CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
le 20 janvier 2008




SETLIST

Intro (Era One)
Rain
Shining Kingdom
Inch'Allah
On Earth
Jupiterian Vibe
Reign Of Light
Telepath
I
Ceremony Theme/Black Trip
Baphomet's Throne
Year Zero
High Above
Infra Galaxia
The Ones Who Came Before

Rappels:

Moongate
The Cross
My Saviour

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08 novembre 2004 - Paris - La Locomotive


Samael_Paris_-_La_Locomotive_20041108

Le froid arrive mais heureusement le chaud des salles de concerts recommence à nous attirer. C’était enfin l’occasion pour Samael de présenter tout au long d’une tournée européenne son nouvel, et tant attendu, album Reign Of Light. Après une queue incessante, la Locomotive s’est correctement remplie et la chaleur est revenue. Avec presque une heure de retard dans la programmation, Flowing Tears ouvre la marche, parcourant aussi sa tournée européenne....

Leur show est très simple, pas d'entourloupe ni de paillettes, et la salle commence doucement à s'échauffer... Mais seulement doucement. Il faut dire que quelques jours auparavant les deux membres fondateurs du groupe Bjorn Lorson et Christian Zimmer, hors line-up depuis quelques années déjà, décèdent dans un accident de voiture. La performance du groupe s'en trouve sensiblement affectée, et Helen a parfois du mal à rameuter les troupes. Néanmoins, la playlist présentée est tout à fait convenable et la musique se veut précise et directe. Le son en est d'autant plus sympa qu'il est fort et que les guitares sont en avant. Un jeune gaillard aura droit en fin de set à monter sur scène pour accompagner une prestation plutôt sensuelle de la chanteuse...

Les rideaux se ferment pour la préparation du set de Samael, nécessitant plus de mise en scène et donc de moyens techniques. Le public commence à s'échauffer et à acclamer le groupe suisse. C'est alors qu'une fois le rideau tiré, l'intro "Era One" pose l'atmosphère et donne le temps aux musiciens d'entrer en scène. Comme pour rappeler que Samael est monté au sommet de son art en 1997 avec Passage, "Rain" retentit de manière colossale avec un son un peu brouillon au début, mais peaufiné avec le temps. Sans se présenter (il y en a t-il vraiment besoin?), "Shining Kingdom" du même album fait ressortir la puissance du groupe avec son Dark/Death Electro unique, mené par un charisme et un sens des mélodies assez peu communs. Du coup, les slameurs prennent de l'activité et comme d'habitude certains loupés mettent l'ambiance... "Inch'Allah" et "On Earth" sont les premiers titres du dernier Reign Of Light. Bon choix, d'ailleurs, puisque "Inch'Allah" propose véhémence et ambiances orientalisantes (largement moins évidentes que sur album cependant), et "On Earth" quelque chose de plus posé, avec un refrain réellement entraînant.

L'avantage avec Samael, c'est que la force et le charisme du groupe se ressent d'autant plus sur scène que sur galette, avec une orchestration plus metal et crue. Niveau show, deux écrans disposés de part et d'autre de la scène complètent l'imagerie du groupe avec des projections électroniques ou symboliques selon les titres. Pas vraiment utile, mais très appréciable, surtout pour des titres comme "Jupiterian Vibes", "Infra Galaxia" et "The Cross". Deux titres du dernier disque s'enchaînent, avec le puissant "Telepath" et le peut-être un peu moins bon "Reign Of Light", avant d'enchaîner sur le planant et prenant "I".

Après toutes ces nouveautés, il est temps pour Samael de répondre à la demande du public et de revenir à quelque matériel culte du groupe avec l'intro "Ceremony" et "Black Trip" puis le "Baphomet's Throne", repris en choeur par l'ensemble de la salle, sauf pour les pogoteurs qui ont enfin trouvé l'occasion de se défouler. La deuxième partie du set se passe dans la même ambiance et la même ferveur avec des titres plus récents tirés de Eternal et du dernier album: "Year Zero", "High Above", "Infra Galaxia". Le chant de Vorph sur ce denier titre se veut comme à chaque prestation très travaillé et extrême. Surtout que la suite est phénoménale, avec "The Ones Who Came Before", très carré et presque tehnoïde.

Bien sûr, on sait bien que la prestation ne va pas en rester là, et après s'être bien fait acclamé, Samael revient sur les planches jouer "Moongate", "The Cross" et "My Saviour", autant dire trois titres bruts de décoffrage aux riffs puissants et accrocheurs. "My Saviour" est depuis un bon moment le point final des prestations de Samael, permettant de finir sur une composition forte et connue de tous. Les membres de Samael auront toujours un charisme particulier, avec Vorph imperturbable au chant et à la guitare, qui n'a pas besoin d'en rajouter pour montrer qu'il est le frontman d'un groupe qui n'a rien à prouver. Même s'il est en arrière plan derrière machines et batterie, Xy reste la tête pensante de Samael. Sur scène le plus dynamique reste Mas à la basse, à sauter dans tout les sens, et à rejeter assez violemment le premier con venu le perturber. Il reste bien sûr Makro, encore très en retrait dans le jeu de scène. Mais bon... On en prend déjà suffisamment assez dans la face pour ne pas se rendre compte de son mutisme scénique.


Finalement très bon concert, public sympa sauf quand certains slameurs récidivistes nous tombent sur la tête sans prévenir. Samael est un groupe qui a su évoluer musicalement comme sur scène, mais qui a toujours su garder une puissance égale quelque soit l'époque des titres joués. Un an après leur dernière date en France, le groupe suisse marque toujours autant.


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