CHRONIQUE PAR ...

2
Cosmic Camel Clash
le 20 janvier 2008




SETLIST

Imperium
Take My Scars
The Blood, The Sweat, The Tears
Ten Ton Hammer
Old
Bulldozer
Descend The Shades Of Night
Davidian
Medley reprises:
-Creeping Death (Metallica)
-Territory (Sepultura)
-A New Level /Walk (Pantera)
-The Trooper (Iron Maiden)
Block

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05 août 2005 - Wacken


Machine_Head_Wacken_20050805

En termes techniques, on appelle ça tuer un festival. C'est simple: Machine Head a atomisé le Wacken, rien que ça! Remontés comme rarement, les Californiens ont aligné un set absolument dévastateur et déclenché une hystérie collective à laquelle votre serviteur n'a pas échappé. C'est simple: pour la première fois depuis mon arrivée ce concert a fait voler ma casquette de chroniqueur et m'a retransformé en fan basique. Au bout de deux titres je n'ai pu résister à la pulsion du métalleux et j'ai plongé dans le pit, pogotant comme un cinglé, applaudissant à tout rompre, faisant le signe du meeetaaaal et hurlant «Machine Fuckin' Head!» en chœur avec la foule sans aucune honte. J'ai même nagé sur des gens, c'est vous dire... Quels sont les ingrédients de cette réussite éclatante? Et bien le son, la setlist, et l'attitude du groupe, donc en gros tout.

Le son n'a pas la clarté de Within Temptation ou Edguy, mais bien qu'un peu brouillon il est extrêmement efficace. Même si la double pédale de Dave est trop en avant, guitares et surtout chant sont absolument au poil. De toute façon, la musique de Machine Head est avant tout rythmique... Et parlons du chant: Robb Flynn mérite sa place aux panthéon des plus grands hurleurs de l'histoire. Comme sur Hellalive sa maîtrise vocale est phénoménale: on dirait qu'il dispose d'un bouton «crunch» sur sa voix qui lui permet de sortir des hurlements d'une violence incroyable sans forcer le moins du monde. Bluffant. Le jeu très visuel de Dave McClain est toujours aussi impressionnant, Adam Duce (rasé, quelle surprise!) impose sa présence et sa puissance, et le dernier arrivé Phil Demmel assure vraiment comme un chef. C'est la première fois que je vois le nouveau guitariste en action, et il est évident qu'il enterre techniquement ses deux prédécesseurs, Ahrue Luster et Logan Mader. Cet homme est un vrai lead-guitariste de heavy-metal, capable de taper des soli de shred autant balèzes qu'inspirés. De plus, il s'éclate visiblement, et sa complicité avec Robb crève les yeux. Sans doute le meilleur line-up de l'histoire du groupe.

La setlist est énorme. On ne pourra lui reprocher qu'un léger manque de prise de risques: combien de fois avons-nous entendu "Old", "Take My Scars" et "Ten Ton Hammer" en live? D'un autre côté le groupe enchaîne de fait les bombes incontournables, "The Blood, The Sweat, The Tears" restant un des titres live les plus jouissifs de l'univers connu. Les titres du dernier album sont excellents, "Imperium" déchaînant littéralement les fans qui connaissent la chanson par cœur. Le moment d'émotion arrivera sous la forme de "Descend The Shades Of Night", compo un poil longuette sur l'album à mon sens mais qui prend ici toute sa dimension. Dès l'intro à la guitare sèche la tension devient palpable dans l'air, et Phil profite de ce morceau schizophrène pour poser ses soli éclatants de feeling et de technique. Après "Davidian" on s'interroge... C'est donc déjà fini? Et là le groupe assassine la foule en proposant un medley de reprises qui nous fait tous péter les plombs. Rappelez-vous que le Wacken est le temple du metal traditionnel... Donc quand le groupe enquille des reprises de Metallica, Sepultura, Pantera (dédiées à la mémoire de feu Dimebag Darrell) et Iron Maiden, que croyez-vous qu'il se passe? Et bien oui, la foule pleure presque de joie. Démagogie? Non, car rarement on aura vu un groupe s'éclater à ce point, Robb tentant à deux reprises d'enquiller un solo maidenien puis lâchant l'affaire en rigolant.


L'émotion constante du chanteur est évidente, et sa joie d'être là porte la foule à bout de bras. L'homme ne cesse de remercier le public du Wacken de son enthousiasme, et sa sincérité ne fait aucun doute. Ce soir-là, les metalheadz du W:O:A ont réussi à toucher le frontman de par leur totale dévotion et leur inépuisable énergie, et l'homme le leur rend bien en assurant comme une bête. Après un "Block" apocalyptique qui nous ramène aux premières heures du groupe, on reste encore scotché longtemps après que la dernière note se soit évanouie. Machine Head rules. Allez les voir, et plus vite que ça!


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