CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 08 septembre 2007




SETLIST

In Memoriam/Finisterra
Memento Mori
Blood Tells
Opium
Vampyria
Everything Invaded
Alma Mater
Fullmoon Madness

AFFILIÉ

Moonspell
Clisson - Hellfest
(23 juin 2007)
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31 octobre 2007 - Wacken


Moonspell_Wacken_20071031

A peine un mois après avoir vu Moonspell jouer 40 minutes au Hellfest, votre serviteur ne vous cache pas que la prestation des Portugais n'était pas sa priorité absolue pour ce Wacken, d'autant plus que le temps alloué était sensiblement le même. L'avantage de ces 5 minutes supplémentaires était de pouvoir enfin assister à un extrait de The Antidote, en l'occurrence "Everything Invaded", tandis que le reste de la setlist demeurait inchangé. Pas de changement majeur à l'horizon donc.

Et pourtant, il faut bien avouer que ce show était bien loin d'une simple redite, du fait de plusieurs différences notables au niveau du contexte. En effet, Moonspell jouit d'une certaine réputation en France, qui lui a permis d'obtenir une place de choix (malgré le temps de jeu plus court) dans la programmation du Hellfest et ainsi de jouer de nuit. Or, en Allemagne, il semble que Moonspell soit quasi inconnu : peu de t-shirts à l'effigie du groupe, peu de réactions au cours des premiers morceaux… Pour son premier passage au Wacken, les Portugais en sont même réduits à jouer à 14 heures, ce que regrettera le leader Fernando Ribeiro au moment d'entamer le bien mal nommé "Fullmoon Madness". Moonspell se doit donc de convertir de nouveaux fans aujourd'hui. Pour cela, Moonspell s'appuie une fois de plus sur la triplette imparable "Finisterra", "Memento Mori" et "Blood Tells", issue de son dernier album Memorial.

Ces trois morceaux, représentants du registre agressif du groupe, comprennent aussi des passages plus ambiants qui témoignent du savoir-faire des Portugais dans un registre dark. La facette gothique du groupe s'exprime avec "Opium", visiblement très appréciée du public allemand. Au fur et à mesure que le set se déroule, les attitudes d'écoutes attentives se transforment peu à peu en headbanging sauvage, et la masse de poings levés s'étend de plus en plus loin sur le site. Il faut dire que Fernando Ribeiro ne ménage pas sa peine : moins élégant et plus agressif dans sa posture, il ne cesse d'aller au charbon, ce qui se ressent légèrement sur son chant moins souverain qu'à l'habitude, souvent passé en force. Comme souvent, "Alma Mater" et son riff épique constitue le moment fort du show, suivie du traditionnel final sur "Fullmoon Madness" qui voit Ribeiro seconder son batteur et maltraiter les cymbales.


L'ambiance à l'issue de ces 45 minutes est nettement plus chaude qu'au début, et s'il faut bien avouer qu'au Wacken, le public a pour habitude de soutenir tous les groupes, on peut parier sans risques que Moonspell a su remplir sa mission et qu'il est reparti d'Allemagne avec plus d'adeptes qu'il n'en comptait en arrivant.


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