CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
le 04 novembre 2019




SETLIST

Looney tunes theme
The Last of the Mohicans theme
Darry Cowl Chamber
Les bonnes manières
Un chien géant
E-tron (digital caca)
Mechanical Chiwawa
Je ne t'es jamait autans aimer
Maïté Ravendark
Calojira
Takoyaki
Jésus
Pipi vs caca
Boulangerie pâtisserie
Batman vs predator
Jack Chirac
La Marseillaise
Le Train fantôme
Une souris verte
Phoned to Death
La ch'nille
La bouillie IV
Allumer le feu
Anthracte
Quand j'étais petit
Je collectionne des canards (vivants)
Encore:
Kammthaar
Evier metal
La cabra (La Chèvre)
(Vladimir Cosma song)
Song played from tape
Évier Metal (Club Version)

AFFILIÉ

Ultra Vomit
Le Métaphone
(12 octobre 2019)
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(18 septembre 2004)
Hellfest (Clisson)
(20 juin 2008)
Paris - La Locomotive
(30 mai 2008)
Paris - Trabendo
(25 novembre 2010)
Strasbourg - La Laiterie
(18 octobre 2008)

02 novembre 2019 - Paris - Zénith


Ultra_Vomit_Paris_-_Zenith_20191102

Après avoir fait deux éditions du Hellfest mémorables, des tournées continues en France, le groupe revient sur Paris pour un « Ze_Putain_de_Nith » pour succéder à un « Olym_Putain_de_Pia ». C'est Rage Tour la belle entreprise de Nico des Tagada Jones qui présente cette belle affiche avec le groupe précité en opener suivi de No One Is Innocent. Deux sets non racontés en raison de mon arrivé tardive, mais qui aura mis la salle en surchauffe - en tout cas, telle fut ma première impression.

Le concert joue à guichet fermé ce soir et je me rends compte que, malgré une tarification différente, les gens semblent pouvoir se déplacer à leur guise et choisir entre la fosse ou les gradins - ce n'était pas le cas à mon arrivée à la fin du set de No One. Un grand écran projette des images en adéquation avec les titres joués. Les moyens sont conséquents : des lights sublimes enchaînant des ambiances aux couleurs variées (vert, bleu et rouge vifs), avec un très bon son restituant parfaitement la puissance et l'énergie du groupe. Ainsi donc, ça se ballade un peu partout dans la salle alors que s'activent les équipes sur scène pour préparer le concert de la tête d'affiche. La batterie de Manard au milieu et en hauteur. Pas de backdrop, on comprend que l'écran servira aux projections comme sur la Mainstage clissonaise cette été. D’ailleurs, le set/show va énormément ressembler à ce qui a été proposé pour les grandes occasions. « Normal » ; « Ben comme, tous les groupes, il y a une base de titres... » ; « Si t’es pas content, tu ne viens pas » etc... Oups pardon ! Je me suis « rézossocialisé » le temps d’un instant...
En effet, ceux qui auront vu le groupe depuis la sortie de Panzer Surprise! seront à la fois ravis de revivre un concert construit principalement autour de la dernière release mais, hélas aussi, pourront se dire que l’effet de surprise n’aura cette fois plus lieu. Bref.. Fétus est vêtu du maillot du stade nantais floqué Hellfest et présenté quelques semaines auparavant aux médias avec le groupe en campagne publicitaire, et lance le set sous les acclamations sonores du public ayant cranté d’un niveau au sortir du génériques des Looney Tunes et, surtout, après une longue mise en attente avec la comico-annonce indiquant que le groupe s’accordait à accorder ses instruments avant de monter sur scène accompagné d'une musique d'ascenseur.
C’est parti pour la bagarre… Euh... la nouba. La grande fête commence avec la doublette "Darry Cowl Chamber" et "Les Bonnes Manières" issus de Objectifs Thune. Le son est tout simplement « MONS-TRU-EUX. »  Un nouvel indicateur qui montre la qualité du combo qui est parfaitement préparé à jouer sa comédie, au millimètre près. Débuter le set avec une parodie de metal core « blackbombée », survitaminé et emporter d’un coup fosse+gradin, peut laisser rêveur n’importe quel groupe dit sérieux « venu foutre la merde ». Les titres s’enchaînent, les sketchs aussi. Ainsi, une présentation des musicos façon duettiste Fetus /Manard avec les usuels quolibets du groupe. Le pastiche metawl puise dans les deux derniers albums avec à chaque fois une mise en scène rigolote. Par exemple, la scénette un peu longuette ouvrant "Maité Ravendrak" et l’ambiance cantine des collèges boutonneux. Alors que l’écran nous renvoie vers les décors black les plus ancestraux, la pauvre défunte cuisinière « Corpspaintée » surveille le groupe en haut de l'écran de projection. Les lights blanches passent en mode strombo au fil du trémolo du titre. C’est franchement bluffant, on se marre tout en appréciant les quelques minutes du registre.
Le black metal, le metal core, le punk core, tous les catégories de genre jalonnent le set, démontrant la maîtrise du groupe. Et quel bonheur que cette escapade furtive et grind lorsque le combo puise dans un M.Patate (qui parait maintenant tellement loin de ce que pratique le groupe maintenant), de quoi ravir et rappeler son bon souvenir aux plus anciens fans. Et comme le plaisir ne serait pas total sans du vrai « rock'coco », l'instant "Keken" fera chanter "Allumer le Feu" à (presque) tout le public (puisque "Ma Gueule" a déjà été chanté cette année en hommage à Johnny). Manard - visiblement fan de Johnny - essaiera de pousser sa voix en conséquence, alors que Flockos laisse de côté sa guitare le temps du titre pour se placer à la batterie. La fin du set est en roue libre, les gags se succèdent, le « wall of chiasse », la chenille, les collections de canards en tout genre rse succèdent pour terminer sur un "Evier Metal" finalement un peu en dessous du reste. Peut-être pas le meilleur titre pour finir le show. Quoiqu'il en soit, les lights rallumées, la grande loterie de la photo sur scène avec des personnes du publics quasi sosies se déroule, tandis que les gradins se vident calmement mais dans la joie. Une belle soirée, parachevée au retour des personnes présentes pour les trois set et avec qui j'ai pu échanger, mais une impression globale de déjà-vu.


Qu'il est loin ce concert de 2005 à la Loco où Ultra Vomit, durant le festival Sacré Grind 2 avait fait sa passation de pouvoir en proposant un set tellement grind et parodique, que Gronibard commençait sa descente dans l'inconnu alors que les Nantais posaient l'un des jalons de leur succès : du metal pour déconner, mais parfaitement exécuté. Où donc s’arrêtera le groupe qui parlait en déconnant d'un Stade de France ? Un Stade de France ?! Voyons donc ! Ultra Vomit là bas, avouez que ça aurait d'la'gueule. Quoiqu'il en soit, la soirée sold-out de ce soir semble inaugurer une possible tournée des Zénith laissée entendre discrètement par Nico...


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