CHRONIQUE PAR ...

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le 20 janvier 2008




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18 mars 2004 - Lyon - Rail Théâtre


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Lyon, jeudi 18 mars 2004 salle Rail Théâtre. Arrivée au concert : 19h30, en retard comme d’habitude. Le métalleux a ses habitudes. Deux groupes étaient prévus à l’affiche, plus un ou deux groupes locaux en toute première partie, me suis-je laissé entendre dire d’une oreille indiscrètement jetée dans une conversation sans intérêt. En fait rien de tout ça. Il s’agissait bien d’assister à la prestation de Nihil et The Gathering, que je ne connaissais que très vaguement. La surprise fut de taille et l’émerveillement l’accompagnant tout aussi jouissif, à l’écoute de The Gathering, qui fut une très belle prestation, devant une salle bien remplie, peut-être trois cents personnes.

Le concert débute donc avec Nihil, quatuor bordelais donnant quelques dates pour son nouvel album Pandora’s Box. Le son est raisonnant, surtout celui des caisses claires, joliment amélioré. Nihil joue d’ailleurs beaucoup sur ce point en concert. Chaque son a son effet, la voix sa reverbe, la guitare son gros pédalier de guerrier… tout pour nous jouer une musique feutrée, intime, ma foi assez professionnelle avec un show simple mais efficace. Nihil a un peu abandonné le Metal pour offrir une pop-rock acoustique, rappelant Pleymo ou encore Coldplay et bien d’autres groupes en vogue en ce moment. Musicalement il faut avouer que c’est assez prenant, que la voix feutrée du chanteur du chanteur joue dans un registre profond et doux, et que le clavier joue la carte de la nostalgie et de l’intimisme. Le son de Nihil est correct, et pas trop fort, permettant une écoute sereine et attentive.

Quelque chose choque cependant dans la tenue du groupe. Ils sont tous habillés en minets ! J’entends par-là qu’ils ont adopté une image un peu trop beaux gosses limite boys band. Au début c’est sympa, on en rit, mais à la fin les rires deviennent un peu plus sarcastiques. Enfin… voilà une musique parfaitement étudiée pour les jeunes filles romantiques de la salle. La modestie n’est pas non plus leur fort, à coup de « non, vraiment, c’est vous qui êtes formidables… ». La prestation de Nihil a été à mon avis suffisante en temps, une demi-heure environ. La place est alors laissée au groupe que tout le monde attend, The Gathering. L’atmosphère un peu trop doucereuse se ravive et acclame avec une grande ferveur les artistes dès que le poil du bout de leur nez se pointe sur scène. Vraiment, le public a su être très accueillant pour ce groupe, qui d’ailleurs ne nous décevra en aucun point.

Le show commence et la bande à Anneke nous dessert quelques titres pour mettre l’ambiance. Celle-ci vient vite d’ailleurs et chaque dernière note d’un titre – tout comme la première - vaut son pesant d’or en acclamations. La chanteuse (que je croyais blonde) possède une présence scénique toute particulière, gentille et agréable, tout autant que professionnelle et précise. J’avoue que ses sourires au moment des intermèdes furent à chaque fois la bienvenue. Contrairement au groupe précédent, la voix de Anneke n’est pas couverte d’effets et son timbre particulier prend toute son ampleur. A vrai dire le son ce soir-là était vraiment correct, tous les instruments parfaitement calés. Le clavier assis derrière la chanteuse (position assez rare…), quoique mis en second plan scénique, remplit son rôle parfaitement.

On sent que The Gathering n’a aucun complexe à épuiser dans chaque compo le maximum (sans en faire trop) de ce qui peut se faire au niveau mélodique et essais de sons plus électroniques. Très modeste, René Rutten (guitare) a maîtrisé parfaitement son jeu, dans une aisance et décontraction des plus exemplaires. A se demander parfois s’il était au courant que trois cents personnes étaient à ses pieds… D’après les cris du public, la majorité des titres joués ce soir ont été choisis avec soin afin de contenter son appétit, en programmant une alternance de titres purement atmosphériques (chant plus clavier) avec ceux plus métal et pêchus. Les titres s’enchaînent et dévoilent une musique très personnelle, où guitares acoustiques, guitares électriques, pianos, sons électros et breaks de batterie fondent en un ensemble vraiment touchant. Anneke en profite entre deux titres pour nous introduire auprès de sa nouvelle bassiste dont je ne connais pas le nom, à l’allure Alanis-Morissettisante. Une jeune brune qui reprend parfaitement et avec aisance tout le registre de The Gathering, même si on ressent encore un peu de timidité. Jeune recrue oblige…

La prestation de The Gathering durera environ une heure et demie jusqu’aux rappels, avec les titres "These Good People" et "Black Light District". Sur ce dernier, le groupe est parti en live, faisant tourner un riff pendant près de dix minutes. Un vrai régal de rock atmosphérique ! Au total, une demi-heure de rappel nous est offerte, jusqu’au « We love you » d’Anneke. Finalement le concert se finit sur une douce impression d’avoir écouté –et découvert dans mon cas- quelque chose de beau. Je pense cependant que The Gathering doit dégager plus de puissance sur scène que sur disque, aux vues de la qualité de l’interprétation. Donc merci the Gathering pour ce bon moment !


Seul point faible de ce concert, à part que les filles furent toutes accompagnées, c’est qu’il fut difficile à la fois de préserver sa place vu le monde et aller se chercher une bière au bar derrière. D’ailleurs les chanceux qui ont pu arriver plus tôt ont profité du concert dans les loges du haut, sans être trop loin de la scène.


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