CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 08 septembre 2007




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

Sacred Reich
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(20 juin 2009)
Hellfest (Clisson)
(16 juin 2012)

31 octobre 2007 - Wacken


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La cuvée 2007 du Wacken avait un arrière-goût prononcé de thrash tout à fait appréciable, avec la présence de Destruction, Sodom et autres Overkill. Et parmi eux, quelle ne fut pas la surprise de retrouver sur l'affiche le nom de Sacred Reich ! Encore une reformation qui, si elle n'est assurément pas la plus prestigieuse, aura au moins le mérite de faire (re)découvrir à toute une génération la puissance d'un de ces perdants magnifiques du thrash US.

Sacred Reich s'est donc reformé pour une poignée de dates en Europe, 10 ans après son split. Les musiciens se sont certes un peu empâtés, mais affiche toujours une belle maîtrise de leurs instruments et surtout, un vrai plaisir de jouer ensemble. Le chanteur/bassiste Phil Rind multiplie les sourires et semble ravi, voire même gêné, par les réactions enthousiastes du public. Il se taille également un franc succès en annonçant qu'il a vraiment hâte de pouvoir assister au set de Destruction quelques heures plus tard. Humilité et décontraction : typiquement le genre d'attitude qui fait fureur au Wacken. Sacred Reich dispose d'un son parfaitement réglé (une constante pendant les 3 jours), avec notamment ce côté un peu crade et criard des guitares qui fait tout le charme du thrash.

Casquette vissée sur la tête, Wiley Arnett en profite pour aligner des soli plus acérés les uns que les autres, tandis que derrière les fûts, Greg Hall fait des merveilles avec un jeu typiquement old school. Curieusement, Sacred Reich fait partie de ces rares groupes de thrash plus efficaces en mid tempo que le pied collé au plancher. Des titres comme "Crimes Against Humanity" ou "One Nation" se révèlent terriblement efficaces. Ce dernier est issu du mythique EP Surf Nicaragua, très bien représenté puisque le groupe jouera sa reprise fidèle à l'originale de "War Pigs" de Black Sabbath, ce qui donne l'occasion au public de s'époumoner un peu, et bien sûr le morceau titre en guise de conclusion. Toutefois, cela ne veut en aucun cas dire que les morceaux speed manquent leur cible, la furieuse "Death Squad" étant là pour en apporter la preuve


Au final, alors qu'on aurait pu penser que Sacred Reich se ferait éclipser vu la qualité de l'affiche, ce show d'une heure fut tout simplement une baffe monumentale, une de celles qui font encore plus mal parce qu'on ne s'y attend pas. Voilà assurément un des concerts qui justifiaient à lui seul le déplacement, car il est fort probable que cette reformation ne demeure qu'un one-shot et que le groupe en reste là.


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