CHRONIQUE PAR ...

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Bertrand
le 20 janvier 2008




SETLIST

The Invisible Man
Marbles I
You're Gone
Angelina
Marbles II
Don't Hurt Yourself
Fantastic Place
Marbles III
The Damage
Marbles IV
Neverland

Rappels:

This Is The 21st Century
Quartz
Bridge
Living With The Big Lie
Three Minute Boy/The Party
Between You And Me
Estonia
The Space
Cover My Eyes
Easter

AFFILIÉ

Marillion
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(16 février 2009)

15 juin 2004 - Montpellier - Rockstore


Marillion_Montpellier_-_Rockstore_20040615

Fort, avec Marbles, d’une de ses œuvres la plus aboutie (ce double album somptueux synthétise à merveille toutes les tendances explorées par le groupe durant sa carrière prolifique), Marillion s’est fendu, dans un Rockstore bourré à craquer, d’un show montpelliérain absolument époustouflant. En ce caniculaire mardi de juin, le gang d’Aylesbury a en effet livré un concert exceptionnel. Digne, par sa construction comme par son incroyable intensité émotionnelle, des trois gigs franciliens d’anthologie de la tournée Brave (ayant eu lieu, pour mémoire, les 28, 29 et 30 avril 1994 à La Cigale), le set du combo a débuté par l’interprétation, dans son intégralité (nonobstant quelques variantes : « Drilling Holes » a ainsi été remplacé par « The Damage »), de la version simple de Marbles.

Boostée par un Steve Hogarth en véritable état de grâce (Mr H s’était pourtant foulé la veille à Turin la dernière phalange de l’auriculaire droit à cause d’un ballon capricieux) et par un Steve Rothery prodigieux d’enthousiasme et de lyrisme (son bouleversant solo de six cordes à la fin de « Marbles II » a pétrifié l’assistance), la formation nous a gratifié d’une interprétation magistrale de son opus phare. Du dantesque « The Invisible Man », théâtralisé de manière hallucinante et hallucinée par un H vêtu comme un businessman dépressif (costume étriqué et petites lunettes noires), jusqu’aux ultimes envolées stratosphériques de guitare de « Neverland », Marillion a déversé sur un public tout entier acquis à sa cause une lave mélodique incandescente, tout en allant jusqu’au bout de ses envies en termes de mise en scène (projection sur écran géant des plus belles toiles illustrant la version digipack de Marbles, musiciens se filmant à l’aide de mini-caméras et diffusant en direct leurs délires d’apprentis réalisateurs).

Après un court entracte (durant lequel les fans ont gonflé des centaines de ballons multicolores décorés à l’effigie du fan-club français Paper Lies/The Web France, tout en prenant soin qu’aucun d’entre eux ne se dirige vers la scène), le combo s’est fendu d’un second set absolument épatant. Ouvrant le bal avec le frissonnant « This Is The 21st Century », le groupe y a servi une playlist bougrement convaincante. Alternant avec maestria morceaux couillus (un « Between You And Me » dopé au pot belge ou un « Quartz » tellurique, au chant écorché vif et aux lignes de basse formidablement groovy) et envolées progressives jouissives (le somptueux enchaînement « Bridge »/ « Living With The Big Lie »), la bande à Steve Rothery a, sans l’ombre d’un temps mort, fait parler la poudre.



Last but not least, c’est une formation fermement décidée à communier avec ses aficionados jusqu’au bout de la nuit qui a signé deux rappels sur-vitaminés (avec, notamment, un « The Space » aussi impromptu qu’imparable), mettant finalement un terme à deux heures trente de pure magie sur une version riche en frissons de l’incontournable « Easter ». Un incroyable moment de bonheur offert, par un groupe majeur, à plus de huit cent personnes en délire (H en parla même le lendemain dans la e-news internationale : le plus assourdissant public jamais entendu !). Que de souvenirs inoubliables…


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