CHRONIQUE PAR ...

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Guiomzappa
le 13 janvier 2008




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

25 novembre 2006 - Marseille - Studio Decanis-Repetita


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La plupart des personnes présentes ce soir à Marseille, sont là pour voir Carnival in Coal qui rappelons-le, est né de deux esprits (tordus !?), un chanteur (Arno Strobl) et un multi-instumentiste/ingé son (Axel Wursthorn). Duo sur disque, ayant réussi (suite aux demandes pressantes des fans) à réunir des potes bons musiciens afin de donner vie à leur musique sur scène.

Nous commençons par le show d’Engraved, jouant un genre de rock-punk métallisé au son quelque peu crade, des compos aux rythmes assez linéaires ; le batteur s’éclate à faire du toum-toum-tchak accompagné des ces deux copains gratteux et le bassiste un poil à côté de la plaque par moment. Le chant est dans un registre thrash/death pas mauvais sachant que c’est un des guitaristes qui remplace le chanteur officiel (qui se trouve dans la fosse pour cause d’aphonie). Bref, à part les potes ça ne transcende pas grand monde.

Dix minutes plus tard, on enchaine avec Sonny Red nous proposant un metal assez technique à dominante Hardcore burné au break death et néo. Le chant hurlé est assez impressionnant de puissance, ce qui sert vraiment bien les riffs des deux guitares rythmiques qui se complètent très bien dans les passages les plus brutaux. La section rythmique est bien en place, le public est souvent soufflé quand les compos se font Hardcore technique à la Dillinger Escape Plan, les refrains sont souvent en chant clair, refrains bien servis par la chanteur au timbre s’approchant de M.J. Keenan de Tool. Trois quarts d’heure intenses pour la salle qui commence à être chaude.

Ensuite, vient GTI, le groupe des cinq potes de CiC. Ne connaissant que de nom le groupe, je ne savais pas à quoi m’attendre surtout quand Axel me décrit le groupe comme, je cite, « du Fear Factory en pire !». Donc, Grotesque Through Incoherence, jeune groupe de nantais de « tuning metal » (comme ils aiment à s’appeler), envoie leurs trois premiers morceaux d’un death metal frisant avec le Grind au son lourd surtout basé sur le jeu surboosté du batteur (qui s’occupe aussi du sampleur) qui est bien mis en avant. Leur son est énorme, les gratteux et le bassiste s’en donnent à cœur joie et sautent partout. S’ensuivent des titres qui font leur originalité : du gros death qui tache parsemé de sons technoïdes, dance de ploucs ou autres beats hip-hop accompagnés de la voix de cochon du vocaliste qui communique bien avec le public et arrive à faire partager leur sens de l’humour un peu potache entre chaque titre. A noter qu’Arno de CinC est venu taper le bœuf sur un morceau, pas des plus tristes.

Et enfin, on termine la soirée par le tant attendu Carnival in Coal. Leur set commence légitimement par le titre "Entrez le carnaval" avec son intro tout droit sortie d’un cirque suivi de "Fuckable" et son final grind-cartoonesque, le public est déjà conquis par la patate du groupe ; puis vient "Yes ! We have no bananas" qui a le don de réveiller les cervicales endolories de la fosse. Ensuite le groupe, bien carré et motivé malgré la fatigue annoncée, nous offre un "Right click…save as…" se faisant thrash sur scène, les samples d’Axel sont superbement incorporés ; les castagnettes, du plus bel effet !

Arno nous demande de nous faire sexy, envoie la boule à facettes et là commence l’enchainement des morceaux les plus délires de leur répertoire : le disco/grind de "Got Raped" , le blasted Jackson Five "Dressed like Pazuzu" suivi de la fabuleuse histoire d’une gotho-pouf se retrouvant dans une soirée créole "Oh La la", mélange improbable de samba et death metal où l’on sent tout le plaisir qu’a le groupe à jouer sur ce genre de morceau ; c’est là qu’Axel, officiant à la basse, nous sert un solo de basse funky très groovy, d’ailleurs on sent que le funk est un style très apprécié surtout quand on entend des titres comme "Don’t Be Happy, Worry" à l’intro tout droit sortie d’un film des 70’s à la Bullitt ou encore "Cartilage Holocaust" purement funky avec ses chœurs géniaux.

Presque une heure de folie durant laquelle tout le monde s’éclate, les musiciens comme la salle. C’est alors que le groupe pose ses instruments pour sortir, mais on en redemande, alors, sans se faire prier, on nous ressert un petit tube disco bourré de breaks délirants ou de riffs bourrins sur « She Male Whoregasm » ; fini ce morceau de dingue, le public a encore un peu de jus, alors Carnival nous sort la botte secrète : la reprise de « Maniac » tiré du film Flashdance. L’effet sur le public est énorme, tout le monde danse et chante sur le refrain, moi le premier, c’est l’apogée de la soirée et malheureusement la fin. Le groupe est claqué, la salle aussi, mais tout le monde repart heureux, les oreilles en fleurs.




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