pas en forme… et ce soir il va délivrer une performance ahurissante à tous points de vue ! Son chant est bien plus agressif que sur album sur "The Mirror's Truth" qui débarque en deuxième titre, et le refrain chanté de "Disconnected" prendra carrément une nouvelle dimension. De plus il y a cette tendance réjouissante à laisser régulièrement le chant death des premières heures reprendre le dessus, et quand Anders descend dans les graves il est plus qu'impressionnant. Il est parfois bluffant de maîtrise quand il jongle entre son registre hurlé aigu et son growl grave, sa performance sur "Graveland" (extrait de The Jester Race) se posant là niveau voix de porc. Et ce n'est pas tout…

Enchaînant tueries plus anciennes et plus récentes ("Colony", "Reroute to Remain", aïe aïe aïe !) In Flames prouve ce soir tout leur talent : la manière dont la synthèse entre violence, mélodie et groove leur est naturelle est confondante. Du côté catchy de "Dial 595-Escape" à la violence brute d'un "Take This Life" (annoncé avec humour par Anders comme « une chanson lente pour faire l'amour à sa femme » ) tout s'enchaîne comme par magie. Björn Gelotte est tout sourire et enquille les soli de tueur, Jesper Strömblad et Peter Iwers bastonnent en headbanguant tels les métalleux de base, Daniel Svensson assure une rythmique en acier trempé… c'est à un groupe remonté comme une pendule qu'on a affaire. Et ces gens savent mettre l'ambiance : la pyrotechnie déjà évoquée en met vraiment plein les yeux qu'il s'agisse des flammes, des jets d'étincelles, des mini feux d'artifices calés sur les compos et qui éclatent sous le dôme qui surplombe la scène… Quand le concert s'achève sous une immense pluie de confettis et un vrai gros feu d'artifice dans le ciel de Clisson, la foule est conquise.


C'est donc un concert de malade que le public du Hellfest s'est mangé dans les dents, 1h20 de grand métal servi par un grand groupe. Anders a autant impressionné par son chant que par son attitude déchaînée, le public a répondu présent, chaque chanson aura été impressionnante de puissance… une chose est sûre : In Flames n'est pas à fond tous les jours, mais quand ils sont à fond ils sont intouchables. Mais quelle claque !


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