CHRONIQUE PAR ...

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Lapin Blanc
le 09 février 2008




SETLIST

Baroness :
Rays On Pinion
The Birthing
Isak
Rise
Wanderlust
O’Appalachia
Teeth Of A Cougwell
Grad

Rappel :

Teiresias

AFFILIÉ

Baroness
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04 février 2008 - Paris - Scène Bastille


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Kylesa et Baroness : une bien belle affiche que ces deux groupes géorgiens ensemble, proposant un mélange très personnel de metal, de hardcore, de stoner et de progressif tout à fait convaincant.

Le concert démarre avec la prestation de HYK, groupe parisien pratiquant un postcore lourd et prenant, à la Neurosis ou Jesu ; le set est équilibré et puissant, avec une basse lourde et une batterie très présente, ainsi qu’un hurleur-sampleur de fort bon aloi. Malgré la courte durée de la prestation, le groupe parvient à installer une ambiance captivante et sombre qui, avec ses interludes glauquissimes, met en jambes le public pour le reste de la soirée.

Ensuite arrive la seconde première partie : Kylesa, groupe américain pratiquant un metal aux relents sludge et psychédéliques, avec ce son lourd typique de Savannah (patrie de Mastodon, rappelons-le). Particularité du groupe, il possède deux batteurs (jouant presque toujours les mêmes parties au même moment), qui, dès le début du set, propulsent la Scène Bastille au cœur d’une véritable apocalypse tribale. Malheureusement, l’impact de la section rythmique de Kylesa est entamé par l’absence de son bassiste, dont la sœur est décédée la veille du concert. Le set reste cependant extrêmement puissant, dégageant une énergie presque punk, ravagé par les hurlements de la chanteuse-guitariste (Laura, très tatouée et pour le moins survoltée). Malgré le son qui parfois semblait trop ramassé, le groupe a livré une prestation réellement impressionnante.

Vient ensuite la pièce maîtresse de la soirée, Baroness, venu défendre son premier album The Red Album, après la sortie de deux EPs et d’un split remarqués. Bonne surprise, le groupe parvient a restituer sur scène l’ambiance sophistiquée et borderline de sa musique, à mi-chemin entre atmosphère psychédélique délicate et lourdeur de pachyderme. La technique est nickel, avec des chansons pleines d’énergie passant très bien en live, un groupe présent et engagé sur scène (le bassiste assure le show), sans parler d’un chant presque plus convaincant live que sur sa version studio… On retrouve quasiment tous les titres du dernier album dans la set-list, bien qu’ils soient tordus et arrangés d’une façon différente, rallongés de longues parties instrumentales à l’ambiance très progressive. Les versions de "Ray On Pinion" et de "Isak", la rage en plus et le son propre en moins, ont notamment fait monter la température de plusieurs degrés dans le public…


Au final, une soirée réussie, bien que le triste évènement s’étant déroulé le jour précédent a sans doute contribué à plomber un peu l’ambiance.


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