CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 20 janvier 2008




SETLIST

Welcome
Gardens Of The Sinners
New World Order
Heaven Can Wait
Fight
Blood Religion
Strangers In The Night
One With The World
Rebellion In Dreamland
Land Of The Free
Drum Solo
I Want Out (Helloween cover)
Heavy Metal Universe
The Silence

Rappels :

Valley Of The Kings
Send Me A Sign

Somewhere Out In Space

AFFILIÉ

Gamma Ray
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(08 avril 2013)

17 octobre 2005 - Paris - Elysée Montmartre


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Deux groupes ouvrent pour Gamma Ray ce soir: Powerwolf et Nocturnal Rites. Les premiers délivrent un heavy-rock à claviers musicalement sympa mais pas révolutionnaire pour un sou... le chanteur grimé en Dracula possède une voix correcte mais manque cruellement de présence, on sent qu'il n'a pas l'expérience des concerts. En tout cas il est amusant à répéter au public « you are better than Lyon! » et si son bide ne dépassait pas de sa chemise trop petite de deux tailles il serait presque crédible. Un bon apéritif... avant Nocturnal Rites qui fait monter le niveau d'un cran. L'ex-combo d'extrême donne dans un power mélodique qui sonne Hamerfall par moments (notamment les gros choeurs de Vikings), et le chanteur est franchement balèze. Il vaut un Kotipelto dans sa puissance, son vibrato et sa capacité à monter dans les suraigus! Le public est beaucoup plus remonté (et fourni), et la prestation de Nocturnal Rites se révèle très plaisante sans être incontournable.

Quand le faciès éternellement jeune et la guitare éternellement rose bonbon de Kai Hansen débarquent sur scène c'est l'ovation. Le public est composé de fans purs et durs, des qui ont des T-Shirts Gamma Ray et pas Helloween. Mais il n'est pas très fourni... La foule, ce soir, est deux fois moins nombreuse que lors de la dernière venue des Allemands à Paris. Conséquence du jour de passage peut-être? Kai le sait et s'adressera un moment au public dans ces termes: « Je sais que nous passons un lundi soir, vous devez tous bosser demain... Pas facile. Mais bon, ni vous n'y moi n'y pouvons rien, alors je propose d'oublier demain! C'est ce soir que nous sommes là, c'est ce soir qu'on va faire la fête! ». Mais voilà, la fête est un peu absente au début du set. Je ne suis pas un grand spécialiste du répertoire de Gamma Ray mais la foule me semble étrangement statique, et le public du fond de la salle donne même l'impression de s'ennuyer. Moi-même je ne décolle pas vraiment à l'écoute du speed mélodique du combo, la magie ne prend pas... Un tour dans les premiers rangs confirme cette impression: les gens headbanguent poliment mais on ne set aucune folie furieuse dans la foule. Enfin, jusqu'à "Blood Religion"...

Car le point de départ du show est là. Sur cette excellente compo le public se lâche enfin grâce à un choeur taillé pour les foules, et l'énergie du groupe va se mêler à celle du public durant les deux derniers tiers du show jusqu'à atteindre une très grande intensité. Il faut dire que l'attitude du groupe est exemplaire Kai est survolté, Dirk court partout sur scène tout en assurant ses excellentes parties de basses et ses choeurs très techniques (sacrée voix!), Henjo est tout sourire et ne fait pas de pains tandis queDan Zimmermann bourrine comme à son habitude et est bien déchaîné. L'homme se fendra d'ailleurs d'un solo de batterie parfois inégal mais aussi très rigolo par moments.

Les grands moments de ce set vont aller en s'ajoutant... D'abord "Land Of The Free", pièce épique et magnifique qui transcende littéralement le public. Kai, joueur, annonce « voilà une bonne chanson, vous allez l'aimer » avant d'envoyer "I Want Out" d'Helloween qui remporte fort logiquement un grand succès même si l'homme peine vraiment à reproduire les envolées suraigües de Kiske. C'est d'ailleurs un souci que l'on retrouvera dans toute la deuxième partie du show: Hansen est à la lutte dans les aigus, et comme il y en a pas mal dans ses chansons c'est parfois gênant. Le passage piano/voix de "The Silence" est à la limite du supportable, même si le chanteur s'accroche autant qu'il peut. Les titres de Powerplant, quant à eux, reçoivent un acceuil délirant. "Send Me A Sign" déclenche l'hystérie du public dès les premières notes! "Heavy Metal Universe" amuse bien tout le monde (c'est LE titre live par excellence) et "Somewhere Out In Space remue franchement les tripes.


Au final on peut dire que Gamma Ray ne s'est pas moqué du monde: après 1H45 de concert (dont deux rappels) tout le monde a le sourire aux lèvres et repart content. Kai Hansen a su passer par-dessus ses quelques problèmes de voix pour délivrer un excellent show, et c'est tout à son honneur. A voir.


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