CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 20 janvier 2008




SETLIST

In Memoriam/Finisterra
Memento Mori
Blood Tells
Opium
Vampyria
Alma Mater
Fullmoon Madness

AFFILIÉ

Moonspell
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23 juin 2007 - Clisson - Hellfest


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C’est un bien joli cadeau que l’organisation a offert à Moonspell en lui réservant une position de choix dans la hiérarchie de ce samedi. Si ce deuxième jour est le moins garni en termes de groupes de renommée internationale, cette place est pourtant loin d’être usurpée vu la constance et la qualité de l’œuvre des Portugais, dont la variété devrait être un sacré atout pour fédérer le public très hétéroclite du festival.

Sorti l’année dernière, Memorial marquait un retour aux sources plus sombres du groupe, après quelques années consacrées à l’exploration de territoires plus mélodiques. Face au succès critique et commercial de cet album, et alors que le groupe n’en a pas vraiment assuré la promotion en France, il n’est pas étonnant de voir Moonspell démarrer son set par trois nouveaux morceaux. Bien que très agressifs, il faut bien avouer que ces derniers passent plutôt bien le test de la scène (mention spéciale du jury à “Memento Mori”). Un titre comme “Finisterra”, avec son couplet dévastateur, compte même parmi les plus violents de la carrière des Portugais. Néanmoins, on pourra regretter leur côté unidimensionnel, pas du tout représentatif de la diversité de la discographie du groupe. Manifestement, Moonspell a pris le parti de privilégier sa facette agressive, au risque de décevoir les amateurs de son répertoire plus ambiancé. Il faut attendre le milieu du set et “Opium” pour enfin pouvoir se délecter de la magnifique voix grave de Fernando Ribeiro. Après avoir démontré la puissance de son growl, celui-ci se révèle également très à l’aise dans un registre plus goth. Doté d’un fort charisme naturel, le frontman porte le show sur ses épaules, sollicitant constamment l’appui d’un public qui ne demande qu’à headbanguer à l’unisson. Dans un contexte nocturne qui sied particulièrement bien à ses compos gothiques, Moonspell consacre la seconde partie de son set aux classiques que sont Wolfheart et Irreligious. Après une version de “Alma Mater” reprise en chœur par les quelques fans, le show s’achève sur l’hypnotique “Fullmoon Madness”, qui voit Ribeiro venir en aide à son batteur en martyrisant les cymbales. Les 40 minutes sont déjà écoulées, et on ne peut s’empêcher de ressentir un étrange sentiment de satisfaction mêlé à de la frustration.

En livrant un set efficace et visiblement apprécié, Moonspell a su honorer la confiance placée en lui par l’organisation, mais n’a pas saisi l’occasion qui lui était donnée de toucher un large public. En privilégiant leur dernier album au point de lui consacrer la moitié du show, les Portugais ont dû faire l’impasse sur tout un pan de leur carrière pourtant très adapté au contexte. Vu le temps restreint qui lui était alloué, une setlist plus équilibrée aurait sûrement été plus appropriée. Dommage.


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