CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
le 13 janvier 2008




SETLIST

Hour 1
The Game Of Life
The Zoo
Love ‘Em Or Leave ‘Em
Make It Real
Deep And Dark
Coast To Coast
Holiday
Humanity
Wind Of Change
Pictured Life
We’ll Burn The Sky
Dark Lady
Fly To The Rainbow
Tease Me Please Me
321
Kottak Attack
Blackout
Big City Nights
Dynamite
Still Loving You
In Trance
Rock You Like A Hurricane
When The Smoke Is Going Down

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14 mai 2007 - Paris - Zénith


Scorpions_Paris_-_Zenith_20070514

Suite à la set-list de rêve du concert au Wacken l'an passé, nombreux sont ceux qui s'attendaient à quelques surprises avec Uli Jon Roth pour cette date à Paris. Concernant les deux premières parties, on ne pouvait pas faire plus éloigné l'une de l'autre. Thomas Kieffer, un chanteur-guitariste, accompagné de son seul magnéto pour les rythmes programmés... sympathique, mais peu adapté à l'esprit de cette soirée que l'on espérait plus électrique.

Ce sera le cas avec les métalleux français d'Heavenly, un groupe souvent conspué (à raison) pour son plagiat de Gamma Ray. Pourtant, connaissant leur mauvaise réputation live, je m'attendais à bien pire. Même si leur musique n'est pas d'un grand intérêt sur album, force est de constater qu'elle passe plutôt bien l'épreuve du live. Heavenly délivrera une prestation correcte, ne manquant pas de dynamisme. Et honnêtement, on a vu des premières parties bien pires qu'eux dans le speed mélodique. Mais tous les fans de Scorpions (trop vieux pour ces « conneries » ?) ne seront pas forcément réceptifs à leur metal, rempli à ras-bord des clichés du genre (riffs « power-metal » des plus classiques, harmonies maintes fois entendus, chant aigu). L'enthousiasme et le professionnalisme du chanteur Ben Sotto permettront malgré tout à Heavenly de recevoir un accueil poli !

Quant aux Scorpions, ils ne mettront pas le feu tout de suite. Leur concert démarrera tranquillement avec les titres du nouvel album... enfin tranquillement, façon de parler vu la pêche de ces nouveaux titres. Humanity : Hour 1 s'annonce mine de rien comme l'album le plus solide des Scorpions depuis Crazy World ! On sent la participation de Desmond Child sur les compos, notamment pour les refrains, très catchy et sentant bon le hard rock des années 80 ! Le concert montera progressivement en intensité, d'abord avec quelques classiques, puis avec l'arrivée sur scène d'Uli Jon Roth ! En voyant son look rétro façon « baba cool » et son jeu très individualiste, son départ après le live Tokyo Tapes se comprend aisément tellement il est à part du collectif Scorpions et de l'attitude « rock star » de Klaus Meine et Rudolph Schenker.

On aura droit à une excellente set-list, très variée, comme un mélange entre Tokyo Tapes, World Wide Live et Live Bites, avec des bombes heavy ("Dynamite", "Blackout", "The Zoo"), les ballades habituelles qui font toujours leur effet ("Still Loving You", "Wind Of Change", "Holiday"), les classiques de la période « hard rock 80 » ("Big City Nights", "Make It Real", "Rock You Like A Hurricane", "Tease Me Please Me") et de la période Roth également ("We’ll Burn The Sky", "Fly To The Rainbow" et même "Dark Lady", chanté par Uli Jon Roth). Seule la période noire des années 90, s'étendant de Face The Heat à Eye II Eye, ne sera pas représentée et personne ne s'en plaindra.


Si les Scorpions ne font plus d'acrobaties dans tous les sens, le sang neuf insufflé par le bassiste Pawel Maciwoda et le batteur James Kottak, sorte de Roger Taylor ayant oublié d'aller chez le coiffeur, est plus qu'appréciable. A l'heure où les set-lists « best of » sans intérêt à la Deep Purple ou Aerosmith font fureur, l'audace dont fait preuve Scorpions après toutes ces années mérite d'être saluée.


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