CHRONIQUE PAR ...

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Flower King
le 20 janvier 2008




SETLIST

The Invisible Man
Marbles I
You're Gone
Angelina
Marbles II
Don't Hurt Yourself
Fantastic Place
Marbles III
The Damage
Marbles IV
Neverland

Rappels

This Is The 21st Century
Quartz
Bridge
Living With The Big Lie
The Party
Between You And Me
Estonia
Uninvited Guest
Cover My Eyes

AFFILIÉ

Marillion
Paris - Elysée Montmartre
(29 avril 2007)
Montpellier - Rockstore
(15 juin 2004)
Paris - Elysée Montmartre
(13 décembre 2007)
Paris - Olympia
(16 février 2009)

07 juin 2004 - Lille - Splendid


Marillion_Lille_-_Splendid_20040607

Après un break de dix jours, Marillion a repris sa tournée européenne là où elle s’était arrêtée : en France, dans un Splendid complet de chez complet. Ce break avait-il permis au groupe d’explorer de nouvelles pistes ? Drilling Holes allait-elle enfin être jouée ? Tant d’interrogations qui vont trouver leurs réponse dans la suite de ce compte-rendu au suspense insoutenable... (toutefois, si vous craignez que votre cœur vous lâche subitement durant la lecture, sachez que la setlist se trouve à la fin de ce report)

C’est au groupe Gazpacho d’ouvrir les hostilités. Sept norvégiens comprenant en leur sein des fans, on s’en doute, de Marillion, mais aussi de Mr.Bungle (ces gens ont bon goût !). Toutefois, le groupe ne proposera aucune reprise, uniquement des compositions tirées de leurs deux albums ; et, admettons-le, ces titres étaient pour la plupart très bons. De la pop musclée et raffinée, avec un grand sens mélodique, un apport non négligeable de la flûte et du violon électrique, et un chanteur impeccable, quoiqu’un peu statique. Excellente prestation de la part de ce groupe donc, malgré un son pas top (ce sera autre chose avec Marillion). Le genre de combo qui mérite de se retrouver en tête d’affiche d’ici quelques années. Allez hop, on est sympa, on vous met le lien vers le site officiel : http://www.gazpachoworld.com

Après une pause d’une demi-heure et alors que la chaleur devient difficilement supportable, Pete, Ian, Mark et Steve R entrent en scène, et retentissent les premières notes de "The Invisible Man"... Je tiens à préciser que, suite à un malencontreux événement, j’étais positionné de telle façon que je n’ai pas vu une seule fois Mark Kelly durant tout le concert. Fâcheux, mais excusable, car s’il y avait une prestation à retenir c’était bien celle d’Hogarth, affublé d’un costume et de lunettes faisant penser à un prof de lettres d’une quelconque université britannique... Qu’on se rassure, il ne va pas mettre longtemps à se lâcher, et à nous donner, d’entrée de jeu, le meilleur moment de tout le concert, cette fabuleuse partie centrale où, comme possédé, il hurle, il nous jette à la gueule toute sa faiblesse, son impuissance à agir ou pire, à exister... Fabuleux.

Un petit mot sur les autres musiciens : Pete, très en forme, qui prend un plaisir énorme à jouer; Steve Rothery, lui, semble continuellement en transe, donc fatalement, peu communicatif, mais c’est pour le bien de la musique, alors, ne nous plaignons pas ! Ian était caché derrière son kit de batterie, quant à Mark, bah... Comme d’habitude, la version simple de Marbles est jouée dans son intégralité... ou presque puisque, encore une fois, "Drilling Holes" n’a pas été jouée ! A la place, ce sera "The Damage", un titre de la version double qui semble peu apprécié des fans, mais qui m’a bien plu. Très énergique, on la dirait presque taillée pour le live. Pas une si mauvaise idée qu’ils la jouent, en fin de compte !

On constatera aussi que, si certains titres de l’album ressortent grandis une fois transposés sur scène (" Don’t Hurt Yourself " en tête, " You’re Gone "), d’autres ne fonctionnent plus : " Angelina " que j’aime pourtant beaucoup sur disque, m’a presque ennuyé, et " Neverland " est décidément trop longue. Le reste passe plutôt bien. Maintenant on peut se poser la question : est-ce nécessaire de jouer tout Marbles à chaque concert ? Il aurait été plus judicieux de faire, pour chaque pays, UNE date spéciale (style " An evening with Marbles " ) où ils l’auraient joué entièrement (et pourquoi pas la version double !) et pour les autres dates, jouer uniquement une sélection de titres. Ca aurait arrangé tout le monde : autant ceux qui adorent l’album que ceux qui l’aiment juste bien, et de même ceux qui ne le supportent pas (je n’en ai pas rencontré, mais je suis sûr que ça doit exister ^^)

Après une pause de dix minutes (qui se traduit par " Three minutes " en Engliche), les cinq compères (quatre pour ma part... oui c’est bon, vous avez compris) reviennent pour un second set, qu’ils démarrent avec... "This Is The 21st Century" et... "Quartz". Ouch. Encore des titres qui me plaisent sur disque, mais qui dans le contexte live, perdent de leur efficacité. De plus, les enchaîner était une très mauvaise idée. L’un OU l’autre (surtout "Quartz" en fait), ç’aurait marché, mais les deux à la suite, ça passe mal. Ajoutez à cela une chaleur de plus en plus intolérable (et ce malgré l’éventail de ma charmante voisine de devant), et le résultat est que j’ai fini par m’ennuyer. Et ça fait drôle, ça, de s’ennuyer pendant un concert. Sensation désagréable.

Les choses s’améliorent avec "Bridge" et "Living With The Big Lie", fidèles aux originaux, puis "The Party", titre que je ne connaissais pas et qui m’a bien accroché. Mais c’est vraiment avec "Between You And Me" que le concert a repris un second souffle et que le groupe s’est vraiment lâché. Y a pas à dire, en live, ce titre arrache ! Et encore bravo à Hogarth qui se donne comme jamais. C’est sur cette superbe lancée... que le groupe finit son deuxième set. Bon... que nous prévoit le groupe pour le rappel ? On démarre par le magnifique "Estonia" qui reste toujours aussi poignant en concert, puis le groupe nous assène deux de ses plus gros «hits» période Hogarth : "The Uninvited Guest" et son refrain repris en choeur par la foule, pendant que H fait le con, et enfin "Cover My Eyes", où, comme à Paris, Steve (je vous laisse deviner lequel...) s’amuse à escalader le mur d’enceintes et joue avec le public. Est-il besoin de préciser que ces deux titres cartonnent en live ? Et ce n’est pas les fans lillois qui viendront me contredire...


Et voilà. Hormis l’absence de "King" et "Easter" (deux des titres que j’attendais le plus, évidemment), c’est exactement la même set-list qu’à Montmartre. Messieurs de Marillion, qu’avez-vous fait pendant ce break de dix jours ? Des parties de dames ? Des Blind-Tests ? Parce que bon, certes, vous avez dépassé la quarantaine, mais c’est un peu limite là quand même... Enfin, on ne va pas trop se plaindre, un concert très agréable délivré par un excellent groupe pour un public chaleureux, ça se prend, non ?


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