CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 30 avril 2008




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

Textures
Paris - La Locomotive
(30 mai 2008)

20 avril 2008 - Paris - Bataclan


Textures_Paris_-_Bataclan_20080420

« Arch Enemy et Textures au Bataclan ? Oh oui oh oui ! »
Avec trois albums au compteur, dont l'excellent dernier album intitulé Silhouettes (chronique ici), les Hollandais de Textures ont l'honneur d'ouvrir pour les Suédois menés par Angela Gossow. La salle est déjà bien remplie lorsqu'arrivent sur scène les musiciens, un par un...


Le set commence alors, avec le titre "One Eye For a Thousand", tiré du dernier album et dont les premières minutes, contemplatives à souhait, posent l'ambiance et sont vite complétées par l'arrivée d'Eric Kalsbeek, chanteur du combo. Si ce titre d'ouverture est somme toute assez lent, il n'en sera pas de même pour le reste du concert. En effet, dès le deuxième titre, l'atmosphère change totalement, les morceaux joués étant bien plus rapides. Changement, tant dans la fosse, que sur la scène : Kalsbeek harangue le public, l'invitant à un bon circle pit des familles, invitation à laquelle plusieurs répondent ; Jochem Jacobs, guitariste, et Remko Tielemans, bassiste, quant à eux, headbanguent en rythme, sautillent, échangent leurs places, communiquent avec le public, bref, se font plaisir. Si le claviériste du groupe se déchaîne comme un forcené sur son synthé, le second guitariste et le batteur, plus en retrait, sont au final eclipsés par la présence du reste du groupe.

Les titres s'enchaînent, tous plus techniques et complexes que les autres, alternant morceaux tirés de Silhouettes et des deux autres albums de la formation. Bien que semblant déchaînés, les musiciens jouent leurs parties avec brio sans le moindre pain notable, malgré la difficulté de la musique du groupe, tandis que le chanteur remplit son office, alternant sans problème chant hardcore et parties en chant clair, soutenus par moments par des chœurs assurés par ses comparses. chœurs cependant trop en retrait, ce qui nous amène au principal défaut de ce set : le son. Si la batterie est audible, les guitares restent trop en retrait, tandis que le chant hurlé de Kalsbeek est prédominant. La donne change lorsqu'il passe en chant clair; on ne l'entend alors pas assez. À contrario, le clavier, quasi inaperçu la plupart de temps (ce qui est dommage, eu égard de la présence du claviériste), est parfaitement audible durant les accalmies atmosphériques.


Ces problèmes seront toutefois corrigés au long du set des Hollandais, qui délivreront au final une première partie de qualité. Certains dans le public se dispersent, d'autres affluent... La soirée a fort bien démarré, la suite quant à elle s'annonce prometteuse.


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