CHRONIQUE PAR ...

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Che-Ro-Kee
le 20 janvier 2008




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

Scorpions
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19 mai 2006 - Amnéville - Galaxie


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Est-ce le viagra ou le sirop de l’abbé Souris qui leur a redonné puissance et jouvence ? Toujours est-il que le dard de nos amis teutons semblait ces derniers temps un peu moins émoussé que durant la décennie 90 ! On s’est donc dit qu’on allait voir de quoi il en retournait à la scène suite à un dernier album Unbreakable pas inoubliable mais en léger progrès tout de même. Ajoutons pour être tout à fait honnêtes que l’Olympia qu’ils remplirent en grande forme à l’été 2005 a été aussi le petit « accélérateur » d’enthousiasme qui nous a fait crier « youpi » au moment de quitter Paris dans ses traditionnels bouchons du vendredi après midi. Parés à enquiller 700 bornes A/R dans la foulée. Enfin, pour une fois que les Provinciaux sont servis chaud à domicile, on peut bien prendre sur soi et taper la route pour un concert des Scorps. D’autant que -tuons là le suspense dans l’œuf !-, on ne l’a pas regretté. Set list imparable, groupe en forme, bon show, chic salle, bon esprit. Bref tout pour plaire. Le Galaxie devait tourner autour d’une jauge de quatre mille cinq cents personnes au pifomètre : on était en tous cas loin de la configuration maximale (douze mille fesses sur autant de sièges, quoiqu’en fait non avec les grognards stoïques abonnés à la fosse, ça fait moins de sièges.)

Etant donné l’âge moyen du public qui devait flirter autour des quarante balais (avec des pointes à plus de soixante, comme quoi le hard rock ça conserve !) pas de problème pour aller rôder dans la fosse et s’approcher de Rudolf virevoltant sur sa Flying V, Mathias soloisant en quasi shredder de la mort ou Klaus le lutin toujours en voix. Ah ces teutons, c’est comme au foot : ils sont décidément toujours présents dans les grands rendez-vous. Et Pawel à la basse comme le batteur giclé James Kottak firent eux honneur à leurs couleurs respectivement blanche et rouge (pour la Pologne) et bleu-blanc-rouge étoilé (pour les ziousaï). L’entame du show vit notre cinq majeur balancer coup sur coup deux torpilles de leur album mètre-étalon, "Love At First Sting" puisque "Coming Home" et "Bad Boys Running Wild" ouvrirent les hostilités avant un "The Zoo" toujours fédérateur. On assistera à une enfilade de menus morceaux finement hachés issus en majorité de Lovedrive (six extraits). On aura l’intermède acoustique de rigueur avec "Holiday" et "Winds Of Change". Et question gâteries, le petit goût de trop peu qu’on avait ressenti à l’Olympia suite à l’absence de "Dynamite" de la set list fut ici comblé. D’autant que "Blackout" le titre fut aussi martialement exécuté à la grande joie de votre serviteur qui se laissa aller à quelques trépignements du cheveu et autres battements de boots.

Notons qu’Unbreakable se limita à deux extraits (contre cinq à Paris) qui ne dénotèrent pas dans le reste de la set list et qu’après avoir entendu la magistrale interprétation du très rock "Tease Me, Please Me" et celle de "Don’t Believe Her", on s’est dit qu’il faudrait sérieusement penser à réevaluer l’album Crazy World (90), à l’aura un peu étouffée par ses maudits slows (la bourrasque du changement, l’ange que tu m’enverras, tout ça...) Le groupe joua aussi le viril "Can’t Get Enough" en ultime rappel juste après "Big City Nights" ou pas loin. Enfin, peu importe l’ordre, juste pour dire qu’on pouvait donc les laisser partir en plantant leur slow qui tue, l’imparable "Still Loving You" (qu’on devrait entendre en finale du mondial si la Teutonie gagne, Prions que non !) Ca avait l’air de leur faire si plaisir. Et à toi aussi fringant métalleux au poil dru dans le public. Ne mens pas salopiaud, je t’ai vu siffloter ! Comment ça il faisait noir ! Je t’ai quand même clairement discerné à la flamme de ton briquet ! Alors museau. Puis, tu vas être heureux, c’est le hit maker "Desmond Child" (soupe et sirop au goût 80’s prononcé en boîte et tube pour Bon Jovi, Kiss, Alice Cooper, Aéro et consorts) qui devrait se coller à la prod du nouvel album prévu -à la louche- pour janvier. On l’a peut être échappé belle en allant les voir ce soir alors !




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