CHRONIQUE PAR ...

30
Lapin Blanc
le 20 janvier 2008




SETLIST

Scarsick
America
Nightmist
! (Foreword)
Handful of Nothing
New Year’s Eve
Ashes
Undertow
This Heart of Mine/Song for the Innocent/Her Voices
Chain Sling
Diffidentia
Flame to the Moth
Disco Queen

Rappels:

Hallelujah (Leonard Cohen cover)
Cribcaged
Used

AFFILIÉ

Pain Of Salvation
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(13 septembre 2005)
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Paris - Le Divan Du Monde
(11 avril 2017)

03 mars 2007 - Paris - Elysée Montmartre


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C’est pour la première fois à l’Elysée Montmartre que Pain Of Salvation venait défendre son dernier album, le controversé Scarsick(chronique ici) . Une grande salle, un album plus violent et direct qui semblait taillé pour la scène : autant dire que la bande à Daniel était attendue au tournant. Et, malgré une setlist pas forcément irréprochable, le public français a semblé convaincu par la prestation très pro des suédois.

Ca commence très fort avec l’enchaînement de deux titres de Scarsick : l’excellent titre éponyme puis "America" et son refrain totalement imparable. L’énergie de l’album est totalement rendue et les musiciens assurent tous le show d’une façon brillante. La volonté du groupe étant de présenter des morceaux de tous leurs albums, on enchaîne ensuite sur deux titres d’Entropia suivi de deux titres tirés de One Hour By The Concrete Lake. Après ces morceaux plus épiques et difficiles arrivent quatre ballades, et bien qu’elles soient toutes brillamment exécutées (la version quasiment a capella de "Undertow" permet de réaliser toute l’étendue vocale de Daniel et la montée en puissance est juste parfaite, Johann Halgren chante vraiment bien sur "Chain Sling"…) on peut néanmoins s’interroger sur la séparation de la setlist en blocs très distincts, alors même que sur tous ses disques le groupe essaie au contraire d’alterner d’une façon subtile la violence et la douceur . Cependant PoS réveillera ensuite le public en enchaînant des titres plus metal : "Diffidentia", un "Flame To The Moth" qui passe décidemment très bien en live (« say noooooooooo!!! ».) et un "Disco Queen" qui s'il n’est pas totalement convaincant dans ses couplets aura permis à la salle de se défouler dans ses refrains disco-prog endiablés. En rappel nous aurons droit à une version du "Hallelujah" de Leonard Cohen, qui si elle n’atteint pas les sommets de la version de Jeff Buckley reste très honorable et bien interprétée, pour ensuite finir sur un "Used" qui mettra la salle à genoux (enfin, la salle, surtout moi en fait).

Sur l’ensemble de la prestation, la totalité de l’expérience acquise par la groupe depuis une dizaine d’années se fait sentir : c’est très carré et très professionnel à part quelques pains de la part de Gildenlöw et du batteur (mais rien de vraiment grave). Les musiciens assurent le show avec des petites répliques marrantes mais arrivent à garder leur spontanéité, mention spéciale au guitariste Johann Halgren qui joue comme un dieu, assure sur ses parties vocales tout en s’amusant sur scène. Le nouveau bassiste Simon est également bon bien qu’il n’ait pas l’aisance naturelle qu’avait Kristoffer sur scène et dans ses parties vocales. Au niveau du son il n’y a rien de mauvais non plus : il est énorme avec une balance bien réglée, on entend parfaitement tout les instruments. Les jeux de lumières sont impeccables, mettant très bien en valeur le physique absolument parfait de Daniel (oui, je suis une groupie, et alors?). Au final un concert très efficace et puissant malgré un enchaînement pas toujours très cohérent des titres et l’oubli de quelques indispensables selon moi : "Beyond The Pale", "Iter Impius", "The Perfect Element"… Le groupe a en tous cas prouvé sa capacité à retranscrire toute la complexité et le caractère épique de ses titres sur scène.




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